15 septembre 2009

Hadopi adoptée ! té !

IMG_0944Aujourd’hui, l’assemblée adopte la nouvelle version de la loi Hadopi. Mes réactions aux articles suivants à lire en cliquant sur le lien correspondant :

ecrans.fr

lundi 14 septembre 2009 13:22

Hadopi 2, au pas de télécharge

Après moult rebondissements, la loi instaurant des sanctions contre les internautes pirates devrait être votée demain. Saga.

par Astrid Girardeau

Ne pas se fier à la violente sortie de Christophe Lameignère, président du Syndicat national de l’édition phonographique (Snep) et PDG de Sony Music France, qui, selon Metro, aurait ainsi assaisonné les anti-Hadopi : « Ils auraient vendu du beurre aux Allemands pendant la guerre. » Nuancé.

le 15 septembre 10:33:56

mon premier commentaire

Je suis artiste et internaute passionnée de musique et d’informatique depuis des lustres… j’ai écrit quelques mots sur le sujet… mais… depuis toujours dans l’industrie chacun sa place : la mienne (celle de nombreux artistes) ? Chante et tais-toi ! Laisse-faire les pros….

Pour commenter brièvement cet article, il me semble raisonnable de dire que c’est à l’industrie de la musique enregistrée et du cinéma de s’adapter à l’évolution de l’humanité et non le contraire, aucune loi, taxe, règlementation… n’entraînera un retour en arrière… allons de l’avant ! écrivons le futur ! ces allusions (comparaisons avec) à la collaboration me choquent profondément…

Je termine par une citation de Paul Krugman à méditer :

« Lorsqu’on partage un bien matériel, il se divise. Lorsqu’on partage un bien immatériel, il se multiplie. »

« Octet après octet, tout ce qui peut-être numérisé sera numérisé, rendant la propriété intellectuelle toujours plus facile à copier et toujours plus difficile à vendre plus cher qu’un prix nominal. Et nous devrons trouver les modèles économiques et les modèles d’affaires qui prennent cette réalité en compte »
— Paul Krugman

second commentaire le 15 septembre 17:01:29 – En réponse au commentaire de WiZZarD !

Vous dites : « Bref, le problème n’est pas le piratage, mais la taxation excessive de l’industrie musicale! »

Vous avez raison de parler de prix. Les grandes inconnues de l’industrie de la musique enregistrée sont les prix. A mon très humble avis d’artiste c’est la base du problème. Quelle est (1) la valeur d’un enregistrement, (2) d’un phonogramme, (3) d’un fichier ?

1)    La valeur de l’enregistrement
Un enregistrement est-t-il un produit ? Oui mais pas un produit comme les autres. Le coût de réalisation d’un enregistrement ne joue pas sur le prix payé par les consommateurs pour l’acquisition de cet enregistrement. Ce qui n’est pas le cas d’un sac à main, d’une voiture, d’une maison… On peut investir 10 000€, 100 000€ ou 1 000 000€ dans la production d’un album, à l’arrivée, il sera vendu au même prix. Quel prix ? Celui du marché ? Le bât blesse.

2)    La valeur d’un phonogramme.
Le phonogramme est l’objet. La reproduction de l’enregistrement sur un support physique (du 78tours au CD). Une chose que l’on peut acheter, posséder et ranger dans sa discothèque. L’industrie joue au yoyo avec les prix depuis des années. A un point critique depuis l’arrivée du format CD. Le même album sur un support identique est vendu tantôt prix vert, tantôt full price, prix découverte, prix vu à la télé, prix exclusif, prix club, de nouveau full price, puis mid price durée limitée, puis low budget, puis ré-édité en mid- price, puis re full price… Bref. Des pages d’abattements dans un contrat d’artiste ou de licence décrivent toutes ces possibilités en full détails et le tout se conclut par un formidable : « sur tous supports connus ou inconnus… ». Peu importe. A l’arrivée, le consommateur a une idée confuse de la valeur d’un phonogramme. On peut le comprendre. Une place de ciné vaut + ou – « y ». Le prix d’un livre varie en fonction de la qualité du support physique (livre de poche, beau livre, impression sur papier spécial, livre d’art…).

Je viens tout juste d’acheter sur le site de la FNAC une nouveauté :  « On n’est pas là pour se faire engueuler – Livre disque – Edition limitée – Prix – TTC 19,99 », livraison gratuite Colissimo. A l’intérieur, deux CD, un livre couleur de 60 pages avec couverture rigide, un très bel objet. Tous les chanteurs côtés de Paris y ont participé. Une grosse prod. comme on dit. A côté de cela, mon dernier album Popeline (2005-CD boîtier cristal-livret 16 pages),  est actuellement en vente sur le même site pour la modique somme de 21,80. Que voulez-vous que j’vous dise ? !!! Il est où le prix du marché ? On trouve tous les prix, n’importe quoi, n’importe comment, peu importe la qualité du support, la date de parution, la notoriété de l’artiste, le lieu de vente, la valeur de production ! J’en arrive à plaindre les commerciaux tentant d’expliquer aux acheteurs des magasins : comment ça marche !

3)    La valeur d’un fichier.
Tout ce qui précède étant dit, quelle est la valeur d’un fichier ? Je crois que vous l’avez compris… de Zero à… 1.29€. Pour les fichiers téléchargeables. Ensuite vous avez la formule streaming. Deezer par exemple. Site légal. Si j’ai bien compris, Deezer reverse un pourcentage de leurs recettes publicitaires aux ayants-droits de millions de fichiers ou à leurs représentants (la Sacem pour les auteurs, compositeurs, éditeurs, -les majors pour les artistes majeurs, par exemple) et avec lesquels ils ont signé un accord. Bon. Je ne suis pas qualifiée pour dire ce que ça représente en gros ni combien de temps Deezer va durer, mais je suis certaine de ne pas pouvoir répondre à la question : combien vaut un fichier?

Quand je raconte tout ça à mon mari, épicier, il me dit que dans son épicerie, s’il changeait tous les 3 jours le prix de la moutarde, il aurait des problèmes de gestion de stock et avec la clientèle. Il ajoute toujours : « mais je ne suis qu’épicier » !

En conclusion, je dirais que cette industrie de la musique enregistrée aux méthodes arrogantes s’est auto-détruite et aujourd’hui, tout comme le monde de la finance, elle souhaite que le gouvernement lui vienne en aide sauf qu’elle n’a pas le même poids dans le paysage industriel mondial et qu’il est probable que cette loi sera votée pour faire plaisir à quelques uns (lobby?) puis non appliquée pour ne pas froisser quelques autres (électeurs?) et que le fond du problème ne sera pas réglé pour autant. De tous les temps les droits dits d’auteurs sont réglés sur le prix des supports et la quantité des ventes. Retirez l’un et l’autre vous n’avez plus grand chose sur laquelle évaluer la valeur de ces droits. Le problème il est là. C’est le bordel ! + qu’hier – que demain !

Au moment exact où j’écris ces lignes, je reçois un sms du Monde : « Dernière minute : L’assemblé adopte la nouvelle version de la loi Hadopi. » On en reparle ?

arrêtsurimages.netIMG_0947

Internautes : et à propos, combien donnent-ils ?

De Wikipedia à Nine inch nails, ce qui marche (ou pas)

observatoire le 13/09/2009 par Sophie Gindensperger

mon commentaire

Don et fondation : petite remarque concernant la réussite de Wikipédia. Aux Etats-Unis, on peut attribuer le titre de fondation à toutes sociétés donnant chaque année un minimum de 5% de sa valeur. Les autres 95% peuvent faire l’objet de n’importe quel type d’investissement. Ces fondations et leurs donateurs bénéficient d’avantages fiscaux très intéressants. Il va sans dire que la mise en avant exclusive de l’activité non lucrative de ces sociétés donne au public une image flatteuse mais on peut imaginer que la motivation première de nombreuses fondations (pas toutes bien sûr) et donateurs (ni tous) est tout simplement l’avantage fiscal.
(Voir le dossier du LA Times concernant la fondation Bill Gates.) [www.latimes.com]

Jimmy Wales, l’un des 2 fondateurs de Wikipedia (l’autre a démisionné), a fait fortune dans la spéculation financière et avec la création d’un site de diffusion de photos coquines : bomis.com. Il fait l’objet de nombreuses critiques.

Voici ce que l’on peut lire sur le sujet :

Selon Jeff Merkey (Novell), Jimmy Wales lui aurait demandé de faire une donation à Wikipedia afin de modifier son profil en des termes plus favorables. Jeff Merkey aurait ainsi apporté chaque année une contribution de 5.000 dollars pour voir son profil modifié par les éditeurs de Wikipedia et verrouillé de sorte qu’aucun utilisateur ordinaire ne puisse y ajouter de commentaires.

Il a déclaré dans un communiqué :

« Jimmy Wales a accepté que je verse de l’argent à la Fondation Wikimedia afin qu’il use de son influence pour que soient retirés les propos diffamatoires de ma biographie et qu’elle soit protégée pour éviter que d’autres modifications puissent y être apportées », a déclaré Jeff Merkey dans un communiqué. « Plus tard, j’ai décidé de cesser de financer le projet Wikipedia après avoir eu connaissance de preuves de détournement et de mauvaise utilisation des fonds par Jimmy Wales et le conseil d’administration de Wikimedia. J’ai été immédiatement interdit du site Wikipedia par le comité d’arbitrage pour demandes frivoles et infondées après avoir mis un terme au versement annuel de 5.000 dollars au profit de la Fondation Wikimedia. »

IMG_0939télérama.fr

Débat telerama.fr
Hadopi, c’est pas fini
Comment sauver les créateurs sans museler les internautes ? Les avis sont partagés
Le 15 septembre 2009 à 10h45

commentaire du 15/09/2009 à 12h43

extrait….

On nous parle dans cet article d’éthique, de rémunération équitable, de justice pour les créateurs, de règles… C’est vrai qu’avant Internet, le showbizness avait la solide réputation d’être une profession d’éthique, avec un système de rémunération équitable, régis par une règlementation juste, un monde merveilleux où tous les artistes notoires ou en herbe étaient respectés, reconnus pour la qualité de leur travail… par l’ensemble de la profession en toutes circonstances….

voir aussi : St-Hadopi priez pour nous

De la cassette audio à la loi Hadopi

photos : D.T.

26 commentaires to “Hadopi adoptée ! té !”


  1. Denis dit :

    Il y a tellement de matériel plus haut de choses à dire. Je vais en choisir une sur les prix.

    Pour la valeur du CD, mais elle diffère d’un consommateur à l’autre et il peut y avoir donc un surplus du consommateur et il y a celui du producteur.

    Pierre est épicier mais il fait dans le spécialisé, les épiceries de grande surface ici au Québec tout comme chez vous en France font de nombreuses variations de prix. Le volume est plus élevé et si on veut faire un bénéfice ils ont besoin d’une marge plus faible. C’est LA ROTATION DES STOCKS qui est important pour eux. Rempli jusqu’au plafond en plus et il faut que cela vende rapidement.

    Une autre notion en marketing quand on met un produit nouveau sur le marché il peut y avoir une stratégie de pénétration du marché ( on commence avec un prix faible qu’on augmente graduellement par la suite) ou une stratégie d’écrémage du marché ( on y va avec un prix plus élevé, prix qu’on peut réduire un peu par la suite ).

    J’ai parlé aussi plusieurs fois dans le forum du concept de positionnement d’un produit. Mais on peut avoir plusieurs positionnements pour différents marchés sauf que cela peut devenir confus dans la tête de certains clients. Je vais donner un exemple avec la BMW 318ti qui n’a pas fonctionnée ici en Amérique du Nord, puisqu’elle ne correspondait pas aux standards du luxe qu’on associe ici à une Béhemme…

  2. Denis dit :

    Revenons aux CD et moi je vais critiquer un peu une chaîne comme Archambault qui au lancement d’un album y va avec un prix plus faible, je suis d’accord cela peut aider à en vendre plus. On ressemble à la stratégie de pénétration de marché mais par la suite ils vont augmenter le prix dans une première étage puis finalement je les vois avec des prix élevés après un temps donné disons un an ou deux et plus après…

    Je vais vous donner un exemple avec un artiste très sympa qui vient de lancer un album, Damien Robitaille…

    Prix de lancement : 16,99$

    D’accord mais pour son album précédent ils sont rendus à 24,99$… Cela ne fonctionne pas, tu peux pas grimper les prix autant en ayant parti d’aussi bas. Pour d’autres même ils vont à 27,99$. Et ils le font notamment pour toi Diane… Cela veut pas dire que des clients ne sont pas prêts à payer cela mais tu ne peux pas partir d’un prix de lancement aussi bas que de 16,99 à 18,99$ pour grimper jusqu’à 27,99$. Dans ma tête de consommateur et de comptable de formation donc ayant étudié en administration c’est incohérent. Ils font bien ce qu’ils veulent remarquez.

    Puis, désolé, si cela peut te décevoir Diane mais j’ai aussi acheté certains de tes albums en solde. Et cela n’est pas pire que sur le marché de la revente, c’est même un peu mieux pour l’artiste. En 1998, j’ai payé 12,64$ (taxes incluses ) pour Collection Or, mon premier achat de toi… Est-ce à dire que j’évaluais la valeur du produit à cela ? Pas vraiment. Et je comparais avec d’autres à côté, j’aurais peut-être prix Axelle Red mais comme son prix était plus élevé c’est toi que j’ai acheté.

    En 2005, mon premier achat était Popeline. Tout de Diane Tell, je n’étais pas encore sûr… Même depuis 2003… Oui moi dans ma tête j’avais Collectiion Or et mon  »engagement » c’était depuis le clavardage sur Cyberpresse à acheter Popeline et quand tu reviendrais ici à venir te voir pour un concert ! Tout de Diane Tell, je l’ai acheté chez Wal-Mart alors que je prévoyais pas l’acheter encore au prix de 13,48$ taxes incluses.

    Wal-Mart ils font dans le volume. Et ils ont profité de ta visite au Québec pour probablement baisser leur prix.

    La valeur du produit change d’un consommateur à l’autre mais même pour un consommateur elle change d’un moment à l’autre.

    S’ils vendent des albums à 27,99$, une personne peut préférer deux albums en solde, s’il y en a pour le même prix. Il y a des achats qui se décident sur place, des achats qu’on se décide avant de se rendre…

    Puis là je parle juste des consommateurs et des magasins…

    Tiens je vois Alain Lefèvre  »Hommage à André Mathieu » pour seulement 14,99$, quelle est la politique de prix ? Mais Analekta eux reçoivent combien de subventions comparé à d’autres producteurs comme Audiogramme ?

  3. Denis dit :

    Les prix devraient en théorie évoluer selon la loi de l’offre et la demande bon mais ils font des simplifications tout de même.

    J’ai parlé du concept du surplus du consommateur et je vous laisse faire vos recherches là-dessus.

    Je vais en ajouter un autre celui de la chaîne de valeur et de valeur ajoutée. Le concept vient de Michael Porter.

    Voici le lien Wikipédia sur Michael Porter et vous pouvez cliquer sur  »chaîne de valeur » :

    http://fr.wikipedia.org/wiki/Michael_Porter

    Et je m’attarde, je m’attarde sur une chose… Oui mais c’est ce que je pense aussi c’est là-dessus que les dirigeants devraient se concentrer plutôt que de faire de la politique et de se battre. IL FAUT CRÉER DE LA VALEUR AUX YEUX DU CONSOMMATEUR.

    Puis on pourrait parler de modèle japonais de gestion et de la comptabilité par activités. Qu’ils se concentrent donc sur les activités qui sont susceptibles de créer de la valeur pour les clients. Cela vous coûte combien toutes ces AVOCASSERIES LÀ ??? CETTE POLITICAILLERIE LÀ ?

  4. Nadine dit :

    Lu sur numerama.com :

    Prix des CD : où va votre argent ?

    La répartition du prix d’un CD n’est pas une science exacte. Elle dépend de tous les contrats négociés entre les différentes parties. L’exemple suivant prend en compte un CD acheté d’une valeur de 20€ avec des chiffres approchant au mieux la réalité du secteur. Enlevons la TVA (19,6% en France, soit 3,28 €), il nous reste 16,72€ à partager entre les différents acteurs de la chaîne.

    Le prix d’un CD sur ce système pourrait donc être évalué comme ceci :
    source : Snep

    7% (1,17€) pour les paroliers. C’est peu, mais une fois la chanson écrite, que dire…

    19% (3,18 €) pour l’interprète sur les 16,08 € du départ. Ce pourcentage qui peut paraître faible est très controversé. Sur certains artistes, on serait plus proche de 10% (moitié moins !)… Tout cela dépend de la « valeur » de l’artiste, de son poids dans la balance lors des négociations : connu/inconnu, grosse promotion/petite promotion, etc.

    22% (3,68€) pour la distribution. Toujours aussi gourmande, cette portion n’est pas des plus réduites. La grande distribution reste fidèle à elle-même, y compris sur les CD…

    52% (8,69€) pour les maisons de disques,

    Pour en savoir plus :
    http://www.numerama.com/magazine/d/4/8051-prix-des-cd-ou-va-votre-argent.html

    Reste à savoir si ces chiffres sont exacts ??
    ———————————
    Et pour ce qui est du téléchargement légal sur internet, quelle est la répartition??
    Sur 0,99 € le titre combien touche l’auteur ??
    Peu, très peu j’imagine………….

  5. Denis dit :

    Il faut distinguer le prix de la valeur et toutes ces considérations sont intéressantes mais il faut tenir compte du volume aussi notamment pour les répartitions.

    La valeur d’un enregistrement ? Pour le producteur ? Et qui voit la business ? IL peut espérer en vendre combien de galettes ? Ou de téléchargements légaux ? Si c’est pas plus que 5000… Bien dans une place ici comme le Québec il faut des subventions c’est sûr. À moins que le producteur soit un mécène.

    J’allais parler de chiffres pour Ginette Reno bon elle les a donné en entrevue…

    http://fr.canoe.ca/divertissement/musique/dossiers/2009/03/19/8811701-jdm.html

    Son dernier album lui a coûté 317 000$ à faire. Bon bien pour faire des sous il faut en vendre je ne sais pas combien mais elle en a vendu déjà beaucoup jusqu’à présent. Son album est donc rentable. Au 29 mai 2009, selon un autre lien, elle était rendu à plus de 160 000 albums de vendus.

    Maintenant elle en est en combien ?

    C’est pas gagné d’avance par contre.

  6. Denis dit :

    Le chiffre de 160 000 est maintenant celui d’un album double-platine au Canada… Avant c’était 200 000.

    Dans la base de données de la CRIA, ils présentent quand même les platines avec les anciens standards :

    http://www.cria.ca/cert_db_search.php?page=2&wclause=WHERE+artist_name+like+‘%25Ginette+Reno%25′+ORDER+BY+cert_date,+cert_award+&rcnt=22&csearch=0&nextprev=1

    Bon c’est cela, les ventes vont influer bien sûr sur un profit ou bien une perte pour la production.

    Pour la distribution aussi, les volumes jouent et la vitesse à laquelle c’est vendu. L’offre et la demande. La concurrence, le pricing, …

  7. Denis dit :

    Alors moi les magasins auront leurs prix… Bon mais je suis moins impliqué directement sauf qu’en je veux acheter… Un prix plus élevé donne une image de qualité ? Pas nécessairement mais il est plus facile pour un consommateur d’accepter une hausse légère ou un prix qui diminue que de voir un prix grimper…

    Par contraste avec Ginette Reno… Une jeune artiste qui fait tout elle même et qui a enregistré un genre d’album pour vendre à son public en concert et elle le fait à 5$, puis a enregistré cela le premier dans une salle de bain.

    Pas bête, la petite et elle sait se vendre mais est-ce qu’elle va aller loin ? Je le sais pas. Juste pour donner un exemple, d’une jeune fille.

    http://www.myspace.com/crissicochrane

  8. Denis dit :

    Je parlais de Archambault plus haut et Damien Robitaille dont le nouvel album est à 16,99$ puis le précédent est à 24,99$.

    Renaud-Bray pour leur part font un prix de 18,99$ pour le nouvel album et le précédent est à 22,99$. La hausse du prix se prend plus facilement.

    Bon mais un consommateur qui magasine va peut-être acheter le nouveau chez Archambault et le précédent chez Renaud-Bray si c’est sur son chemin.

    Et pour Tout de Diane Tell, ils l’ont eux aussi à 22,99$ si tu es parti de 18,99$ bien les gens dans leur tête peuvent suivre cette augmentation du prix.

    Pour un Wal-Mart bien c’est différent eux ce sont les bas prix mais c’est pas nécessairement le cas pour tous les albums dans leurs magasins.

  9. pascal dit :

    quand j’ai commencé dans le métier, en 1991, un cd coutait entre 110 et 150 francs en magasin, soit entre 17 et 23 euro. Un cd standard (cristal + livret 12-16 pages) coûtait 12 francs à fabriquer, soit 1,85 euros, et était vendu aux boutiques, environ et prix de gros, 72 francs, soit 12 euros. je parle de ttc.
    je pense que c’est sur le prix de gros (mais hors taxtes > -20% > 10 euros) que se répartissaient les droits et marges. (?)
    la part de la distribution me semble, à l’époque, plus proche des 50%

    mais les choses ont changé depuis, et sûrement la répartition des postes…

  10. Denis dit :

    Pour revenir aux prix je comparais avec le taux de change l’autre soir entre Archambault et Renaud-Bray et versus la FNAC…

    Je vais vous le dire, pour moi mais cela fait plusieurs années déjà, le prix normal que je veux payer pour un CD ici au Canada c’est entre 19$ et 22$, taxes incluses. Donc, il y a quelques années déjà on l’on pouvait se dire qu’avec un billet de 20$, on pouvait se procurer un CD, maintenant j’ajoute un 2$. Il peut y avoir des exceptions et des prix plus bas ou plus haut. Et c’est pas juste le coût du CD, il n’y pas des points de vente à tous les coins de rue non plus alors il faut ajouter des coûts du transport ou de notre temps pour aller le chercher.

    Les prix FNAC sont données TTC chez vous ? Je vois une nouveauté comme Émilie Simon cela va sortir pour un prix entre 14,99 euros et 16,99 euros et le prix est marqué vert. Alors que chez nous pour des artistes le prix de lancement serait plus entre 16,99$ et 18,99$ avant taxes.

    Je vais en prendre une vendue dans les deux pays alors Madeleine Peyroux  » Bare Bones » ici est vendu 14,99$ prix plus bas au départ selon leur politique, on dirait chez Archambault. Ce qui donne 16,92$ taxes incluses. On convertit cela en Euros ? Cela nous donne 10,78 euros…

    Je fais d’autres comparaisons et je me dis que le prix de vente des albums dans les chaînes est généralement plus élevé en France qu’au Canada et au Canada il l’est plus qu’aux États-Unis…

    Par contre, votre marché semble plus large, avec plus de choix en fonction du marché et une politique de prix différente.

  11. Denis dit :

    Chaque marché est différent…

    Je me souviens très bien des 33 tours vendus environ 12$ dans les années 80 et certains à 8,99$ mais je ne sais plus l’année pour eux…

    J’ai encore un prix ici sur un vinyle acheté en 1988 ou 1989 : 13,98$.

  12. Denis dit :

    J’ai dit entre 19$ et 22$ après taxes…

    Ou ce peut encore être le fameux seul de 20$ avant taxes le prix normal que je veux payer… Peut-être 21$… Alors on dépasse souvent ce seuil ici…

    Mais il faut aussi que j’ai le goût d’avoir un CD et de me rendre là… Si je fais une visite dans la chaîne mais juste pour faire du lèche-vitrine tout en pouvant me laisser tenter oui je ne dépasserai pas ce seuil là…

    Alors c’est bien probable que dans ce cas je vais acheter une nouveauté ou quelque chose en solde…

    Si je sais ce que je veux dès le départ… Le prix en magasin n’est qu’un facteur parmi d’autres et j’aurais vérifié sur le web et parfois on se rend et il n’est pas disponible… Faut téléphoner…

    Sur la Catherine à Montréal je pouvais marcher d’un Archambault à l’autre celui plus à près de La Baie et celui sur Berri pour un album…

  13. Nadine dit :

    La « musique » est-elle trop chère ?? Ça peut se discuter…..

    En tous cas,si on s’en réfère aux chiffres elle n’est pas forcement plus chère » qu’avant » :

    en 1991 un CD valait entre 20 et 23 euros alors que le SMIC horaire était à 4,98 euros…..

    si on « remonte » pus loin, en 1987 un 33 tours valait à peu près 70 frs soit 10,50 euros alors que le SMIC horaire était à 27,55 frs soit 4,20 euros

    Mais un vinyl était-il plus cher à « fabriquer » qu’un CD ???

    Et aujourd’hui en 2009, le SMIC horaire est à 8,82 euros et un CD vaut entre 20 et 25 euros.

  14. Denis dit :

    Pareil ici si on regarde les prix moyens et que l’on tient compte de l’inflation, les prix ont même diminué. Le contexte a changé, par contre.

    Le prix d’un ordinateur a beaucoup diminué lui depuis ce temps.

    Restons dans le domaine de la musique, l’hiver passé Louise Forestier parlait des montants que les musiciens étaient payés aujourd’hui pour les concerts (sans donner les chiffres) et elle comparait avec je crois 35 ans plus tôt et elle était un peu désespérée pour eux de voir que les montants n’avaient pratiquement pas grimpé depuis ce temps… Alors en tenant compte de l’inflation cela veut dire que c’est pas mal moins rentable aujourd’hui qu’au début des années 70. Du moins pour les artisans et artistes.

  15. Popeline dit :

    Oui un vinyl coûtait et encore aujourd’hui plus cher qu’un CD à fabriquer par contre les CD entre 20 et 26 euros aujourd’hui ?…. je ne sais pas…. Je vois beaucoup de nouveautés à moins de 20€ à moins d’un packaging exceptionnel… Les CD encore à 23 € comme Popeline à la FNAC !!!! sont des albums oubliés, une référence de plus à laquelle personne ne fait attention.

  16. Denis dit :

    C’est ce dont je parlais plus haut… La politique ici d’Archambault… Et Renaud-Bray aussi dans une moindre mesure.

    Le message envoyé ? Et comment je le reçois ? Une nouveauté sort, ils y vont d’un prix plus bas, ils veulent faire des ventes dès la sortie. Un genre de stratégie de pénétration de marché.

    Ensuite, il y a une légère augmentation disons dans les deux années qui suivent le lancement.

    Mais par après, ils augmentent pas mal et demandent une marge plus élevée. Ce qui donne comme feeling qu’ils ne sont plus intéressés à vendre ces albums là… Ils en gardent certains en magasin mais demandent un prix plus grand.

    Je me demande si la loi de l’offre et la demande explique cela d’une certaine manière. Le CD qui a été édité, ils sont toujours là et l’offre alors ne diminue-elle pas ? Une diminution de l’offre fait augmenter les prix. Une diminution de la demande devrait les faire baisser.

    http://fr.wikipedia.org/wiki/Offre_et_demande

    Ici c’est une discussion sur les prix généraux puis les prix et les politiques de prix ont plusieurs effets et envoient plusieurs signaux.

    On pourrait alors référer à des notions d’économie, de marketing et diverses…

  17. Denis dit :

    Je n’ai pas lu le livre suivant mais il pourrait être un livre utile à des gestionnaires dans le domaine culturel… Des artistes aimeraient peut-être aussi le consulter :

    http://www.gestiondesarts.com/index.php?id=40

    Juste à regarder la table des matières et on voit des concepts intéressants à aborder. C’est pas tout le livre qui intéresserait tout le monde de la même manière. Moi j’y fait surtout référence là pour les concepts et qu’ils adaptent pour le secteur culturel.

  18. Nadine dit :

    Parlant de vinyl, reviendrait-il à la « mode » ???

    Pour ne donner qu’un exemple : le dernier disque de Marc Lavoine « volume 10″ est aussi sorti en vinyl..

  19. Claude D. dit :

    Coucou Nadine! Oui oui le vinyl revient à la mode, j’ai parlé avec plusieurs vendeurs de matos Hifi et ils ont tous confirmé que les ventes de platines étaient supérieur aux ventes de lecteurs CD…!!!

  20. Nadine dit :

    Les disques vinyl : Comment c’est fait?

    http://www.youtube.com/watch?v=lfoghp7AtNw&feature=related

    Fabrication d’un CD :

    http://www.youtube.com/watch?v=o8pfk_yp-os

  21. Nadine dit :

    Pour en revenir à la loi Hadopi, les pirates n’auront-ils pas toujours une longueur d’avance voire plus ????????

    Après Hadopi, les nouvelles techniques de piratage

    Alors que l’Assemblée nationale vient d’adopter Hadopi 2, les pirates ont une longueur d’avance. Ils ont depuis longtemps pointé les vides techniques et juridiques de la loi, s’engouffrant dans toutes les failles possibles. En effet, le texte « Création et Internet » ne prévoit, pour le moment, que de surveiller les réseaux de pair-à-pair (Peer-to-Peer) comme eMule et autres torrents. Seul souci, les internautes disposent d’une palette d’autres outils pour continuer à télécharger, parfois plus simplement encore.

    L’avenir du téléchargement

    Toujours dans une optique de simplicité, les « pirates » reviennent aux sources avec le téléchargement direct. Le DDL (Direct download link) permet d’un clic de récupérer sur son disque dur un fichier hébergé sur un serveur distant. Plusieurs sites se sont même spécialisés dans l’hébergement (à l’étranger) de ces fichiers, sans aucun contrôle sur leur nature.
    Moins accessibles mais d’autant plus efficaces et sans traces : les newsgroups et le VPN. La technologie des newsgroups ressemble à s’y méprendre aux réseaux de Peer-to-Peer, à ceci près que les internautes n’échangent aucune donnée, coupant net à la possibilité de déterminer qui télécharge tel ou tel fichier.
    De leur côté, les VPN (virtual private networks) visent à offrir des réseaux cryptés d’échange uniquement accessible aux inscrits, souvent via un abonnement. Une fois de plus, impossible de repérer le partage d’œuvres protégées.
    Avec la nouvelle loi bientôt en vigueur, la migration des internautes « téléchargeurs » vers de nouvelles techniques de piratage est inévitable. En ne s’attaquant qu’au Peer-to-Peer, les parlementaires n’endigueront pas le téléchargement illégal, mais déplacent le problème de la rétribution des artistes.
    Boris Manenti

    Plus sur :

    http://geekcestchic.blogs.nouvelobs.com/archive/2009/09/16/apres-hadopi-les-nouvelles-alternatives-des-pirates.html

  22. popeline dit :

    Ce commentaire d’un lecteur du journal Le Monde me semble de bon conseil !

    « La loi Hadopi 2 n’est pas applicable »

    François R.
    24.10.09 | 13h15 sur le site Le Monde.fr

    Le téléchargement illégal va diminuer, hadopi ou pas: des fichiers musicaux chargés d’un virus circulent déjà avec la bénédiction des majors (entre nous, ils auraient tort de se gêner!). Seul le téléchargement légal est sécurisé. Dites-le à vos enfants pour ne pas voir l’ordinateur familial endommagé.

  23. Gilles dit :

    Moi javais dejas ecrit sur l’ancien forum,que le cd de Celine Dion (a new day has come) que si vous esailler de le copier faire un autre copie dans votre ordie bien ca va endomager votre ordie,c’est monsieu angelil je crois quil a eu cette ider de faire ca avec sony,ca sait du angelil trop fort,jaime beaucoup cette ider la,moi jai acheter la cd,mes pour ceux qui veulle esailler vont avoir des surprises!

    Pour le telechargement illegale il devrais avoir un virus,me semble que ca serais si facile de le faire….

  24. Denis dit :

    Sur les disques vinyles, on parle au lien suivant d’une petite entreprise de Saint-Lambert (en banlieue de Montréal ) qui en fabrique :

    http://www.cyberpresse.ca/arts/musique/200910/24/01-914741-rip-v-produit-jusqua-5000-disques-vinyles-par-semaine.php

  25. Nadine dit :

    Si la « peur du gendarme » peut effrayer les petits téléchargeurs, je ne pense pas que ça change quelque chose en ce qui concerne les « pros » du téléchargement.
    Ils ont déjà trouvé les moyens de contourner la loi : proxy, réseaux privés…

  26. Nadine dit :

    La SACEM se muscle :

    Afin de renforcer ses systèmes de perception et de rémunération, la Sacem s’est dotée de deux nouveaux services depuis septembre dernier : un Département des droits phonographiques et numériques et un Département des droits audiovisuels. La Sacem souhaite ainsi se positionner « au carrefour de la nouvelle économie numérique mondiale, en se battant pour le maintien de systèmes de rémunération efficaces, justes et durables afin de pérenniser la création ».
    C’est à ce titre qu’elle se dote de deux nouveaux départements : le Département des droits phonographiques et numériques et le Département des droits audiovisuels.

    http://www.singcity.fr/actualites/index.php?limit=70


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