12 mars 2013

DIANE TELL – UNE/BIO 2013

Diane Tell – Une/Bio

Des débuts

diane au conservatoire

au conservatoire de Val d’Or, Québec

Si vous avez eu l’occasion d’assister à l’un de ses tout derniers spectacles en solo au Québec ou en France, vous connaissez l’histoire de ses débuts de musicienne. Tout sourire, entre deux chansons, Diane Tell raconte au public attentif les heureuses circonstances qui ont mené la petite Québécoise d’Abitibi sur le chemin de ses premiers succès d’artiste auteur-compositeur-interprète.

Diane Tell « Un ami de mon père, Edgard Davignon, désirait fonder un conservatoire de musique à Val d’Or où nous habitions. Dans mon souvenir, il lui fallait un minimum de 26 élèves pour réaliser son rêve. Mes frères et moi avons été élus d’office « élèves fondateurs » de cette toute petite école de musique installée au sous-sol du poste de police ! J’y ai étudié le violon quelques temps mais n’aimais pas ça… En revanche, j’adorais mon professeur Luis Rebello qui décela chez moi un don pour la musique et m’encouragea à changer d’instrument et à poursuivre mes études musicales. Ma première guitare entre les mains, je me suis mise à écrire et à composer des chansons. À 17 ans, j’avais déjà créé une cinquantaine de pièces originales avant d’entamer l’enregistrement de mon tout premier album. »

Le Kamouraska 1978Au Québec, le jazz a maintenant une voix : celle de Diane Tell ! Ce petit bout de femme aux superbes yeux verts est une disciplinée qui croit à l’effort soutenu. Elle écrit les paroles et la musique de ses chansons depuis l’âge de douze ans. Le sérieux avec lequel Diane entreprend sa carrière nous permet de bénéficier d’une musique et d’arrangements aptes à soulever l’attention du grand public par leur qualité…

80’s – Entre nous, En flèche, Chimères, On a besoin d’amour, Faire à nouveau connaissance, Dégriff’moi.

diane tell 1985

1985 photo : Bettina Rheims

Le Devoir – 1981 – Nathalie Petrowski Nommée découverte de l’année mais aussi auteur-compositeur de l’année au Gala de l’ADISQ l’automne dernier (pour l’album Entre nous), Tell devint ce jour-là l’enfant chérie de l’industrie. Ses prix et plus particulièrement son titre de meilleur auteur-compositeur de l’année souleva néanmoins un certain scepticisme dans le milieu, non pas celui des producteurs mais celui des musiciens et des artistes qui ont mal digéré qu’une jeune débutante vole la vedette et les honneurs à des institutions comme Gilles Vigneault et Jean-Pierre Ferland.

Pis encore, Diane Tell remporta à nouveau l’année suivante ce même prix « d’auteur-compositeur » de l’année et ceux de meilleur album, meilleure chanson et meilleure interprète féminine pour « En Flèche » où figure la chanson « Si j’étais un homme »!

Un tel succès ne peut être accompagné que d’éloges. Après la sortie de son quatrième album « Chimères » et les incontournables et très nombreux concerts qui suivirent, Diane Tell partit s’installer en France, pour une année sabbatique, où elle vit encore aujourd’hui.

Les albums, les concerts à l’Olympia de Paris et les collaborations se succèdent. Diane compose sur les textes d’auteurs choisis comme Françoise Hardy, Boris Bergman, Maryse Wolinski et Maryline Desbiolles

90’s – La légende de Jimmy, Marilyn Montreuil, Désir Plaisir Soupir.

diane tell et jerome savary

1992 Avec Jérôme Savary – photo : Diane Tell

La décennie démarre fort en France pour Diane avec « deux coups de théâtre » ! Elle décroche les rôles principaux dans deux nouvelles comédies musicales mises en scène par Jérôme Savary : « La légende de Jimmy » (Berger/Plamondon) et « Marilyn Montreuil » (Savary/Tell) dont elle signe la musique. Plus de 300 représentations sont données au théâtre Mogador pour Jimmy, à Chaillot et en tournée pour Marilyn. De quoi satisfaire une envie de s’exprimer à travers des spectacles portés par des troupes d’acteurs, de musiciens et de chanteurs exceptionnelles.

Le Monde – 1990 – Danièle HeymannRock requiem pour JimmyJérôme Savary met en scène « La Légende de Jimmy », de Michel Berger et Luc Plamondon, une évocation de James Dean, funèbre et belle. Le spectacle a une force qui finit par emporter une adhésion, une émotion un peu lentes à s’installer. Les interprètes sont très bien. Diane Tell, (la fan), ronde et rose, tient la note avec une santé d’airain, et l’Américaine Nanette Workman, un peu raide, un peu méchante fée, un iris noir, est ravissante. Le plus étonnant : Tom Novembre en clergy-man-récitant. Glabre, inquiétant, racé, il impose sa présence, son timbre de catacombes… Des lyrics efficaces, sensibles, une musique confortable où pour l’instant rien ne dépasse. Pas de tube à l’horizon. Sans doute faut-il attendre que le disque soit enregistré, que les radios le « matraquent »… Ce qui déjà éclate, c’est la qualité des éclairages de Jacques Rouveyrollis, la densité nostalgique des toiles hyperréalistes de Guy Peellaert, l’extraordinaire énergie funèbre de la mise en scène de Jérôme Savary.

Diane Tell a Chaillot

1992 Diane Tell à Chaillot dans Marilyn Montreuil – Costume : Mine Barral Vergez – photo : Pascal Béjean

Le Canard enchaîné – 1991 – Bernard Thomas – Marilyn MontreuilRavissante idée que de raconter les mésaventures d’une Marilyn des faubourgs, l’une de ces mômes à la guitare qui rêvent d’Hollywood et de coucher avec le Président, dans l’arrière-salle d’un bistro, aux puces de Montreuil, parce qu’elles ont une jolie frimousse et un charmant filet de voix. Diane Tell est, en effet, ravissante, sa blondeur prend la lumière et son sourire pétille. Le portrait qu’en trace l’auteur-metteur en scène, patron des lieux (Chaillot), est d’ailleurs aussi alléchant que véridique : « C’est vrai qu’elle ressemble à Marilyn, mais à une Marilyn raccourcie, comme si elle avait été compressée par César… »

Après trois ans de travail intense au sein de ces grands spectacles/hommages aux mythiques James Dean et Marilyn Monroe, Diane Tell retourne chez elle au pays basque et surtout revient à l’écriture et à la composition pour « Désir Plaisir Soupir ». Cet album sera enregistré à Londres où elle fera la connaissance d’un musicien exceptionnel, Robbie McIntosh (ex membre du groupe The Pretenders et guitariste de Paul McCartney) avec lequel elle se liera d’amitié et travaillera sur plusieurs projets pour la scène et en studio.

Diane Tell Biarritz 1995

1995 photo : David Scheinmann

Le Devoir – 1996 – Sylvain Cormier – Faire à nouveau connaissance avec Diane Tell - Quand je dis et redis autour de moi qu’il faut absolument écouter « Désir Plaisir Soupir », que ce disque est l’un des plus forts de l’année, qu’il propose un rarissime et ravissant mélange de sensibilité toute latine et de brillante musique pop à la britannique, on fait la moue. Diane Tell ? La (maudite) Française ? Si je voulais vous encourager, je vous dirais qu’elle a renoué sur cet album avec la guitare. Chez nous, c’est entendu, on l’a aimée qu’avec une six-cordes entre les mains, comme au temps de « Gilberto » et « Si j’étais un homme ». Mais bon, au fond, je m’en fous. Frappez-la d’ostracisme si vous voulez. Mais si vous osez écouter l’album, je vous défie de ne pas succomber à ces mélodies, à ces arrangements, à cet exquis quatuor de cordes, à cette voix impossiblement douce à travers laquelle tout passe sans qu’il n’y paraisse, à cette exploration systématique de l’aventure amoureuse qui va de la joie pure à la souffrance indicible. C’est trop réussi. Trop beau. Trop juste.

Voir – 1996 – Laurent Saulnier – La traversée du désir – Éviter « Désir Plaisir Soupir », c’est passer à côté d’un des meilleurs disques parus cette année, tous pays confondus. C’est bouder son plaisir de la chanson pop à son meilleur…

Les années 2000 – Tout de Diane, Popeline, Les Louves sur France Inter, Je m’voyais déjà, Docteur Boris & Mister Vian.

diane tell popeline 2005

2005 – photo : Mélanie Elbaz

« Tout de Diane » (2003), un best of qui aura comme de bien entendu le succès réservé aux compilations gonflées de hits, « Popeline » (2005), un nouvel album de chansons originales réalisé par elle dans les meilleurs studios de Londres, avec ses talentueux amis anglais Robbie McIntosh et Pino Palladino, « Les Louves » (2006), une émission de radio sur les ondes de France Inter, « Je m’voyais déjà » (2008), nouveau premier rôle dans une comédie musicale de Laurent Ruquier d’après les chansons d’une légende vivante, Charles Aznavour, et enfin l’album « Docteur Boris & Mister Vian » (2009) dont le répertoire n’est autre que l’adaptation française par l’écrivain Boris Vian de quelques-uns des plus grands standards de jazz américains… Que dire de plus en une décennie ? Que rêver de mieux pour une artiste ? Qu’attendre d’autre de celle qui continue d’étonner par ses choix, de surprendre par sa ténacité et d’innover dans sa manière d’aborder le métier d’artiste-producteur ?

Le Point – 2003 – Patrick Besson – Toute Diane TellLes septième, huitième et neuvième titres – « Savoir » (1984), « Faire à nouveau connaissance » (1986) et « Je pense à toi comme je t’aime » (1988) – sont mes préférés. Trois discours tendres et déstructurés sur la condition humaine féminine depuis dix mille ans. « Et c’est comme si/T’avais moins envie. » J’aime aussi beaucoup : « Faire à nouveau connaissance / À Montréal ou à Paris. » C’est simple et neigeux comme deux vers posthumes de Pouchkine retrouvés sur une lettre d’amour du poète écrite en français. L’important, dans une chanson, c’est la quantité de désir et la densité du chagrin. La nostalgie compte aussi pas mal. Impossible d’écouter Diane Tell sans penser aux êtres qu’on a perdus par notre faute. C’est toujours notre faute quand on perd quelqu’un, comme les cartes de crédit. Le manque d’attention !

Voir – 2005 – Carlo Sancho – Quoi de 9Diane Tell, après neuf ans d’absence, refait surface avec « Popeline », un superbe album concocté à la maison, dans le Sud de la France, et finalisé dans plusieurs studios, dont le mythique Abbey Road. Si certains chanteurs désirent être omniprésents dans les palmarès et les médias, Diane Tell, elle, préfère s’accorder du temps pour la réflexion, pour sa vie privée et surtout pour la réalisation du meilleur album possible. Elle refuse de décevoir ou de se décevoir, joue sa vie sur chacun de ses disques. Si son nouvel opus était prêt depuis déjà longtemps, son perfectionnisme a fait qu’elle l’a revu jusqu’à en être satisfaite, d’où l’interminable attente infligée à ses fans malgré la sortie d’un best of et la réédition de ses anciens disques pour les faire patienter.

Télérama – 2006 – Anne-Marie Gustave – Tell QuelleDiane Tell anime « Les louves », sur France Inter, pendant l’été. Depuis juillet, armée de son seul micro, Diane Tell chasse « Les louves », des femmes qui attrapent la vie avec leurs crocs et leurs griffes, et surgissent où on ne les attend pas. Des Fanny Ardant, Bianca Li, chorégraphe, Claire Gibault, chef d’orchestre, Miss Kittin… (45 femmes en tout). Spontanée et blagueuse avec ses invitées, la chanteuse casse les codes de l’interview. Chaque jour, elle trouve une idée qui colle à la personnalité de son invitée, imite Arletty ou les speakers hurlants des shows américains. Et elle conçoit cette émission comme une expérience artistique, un coup de projecteur sur sa vedette… Ses interlocutrices, mises en confiance, livrent des confidences très différentes de celles recueillies par les porteurs de micro professionnels. Diane Tell casse les codes. Elle conserve les bruits parasites – et même une conversation téléphonique pendant l’enregistrement de Martine Monteil à la PJ. Elle pose des questions saugrenues, affiche sa jubilation et, surtout, n’hésite jamais à dévoiler des anecdotes intimes. Et cela passe auprès des auditeurs comme une lettre à la poste. Sans doute parce que, aux yeux du public, elle est avant tout une artiste, l’immarcescible interprète de « Si j’étais un homme », la star de plusieurs comédies musicales. Toujours est-il que l’animatrice des Louves a transformé ses « lacunes » en marque de fabrique.

Diane Tell au Gymnase

2008 Diane Tell au Gymnase dans J’ m’voyais déjà – Costume : Mine Barral Verges- photo : Tony Franck

France soir – 2008 – Pour une première, c’est une réussiteAu théâtre du Gymnase, « Je m’voyais déjà »… a donné sa première représentation. Diane Tell et les autres chanteurs ont été ovationnés… Les spectateurs qui sortent du théâtre semblent ravis du moment qu’ils viennent de passer. « C’était génial, j’ai adoré », lance une femme. « Ca va faire un carton », s’exclame un autre. On peut leur opposer le fait qu’avec des chansons de Charles Aznavour, que tout le monde connaît, c’était gagné d’avance. Pas si sûr, c’était surtout le meilleur moyen de rencontrer un cuisant échec. En effet, il est tout de même question d’un monstre sacré de la chanson française. Or cette comédie musicale joue la modernité. Elle met en avant les différences (origine, physique, orientation sexuelle, âge…) de la société actuelle. Et surtout ce sont de jeunes talents qui entourent Diane Tell pour interpréter les classiques du maître… À noter la magnifique présence de Diane Tell qui encadre tous ces jeunes. Son retour dans une comédie musicale est un vrai bonheur.

Libération – 2009 – Bruno Pfeiffer – Diane chante Vian tel queUn météore a explosé la surface tranquille de la lune : son dernier disque “Docteur Boris et Mister Vian”. Le travail enduit de baume les oreilles, puis le reste de la carcasse. C’est tout simplement extra… Un régal. Vian n’aurait sans doute pas hésité à applaudir « Rue de la flemme ». Quel concentré de swing relâché! Quel modèle de grande chanson (tour de force de la traduction)! Pourquoi  citer seulement  le savoureux « Voyage au Paradis » ? Les onze valent le coup. Le disque passe comme un remède à l’imbécillité de la période actuelle… La profondeur légère de l’interprétation s’offre comme un cadeau. Les chorus de Laurent de Wilde, huit ou seize mesures maxi, ne goinfrent pas la mise en place. La complicité de l’ensemble se ressent du respect flagrant que se portent les artistes. Le prochain qui me classe Diane Tell dans la variété, je l’enjoins : jazzons les idées préconçues.

A lire aussi : Alain Brunet, Concert à la place des arts, Sylvain Cormier, et plus et un peu plus

Depuis 2010 – Rideaux ouverts, Jamais su, Les duos improbables, Brel, En continu, Michèle, Histoire de novembre, Une.

DIANE TELL LA PRESSE PAPIER

2011 – en concert Salle Glenn Gould à Toronto – photo : Serge Fortin

Sucrepop – 2011 – Rideaux ouvertsUne petite vignette sonore en introduction où on l’entend fredonner, avant de passer aux choses sérieuses et d’office, ça cogne sec. «  En pointillé », pop song redoutablement efficace, son meilleur titre depuis des lustres. Le son est plus sec, moins sophistiqué qu’à l’accoutumée, mais cela lui sied bien… Diane semble délaisser le son de la vieille Europe pour laisser l’Amérique du Nord prendre le pas et ce changement d’atmosphère donne un coup de fouet bienvenu à son inspiration… « Je sais bien qu’un jour », cette fois non fredonné, futur probable classique de Miss Popeline, au texte émouvant. Les textes d’ailleurs, tournent tous, peu ou prou autour de l’amour et ses différentes déclinaisons. Au final ces rideaux s’ouvrent sur une bien jolie oeuvre, la collaboration avec les Canadiens a revigoré Diane qui nous propose l’un de ses meilleurs disques et à coup sûr l’un de ses plus équilibrés. La légère touche country/rock lui va comme un gant, sa voix est de plus en plus belle…

Le Point – 2012 – Patrick Besson – Chanteuses de charmes Diane Tell est l’intello du showbiz franco-canadien. Elle a commencé dans le jazz, aimé Nabe et chanté Vian. Elle a écrit plusieurs chansons immortelles, ce qui doit faire un drôle d’effet, comme si on entrait de son vivant dans la postérité. Il y a des moments où on doit avoir l’impression de se réveiller dans une tombe. Raison pour laquelle, à la fin du siècle dernier, Diane a eu besoin du grand air de Biarritz ? Surfer n’est pas jouer. « Rideaux ouverts » est l’album de son retour au Canada, en Abitibi exactement. Ne me demandez pas où c’est, j’ai une dent contre les Canadiens : ils descendent toujours mes livres. C’est peut-être parce que mon grand-père avait un bordel à Vancouver. Il y a dans  « Rideaux ouverts » une gaieté brusque et un vague abandon. L’amour vécu laisse des rides légères sur les mots et on marche sur les notes comme sur des oeufs. On entend la délicatesse peureuse de l’âge mûr, qui précède la décontraction absolue de l’âge mort.

En 2010, Serge Fortin et Diane Tell font connaissance à Val d’Or pour les célébrations du 75ème anniversaire de la ville témoin de leur enfance. Ce qui devait être une collaboration éphémère s’est transformé en traversée au long cours de la scène musicale des deux côtés de l’océan. De ces bords tirés à quatre mains naît un album de chansons enregistré à Montréal. À peine sorti en France « Rideaux Ouverts », Diane rencontre par le biais de complices bien inspirés, le DJ/créateur et performer Olaf Hund. Elle lui propose de remixer « En Pointillé », lui donne un enregistrement de sa voix et carte blanche. Le résultat est absolument irrésistible. « En Pointillé » devient « En continu » avec ses trois versions délirantes « Berlin », « Milano » et « Buenos Aires ». La décennie amorcée sous le signe de la collaboration se poursuit de rencontres en rencontres. « Jamais su » d’Anodajay, chanson construite autour du refrain de son succès « Souvent Longtemps Énormément », s’est hissée jusqu’à la première place des palmarès radio et télé pour la vidéo. Diane retrouve Boris Vian sur « L’amour en cage » enregistrée avec l’artiste Dumas pour l’album « Les duos improbables ». Elle chante « Michèle » auprès de Gérard Lenorman pour son album québécois « Les duos de mes chansons ». Elle participe à l’hommage à Brel à la maison symphonique de Montréal avec de nombreux artistes québécois, un spectacle qui partira en tournée en 2014. Elle réalise avec son complice Serge Fortin « Histoire de novembre », premier extrait d’un album à paraître et se lance avec bonheur dans la réalisation de vidéoclips. Trois films ont vu le jour depuis l’été 2012. Enfin, en 2013 sort l’album « Une », une douzaine de chansons de son répertoire interprétées en solo, guitare-voix, comme elle le fait sur scène depuis « Gilberto « jusqu’à « Une », chanson inédite, écrite tout spécialement pour l’album.

Diane Capt Bardenas S

2013 Sur le tournage de Une dans le désert des Bardenas (Espagne) – photo : Diane Tell

Diane Tell « UNE fois pour toutes, je l’ai fait cet album en solo, ce retour sur quelques-unes de mes plages sans l’harmonieuse compagnie de musiciens. Pour UNE fois, je suis partie sans équipage aux alentours de mon île enchantée y prendre l’air de mes chansons pour leur offrir un autre souffle.

Le traitement d’ UNE chanson, l’arrangement musical, la qualité sonore d’un instrument, la couleur d’un effet, voilà tout ce qui souvent donne le ton d’UNE époque. Débarrassées de leur costume de style, les chansons prennent une tout autre tournure, tantôt profonde, tantôt légère.

Pourquoi UNE ? Parce que la voix d’UNE seule femme et le son d’UNE seule guitare se sont unis pour ne faire qu’ UNE. Parce que le mot UNE est l’anagramme de Nue. Parce qu’aucun Anglo-Saxon n’arrive à prononcer correctement cette syllabe. Parce que j’aime la forme que prennent les lèvres quand on dit UNE. »

Albums studio

Premier Album (1977)

Entre Nous (1979)

En Flèche (1980)

Chimères (1982)

On a besoin d’amour (1984)

Faire à nouveau connaissance (1986)

Dégriff’-moi (1988)

La légende de Jimmy (1990) album multi-artistes

Marilyn Montreuil (1992)

Désir Plaisir Soupir (1996)

Popeline (2005)

Docteur Boris & Mister Vian (2009)

Rideaux ouverts (2011)

Une (2013)

Affiche Album W

Compilations et rééditions

Paris/Montréal – Ses plus belles chansons (1987) Polygram

Collection Or et Double Collection Or (1992) Sony

Morceaux Choisis (1993) Sony Music

Tout de Diane (2003) BMG

Les 7 premiers albums en version CD (2003) BMG

Souvent longtemps énormément – Coffret (2007-2009) Sony

Original Album Classics – Coffret 5 CD (2009) Sony

Récompenses

Félix du meilleur auteur compositeur (1980)

Félix du meilleur espoir (1980)

Félix de la meilleure chanson pour Si j’étais un homme (1981)

Félix du meilleur album pour En Flèche (1981)

Félix du meilleur auteur compositeur (1981)

Félix de l’interprète de l’année (1981)

Juno Awards interprète de l’année (1981)

Midem Awards interprète de l’année (1982)

Victoire de la musique pour l’album francophone de l’année avec Faire à nouveau connaissance (1986)

Scènes (principales)

1977 : Débute à l’Évêché de Montréal

1980 : La Place des Arts de Montréal

1982 : Le Théâtre Saint-Denis

1983 : L’Olympia de Paris

1986 : L’Olympia de Paris

1986 : Le Spectrum de Montréal

1989 : L’Olympia de Paris

1996 : Le Spectrum de Montréal

2003 : Le Palais Royal

2003 : Les FrancoFolies de Montréal au Club Soda de Montréal

2003 : Le Théâtre du Petit Champlain à Québec

2005 : Les FrancoFolies de Montréal au Spectrum

2005 : Le Cabaret Music-Hall à Montréal et tournée En Solo mais pas Single

2005 : Le Grand Théâtre de Québec

2006 : L’Européen de Paris

2010 : Les FrancoFolies de Montréal à La Place des Arts de Montréal

2012 : L’Astral, festival Montréal en lumières

2012 : Tournée du Roseq, Festival d’été, Québec

2012 : Les FrancoFolies de Montréal, grande scène.

Comédies musicales

1990 : La Légende de Jimmy de Michel Berger et Luc Plamondon, mise en scène Jérôme Savary, Théâtre Mogador (1990-1991) – 100 représentations

1991 : Marilyn Montreuil, de Jérôme Savary et Diane Tell – interprète et compositeur (1991-1992)

2008 : Je m’voyais déjà, de Laurent Ruquier autour du répertoire de Charles Aznavour – interprète (2008-2009)

Radio

Les Louves sur France Inter, 45 émissions (concept, production, animation) (2006)

Liens

Diane Tell sur ITunes

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11 octobre 2012

Sur ta plage – La vidéo

 

Cette très jolie chanson de Serge Fortin et Benoît Sarrasin sera présentée en radio à partir du 12 octobre. En voici la vidéo ! Ma première réalisation ! Le tournage s’est déroulé durant la tournée du Roseq tout autour du fleuve St-Laurent.

Sur ta plage

J’espère un long voyage pour se retrouver nus

Près du rivage comme je t’ai vu

J’espère un long séjour pour s’inventer l’amour

Nos bords de plage ont disparu

J’espère un cœur qui fonce pour s’effleurer à peine

Sentir le frisson dans mes veines

Un seul je t’aime à l’oreille

 

J’espère ton âme qui vogue qui n’a aucun ancrage

Et mon seul corps pour arrimage

J’espère la liberté m’échouer ou dériver

J’me fous d’savoir c’que les autres pensent

J’veux juste partir pour être ensemble

J’veux faire revivre nos p’tits dimanches

Sinon c’est perdu d’avance

 

Qu’il soit long le voyage

Que l’on revienne à la nage

Plongée dans tes eaux

Refaire un château

La mer sur ta plage

 

C’est pas d’la poésie ni des mots compliqués

C’est tout c’que j’suis sans déraper

J’espère la liberté m’échouer ou dériver

J’me fous d’savoir c’que les autres pensent

J’veux juste partir pour être ensemble

J’veux faire revivre nos p’tits dimanches

N’plus voir l’avenir d’avance

 

Qu’il soit long le voyage

Que l’on revienne à la nage

Plongée dans tes eaux

Refaire un château

La mer sur ta plage

 

Qu’il soit long le voyage

Que l’on revienne à la nage

Plongée dans tes eaux

Refaire un château

La mer sur ta plage

 

Vois tout ce que je pense

Un grain se perd dans le sable

Et mon silence est dans l’immense

 

J’espère un long voyage pour se retrouver nus

Près du rivage comme je t’ai vu

J’espère un long séjour pour s’inventer l’amour

Des mêmes auteurs et compositeurs « Je sais bien qu’un jour »

————-

Diane Tell – Sur ta plage
– Vidéo -
Diane Tell, réalisation / cadre / lumières – Serge Fortin, assistant cadreur – Aurélien Plancher (ap-prod.net), monteur – Mathilde Pucheu (epistolat.com), assistante monteuse – Alexandra Pocquet, étalonneuse – Création, La fabrique de diane – Production © Tuta Music Inc.
(Lieux de tournage : autour du fleuve St-Laurent (Québec), Côte nord, Iles de la Madeleines, Gaspésie, Saguenay…)

- Musique -
Artiste : Diane Tell, Paroles : Serge Fortin (sergefortin.net) – Musique : Benoît Sarrasin – Réalisation (Musique) : Diane Tell/Serge Fortin – Editions : Tuta Music inc./Le petit fort – Production © Tuta Music Inc.

07 août 2012

ROSEQ – Moulin Marcoux – Critiques du concert – aout 2012

3 août 2012 – Par Denise Paquin

Diane Tell a fait le tour de ses 30 ans de carrière dans un tour de chant ponctué de notes d’humour, de souvenirs et d’anecdotes. – Photo: Denise Paquin

Diane Tell fait une belle escale à Pont-Rouge

Diane Tell était heureuse d’être au Moulin Marcoux de Pont-Rouge hier soir, et on l’a crue sans réserve tant sa joie est contagieuse.

En deux heures, devant une salle comble, l’auteure-compositrice-interprète a résumé 30 ans de carrière et une vie partagée entre Biarritz et Val d’Or, heureuse de retrouver sur la route du ROSEQ ce Québec qui l’a retrouvée il y a deux ans.

Sur un ton léger, l’oeil pétillant et la main agile sur la guitare, Diane Tell a chanté ses incontournables «Gilberto» et «Si j’étais un homme», premiers succès de la première auteure-compositrice-interprète du Québec récompensée par l’Adisq, a-t-elle rappelé. La chanteuse a même révélé avoir monté pour la première fois cet été en Gaspésie sur le fameux «bateau vert et blanc» de la chanson.

Les aigus tremblent un peu, mais le public est ravi de réentendre ces succès presque adolescents qui ont propulsé la chanteuse en en France au début des années 1980. Au fil de son tour de chant, elle a rappelé ses collaborations avec Françoise Hardy – «Faire à nouveau connaissance» – et Michel Berger – «La légende de Jimmy», décédé exactement le 2 août 1992, et à qui elle a rendu hommage. Elle chante aussi «Ma chansonnette», tirée de son précédent album jazz «Docteur Boris et Miser Vian».

Le public a offert une ovation debout à Diane Tell.

Sur un ton enjoué, passant de l’accent français à l’accent québécois, Diane Tell raconte des anecdotes sur sa vie et sur ses découvertes au Québec. Elle égrène au passage quelques chansons de son nouvel album «Rideaux ouvert», composé et réalisé avec Serge Fortin, un Fortin comme elle en était une avant Tell. On retiendra la belle «J’te laisse un mot».

Contrairement à d’autres chanteurs, Diane Tell n’a jamais voulu reprendre éternellement ses premiers succès, et n’a pas cessé de composer. Et elle a raison.

Tell quelle

Par Valérie Paquette – Lundi, 06 Août 2012 – Photo : I Art autoportrait D.Tell

Devant un public qu’elle a su charmer alors qu’elle était au sommet de sa gloire, Diane Tell s’est présentée radieuse au Moulin Marcoux. Visiblement heureuse de baigner dans une salle aussi chaleureuse, elle en a profité pour confier des histoires qui, entremêlées de pièces d’hier et d’aujourd’hui, ont permis à tous d’en apprendre un peu plus sur cette Abitibienne d’origine.

Diane Tell, née Fortin, a brisé la glace en interprétant, pour son défunt père du même nom, L’astre qui me veille. Sachant d’emblée réaffirmer son grand talent de guitariste, celle qui dit avoir fait ses premiers pas de créatrice à une époque où les femmes servaient principalement de muses aux hommes a depuis vu plusieurs homologues emprunter le même sentier qu’elle. Rappelons que Tell a d’ailleurs été la première femme à recevoir le Félix d’« auteur-compositeur-interprète de l’année ».
 

Cette année-là, certains s’en souviendront, Diane Tell a connu tout un succès avec Gilberto, pièce que le public pont-rougeois a accueillie avec beaucoup d’enthousiasme, le 2 août dernier. Cet enthousiasme n’a pas diminué alors que de la bouche de l’artiste se sont échappés les mots Moi, j’ai aimé trop souvent… Les spectateurs en ont évidemment profité pour unir leurs voix à celle d’une femme dont le bleu des yeux n’a en rien perdu de son éclat au fil du temps.

S’il brille toujours autant, ce bleu, c’est peut-être que la chanteuse vit de ces histoires qui sont loin d’appartenir à l’ordinaire. Voyez par vous-mêmes! Une semaine avant son passage au Moulin Marcoux, Diane Tell a vu pour la première fois de sa vie le fameux bateau vert et blanc. Construit par son père puis vendu avant même que Tell puisse y monter, l’embarcation baigne aujourd’hui dans la baie de Gaspé. Un concert donné dans cette région fut l’occasion pour un spectateur d’indiquer à la chanteuse où se trouvait le bateau. Vous comprendrez qu’elle n’a pas manqué sa chance d’y monter et d’y verser, sans pouvoir les retenir, des larmes de joie.

Ne se gênant pas pour reprendre des pièces qui lui plaisent bien, Tell a aussi choisi de piger dans son répertoire le plus récent pour composer son spectacle. Ainsi, aux côtés de son acolyte Serge Fortin, lequel est monté sur scène pour l’accompagner l’instant de quelques airs, elle a partagé le fruit de Rideaux ouverts. À saveur décidément country, ce nouvel opus de Diane Tell va certes dans une direction à laquelle elle n’a pas habitué son public. Si ce dernier a tout de même bien accueilli les quelques nouveautés qu’a partagées la chanteuse, mentionnons tout de même que La légende de Jimmy, entre autres succès, a été reçue plus chaleureusement.

27 juillet 2012

Acadie Nouvelle – Juillet 2012 Interview et Critique (Bathurst-N.B.)

Diane Tell continue de répandre sa musique à la grandeur de la planète. – Gracieuseté: P. Davisseau

ENTREVUE

Samedi 21 juillet 2012

Martin Roy

Diane Tell demeure humble après 35 ans de métier

Diane Tell est sereine. Après 35 ans de métier, elle continue de déposer ses mots et sa musique dans un univers aujourd’hui parsemé de défis: elle tourne moins à la radio et, comme tous ses autres collègues, elle fait face à la chute des ventes de disques.

Elle en est consciente, mais elle ne s’en fait pas, confie-t-elle en entrevue téléphonique, car le feu de la création l’anime toujours et elle réussit, malgré tout, à épancher sa soif de se dire à travers ses chansons et à glaner de nouveaux publics qui retrouvent une Diane Tell à la page tant dans sa création que dans les moyens de la diffuser.

Diane Tell a connu un succès monstre à la fin des années 1970 et dans les années 1980 et 1990 avec des titres comme Gilberto, Si j’étais un homme ou La légende de Jimmy. À travers les années, son public a changé, tout comme elle. Certains fans du début l’ont quittée pour embrasser de nouvelles idoles, certains autres lui réclament toujours ses tubes qui ont fait la pluie et le beau temps sur les palmarès.

Mais Diane Tell affirme avec aplomb ne garder aucune nostalgie de ces années où elle vivait une carrière rugissante en Amérique du Nord et en Europe. Pas plus qu’elle ne se lasse de refaire Si j’étais un homme ou La légende de Jimmy en spectacle. Au contraire, elle refuse de lutter contre le phénomène. Néanmoins, elle revendique encore sa place dans la stratosphère artistique des créateurs actuels en proposant des textes toujours empreints d’amour, de romantisme et de sensualité auxquels elle donne vie avec sa magnifique voix mi-velours, mi-cristal qui ne se déforme pas. Elle fait trotter ses chansons sur des notes pop-rock auxquelles se mêlent quelques riffs de folk et même de country, comme son plus récent album, Rideaux ouverts, son 14e titre en carrière, sorti en novembre 2011.

«Il y a deux façons de durer dans mon métier. La première, c’est de remixer (rechanter toujours) les mêmes chansons avec lesquelles on a connu un grand succès. Moi j’ai choisi l’autre façon, la plus difficile, celle de continuer d’écrire, de créer. Je dirais que j’ai plutôt une forme d’allergie à recycler les choses. Et quand créer répond à un besoin vital, il ne faut pas s’en priver», exprime Diane Tell avec une voix doucereuse.

L’auteure-compositriceinterprète québécoise, qui demeure depuis de nombreuses années en France, est en tournée en solo ces jours-ci avec le Réseau des organisateurs de spectacles de l’Est du Québec (ROSEQ). Elle s’arrêtera d’ailleurs mercredi, à 20 h, à l’Espace culturel La Bibitte de Bathurst, pour un spectacle dans lequel elle offre un florilège de ses classiques mêlés à ses plus récentes chansons.

«J’avais fait une tournée en 2005 (dans la foulée de la sortie de son disque Popeline), mais je n’allais pas dans les régions lointaines. Présentement, je fais de très belles petites salles qui me permettent de rencontrer un nouveau public. Les gens viennent et découvrent tout mon répertoire, version guitare-voix. Une fois qu’ils ont entendu les titres les plus connus, les gens découvrent mon nouveau travail. C’est très bien comme ça», affirme Diane Tell en toute simplicité.

En plus de persister dans la création, Diane Tell prend de plus en plus plaisir à manipuler la technologie. Elle nourrit de manière assidue son site Internet (dianetell.com) et se passionne pour la photographie depuis plusieurs années. Elle commence également à manipuler la vidéo afin de mettre ses chansons en images. Elle possède d’ailleurs son propre canal sur YouTube.

«Aujourd’hui, les gens n’écoutent plus la musique; ils la regardent. D’ici la fin de l’année, tout mon album Rideaux ouverts devrait être mis en images. J’espère qu’au moins une ou deux chansons vont passer à l’as grâce à ça. Bien sûr, on ne peut pas forcer le monde à s’intéresser à ce que l’on fait, mais je sens quand même un intérêt depuis que j’utilise la technologie. La communication par le biais d’Internet permet d’être accessible à un plus grand nombre et c’est très pratique à cet égard», souligne Diane Tell.

Du reste, Diane Tell s’occupe de sa boîte de production et globetrotte, comme elle a l’habitude de faire depuis longtemps. Elle fait régulièrement des sauts de Biarritz, où elle a élu domicile, à Montréal et se permet au moins un grand voyage par année. Elle a entre autres visité la Birmanie, le Chili, l’Argentine, l’Île de Pâques et l’Inde et participé à quelques missions humanitaires en Afrique au cours des dernières années. Elle est également une pilote d’avion monomoteur aguerrie.

«Les voyages m’ont beaucoup inspirée pour la photo. Par contre, mes chansons ne sont pas tellement “cartes postales“; elles sont plus introspectives. L’écriture pour moi, ça se passe vraiment à la maison, quand il pleut ou quand je m’ennuie», relate Diane Tell, qui mijote actuellement un album guitare-voix qu’elle devrait sortir au cours de l’année 2013.

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Acadienouvelle

jeudi 26 juillet 2012 / Martin Roy

Douce Diane

BATHURST – L’auteure-compositrice-interprète québécoise Diane Tell était en spectacle mercredi soir, à l’Espace culturel La Bibitte de Bathurst. Elle pousse la chansonnette en toute candeur, se racontant sans pudeur entre les chansons, blaguant avec certains spectateurs – intimité de la salle oblige, probablement. Elle est douce, Diane Tell. Douce comme de la soie que l’on porte rarement sur soi, de grand prix et pourtant vibrant de chaleur. Ses plus grands hits, on les connaît à peu près tous: Giberto, Souvent, longtemps, énormément, Si j’étais un homme, La légende de Jimmy. Elle ne cherche pas à les garder pour la fin, comme pour nous obliger à entendre ses nouvelles chansons moins connues, mais tout aussi savoureuses. Elle les assume au même pied d’égalité que toutes les autres, les revisitant en une rythmique plus jazzée, s’accompagnant à la guitare, souriant, s’intériorisant et sollicitant notre regard pour que l’on goûte à la même extase qu’elle. Ça hoche de la tête dans le public; Si j’étais un homme touche au coeur autant que L’astre qui me veille, ou Qui, qu’elle reprend magnifiquement d’Aznavour. De petites bouchées tendres pleines d’essence. De quoi être conquis et repartir avec en tête la chansonnette d’un heureux été. – MR – Acadie Nouvelle: Martin Roy

12 juin 2012

BANG BANG – Diane Tell présente Olaf Hund… FRANCOS DE MONTRÉAL JUIN 2012

Through the eye of Mister Zen

Diane Tell présente Olaf Hund…

Par Toma Iczkovits – 9 juin 2012

C’était au tour de Diane Tell, hier soir, de tenir son propre grand événement sur la scène principale des Francofolies. Qu’on aime ou qu’on n’aime pas le répertoire populaire de la chanteuse qui célèbre ses 35 ans de carrière, on doit admettre qu’elle sait s’entourer des meilleurs artistes émergents.

Au cours des derniers temps, Diane Tell a multiplié les collaborations musicales, prouvant maintes fois sa capacité à se renouveler et à s’adapter aux nouvelles tendances.

Parmi ses collaborations les plus improbables, la chanson « Jamais su » un morceau pop qui mélange délicieusement sa voix douce à la poésie rythmée du rappeur québécois Anodajay. Steve Jolin, de son vrai nom, a été le premier à monter sur scène en tant qu’artiste-invité pour reprendre « Les Cinéma Bars » aux côtés de Diane Tell, avant d’interpréter « Jamais su » .

Andodajay en duo avec Diane Tell

Après Serge Fortin pour la mielleuse chanson « J’pense è toi comme je t’aime » et Marie-Pier Arthur pour le grand hit des années 90 « La légende de Jimmy », c’est Olaf Hund, ce mystérieux DJ parisien de musique post-electronique qui est monté derrière ses platines pour nous livrer un remix explosif de « Faire à nouveau connaissance », une chanson plutôt pop, originalement.

Ce dernier, assez peu connu au Québec, a déjà beaucoup tourné en Europe, cumulant plusieurs disques et projets musicaux pour court-métrages, cirques et défilés de haute couture.

Pour ma part, je l’ai découvert avec la chanson satyrique « Nicolas Police » et j’ai halluciné en entendant l’album instrumental « Kitch Kitch » sorti en 2001, avant de m’intéresser à l’ensemble de son travail. Quelque part entre le classique, le punk et l’électronique, difficile de classer l’artiste anticonformiste.

En novembre 2011, Olaf a lancé « Music Is Dead Opus 1.0 », le premier d’une série de EP, contenant six pièces électroniques complètement disjonctées, dont « We Love electronic » une chanson dont le vidéoclip a pas mal circulé dans les réseaux sociaux au cours des derniers mois.

Cliquez sur l’image pour voir le portefolio de Toma Iczkovits!

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11 juin 2012

PATWHITE.COM – Francofolies: Diane Tell et ses invités – JUIN 2012

Francofolies: Diane Tell et ses invités

Soumis par David-Olivier Gascon le 9 juin, 2012 – Photos : André Caron

Hier, la nuit était belle aux Francofolies. Sur la grande scène de la place des Festivals, Diane Tell a réussi à émouvoir son public avec sa douce voix.

Sa chanson « Si j’étais un homme » a conquis les spectateurs. La foule s’est d’ailleurs faite silencieuse durant ce morceau, écrit en 1982, mais toujours aussi d’actualité. « Il faut dire que les temps ont changé. De nos jours, c’est chacun pour soi », chantait-elle hier soir.

Le dernier passage à Montréal, pour cette grande dame de la chanson française, était l’hiver dernier. Cette fois-ci, le concept différait. Elle était accompagnée de plusieurs artistes, dont Marie-Pierre Arthur. « Qui est une très grande artiste », disait-elle, en la présentant lors de la deuxième moitié du spectacle.

Marie-Pierre Arthur a chanté deux morceaux. « La légende de Jimmy », écrit par Luc Plamondon et « J’arrive pas j’arrive », de Diane Tell.

Les autres invités étaient Anodajay, qui a en autre interprété à sa façon « Les cinémas-bars ». Ainsi que Olaf Hund (d’Allemagne) et Serge Fortin.

En rappel, la foule a eu le plaisir d’entendre « Je sais bien qu’un jour » et « La maison où j’ai grandi ». Cette dernière chanson, Diane Tell l’a composée avec Françoise Hardy lors de leur rencontre à Paris au début des années 1980.

Ce soir aux Francofolies, encore plusieurs spectacles. Des artistes de la relève seront présents, dont Fanny Bloom avec son électropop ou encore Amylie avec sa musique folk.

NDRL : crédits des chansons citées – La légende de Jimmy : Luc Plamondon/Michel Berger – J’arrive pas j’arrive : Stéphane Montanarro/Diane Tell/Maryline Desbioles – La maison où j’ai grandi : Eddy Marnay/Celentano/Betto/Beretta/Delprete / Titre original : Il ragazzo de la via glue

 

10 juin 2012

HUFFINGTON POST – Diane Tell à la quasi belle étoile – FrancoFolies juin 2012

FrancoFolies 2012: Diane Tell à la quasi belle étoile

Huffington Post Québec  |  Par Myriam Lefebvre – Photos : André Caron -Le 9 juin 2012

Diane Tell pourrait chanter les pires écrits du monde, elle réussirait tout de même à émouvoir son public tellement sa voix est lumineuse et apaisante. N’exagérons rien, mais reste que son instrument premier fascine toujours autant, même après 14 albums. De retour dans son pays natal pour les FrancoFolies 2012, Diane Tell offrait ce soir le plus grand spectacle qu’elle n’avait jamais offert en sol québécois. Le ciel était plutôt voilé, mais cela n’a pas empêché Diane Tell d’emporter littéralement ses fans avec elle, sur le bord d‘un feu à des milliers de kilomètres de Montréal. Avec un petit bonnet noir sur la tête, assise par moment sur son tabouret, son air décontracté dévoilait une ambiance réconfortante.

Heureuse et bien entourée

Son bonheur d’être présente au Québec et sa joie de partager la scène avec des artistes qu’elle estime sincèrement étaient visibles. Tout sourire, Diane Tell a reçu sur scène Anodajay pour une version particulière de Les Cinéma Bars et de Jamais Su, suivi de Serge Fortin avec qui elle a partagé quelques balades telles J’pense à toi comme je t’aime.

La grande dame de la chanson française a ensuite invité sur scène Marie-Pierre Arthur, qu’elle considère «comme une très grande artiste déjà». La foule, majoritairement âgée, a eu droit à de formidables moments, les voix des deux chanteuses s’entrelaçaient parfaitement. Le duo féminin a interprété La légende de Jimmy et J’arrive pas j’arrive avec une grande authenticité. Dans l’auditoire, on pouvait apercevoir des femmes d’un certain âge sourire… Ces sourires contemplatifs étaient beaux à voir !

Si j’étais un homme

Tant de gens n’attendaient que cette pièce… Dès les premières notes de Benoit Sarrasin au piano, dès les premiers mots livrés par Diane Tell, la foule s’est fait silencieuse. Les gens n’osaient à peine chanter avec elle, tant ils souhaitaient entendre la pureté de sa voix. Puis, à la fin du morceau, tous et toutes se sont joints à elle pour prononcer les dernières paroles… «Je serais romantique» !

en duo avec Serge Fortin

Des airs de jeunesse

Si Diane Tell est considérée comme une incontournable de la chanson française, une chose est certaine, elle n’y perd pas non plus l’envie de se renouveler. Elle a présenté vers la fin de sa prestation Faire à nouveau connaissance et En continu, toutes deux revisitées par le DJ franco-allemand Olaf Hund. Des simples épaules qui se balançaient, on est alors passé à de plus grands déhanchements, preuve que ces arrangements musicaux apportaient une jolie touche de fraîcheur à sa musique.

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09 juin 2012

LE JOURNAL DE MONTREAL – FRANCOFOLIES – UN VENT DE JEUNESSE JUIN 2012

FrancoFolies

Diane Tell : un vent de jeunesse

Véronique Lauzon – Photos : André Caron – Publié le: vendredi 08 juin 2012

Vendredi soir à la grande scène extérieure des FrancoFolies, Diane Tell a prouvé que malgré les années qui passent, elle sait se renouveler et rester actuelle.

C’est avec la chanson très entrainante En pointillé que Diane Tell a ouvert son spectacle. Tout en voix, la chanteuse d’une cinquantaine d’années avait une énergie de jeune chanteuse. Vêtue d’une veste à capuchon vert, d’une paire de jeans, d’un bonnet noir et chaussé d’espadrilles, la grande dame de la chanson française avait des allures d’étudiante.

Elle a enchainé avec une autre chanson up tempo, Je suis en amour. Devant une foule considérable, l’artiste ne cachait pas son plaisir d’être sur scène. Et puis, la chanteuse, qui vit en Europe depuis de nombreuses années, a chanté un autre de ses succès, Gilberto. Le temps de cette ballade, elle a pris sa guitare pour s’accompagner.

Le vice-président des FrancoFolies, Laurent Saulnier, a travaillé de très près à la conception de ce spectacle unique. Il lui a suggéré de s’entourer de bons amis. C’est ce qu’elle a fait. Le premier invité fut Anodajay. Un duo improbable, mais particulièrement intéressant. Ensemble, ils ont interprété Le cinémas-bars et Jamais su. Un beau moment où les spectateurs ont pu chanter et danser sur ses deux succès de Diane Tell.

Son complice depuis plus de deux ans, Serge Fortin était aussi l’un de ses invités. C’est d’ailleurs lui qui a réalisé le dernier album de Diane Tell, Rideaux ouverts. Quelques ballades ont alors été interprétées. Les six musiciens qui les accompagnaient ont créé une envoutante ambiance.

en duo avec Marie-Pierre Arthur

Un peu plus tard, Diane Tell a dit de sa troisième invitée qu’elle était « une très grande artiste ». Marie Pierre Arthur, qui avait déjà partagé la même scène que Diane Tell il y a quelques années, est venue chanter deux chansons. D’abord, la célèbre chanson de Luc Plamondon, La légende de Jimmy. Une belle version folk et sensuelle où la complicité entre les deux artistes était évidente. Elles ont poursuivi avec J’arrive pas, j’arrive : le mélange des deux voix et les arrangements musicaux étaient ici particulièrement réussis.

Un des moments bien attendus (et très applaudi) est la magnifique chanson, Si j’étais un homme. Encore une fois, Diane Tell s’est accompagnée à la guitare.

Son dernier invité, un deejay et artiste électro, Olaf Hund a fait une version bien éclatée de Faire à nouveau connaissance. Diane Tell semblait aux anges. Clairement, elle aime ces duos improbables qui donnent un vent de fraicheur à ses chansons. Et puis, à la sauce électro, de nouveau En pointillé, la chanson qui a ouvert le spectacle.

Un petit clin d’œil aux manifestations

À part un ou deux carrés rouges épinglés à des artistes sur scène, il n’a pas été question des manifestations étudiantes dans ce spectacle. Diane Tell, qui a très peu parlé entre ses chansons, n’en a pas fait mention. Sauf qu’au rappel, pour la dernière chanson, tous les invités et les musiciens de l’auteure-compositrice-interprète étaient sur scène avec elle. Ils ont alors chanté La maison où j’ai grandi de Françoise Hardy. Casseroles à la main, ils ont fait un beau petit clin d’œil à l’actualité.

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08 juin 2012

LE JOURNAL DE MONTREAL – FRANCOFOLIES DE MONTREAL – JUIN 2012

francofolies

5 questions à Diane Tell

Véronique Lauzon – Photos : D.Tell

Publié le jeudi 07 juin 2012

À la fin de l’année dernière, Diane Tell a offert un quatorzième album, Rideaux ouverts. Conçu de A à Z au Québec, c’est un retour pour la grande chanteuse qui habite en France depuis les années 80. Ce soir, l’auteure de Si j’étais un homme est absolument ravie de présenter un spectacle sur la grande scène extérieure des FrancoFolies.

Question : À quoi ressemble le spectacle que vous allez nous offrir ?

Réponse : Il y a beaucoup de créativité dans ce spectacle. Ce n’est pas juste un spectacle où je présente mes nouvelles chansons ou un spectacle où je fais toutes mes chansons connues. Non, nous, on a réussi à être très créatif !

Question : Vous avez décidé d’inviter Marie Pierre Arthur, Anodajay, Olaf Hund et Serge Fortin. Pourquoi eux ?

Réponse : J’aime bien inviter des gens que je connais et que j’aime vraiment. C’est le cas pour ce spectacle. Avec chacun d’eux, je vais chanter deux chansons et ils vont participer à d’autres moments dans le spectacle.

Question : Vous êtes heureuse d’être sur la Grande Scène des FrancoFolies ?

Réponse : Au Québec, ce sera le plus gros show de ma vie. On a déjà fait des gros shows, mais comme ça, dehors, gratuit, devant tout le monde, en plein centre-ville, c’est une première pour moi. Je suis fière ! Je suis contente !

Question : Quel est votre rituel avant un spectacle ?

Réponse : Beaucoup de répétitions. Comme dans ce cas-ci, nous avons répété trois jours complets et la veille du spectacle, lorsque c’est possible, on prend une journée tranquille et j’essaie de ne pas parler. Comme aujourd’hui, il y a juste à vous que je vais parler. (rires)

Question : Depuis deux ans, nous vous voyons beaucoup plus au Québec. Pourquoi ce choix ?

Réponse : Le fait d’avoir enregistré un album ici, ça m’a permis de venir beaucoup. Bien sûr, je vis toujours en Europe, mais je suis souvent ici et ça me fait du bien. Avec le temps qui passe, on a l’impression que nos racines nous rappellent à l’ordre. Je pense que les gens sont contents de me voir plus souvent. En tout cas, je l’espère.

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