LE MÉTROPOLITAIN – Le 19 octobre – Toronto Canada

Publié le 19 octobre 2011

LE MÉTROPOLITAIN – Nouvelles

Diane Tell lance Francophonie en fête!

19 octobre 2011

par Raphaël Lopoukhine

Photo Philippe Davisseau

Diane Tell n’était pas venue à Toronto depuis bien longtemps. Trop longtemps. À l’époque, en 1981, toute jeune chanteuse québécoise, elle était venue recevoir un prix Juno dans la Ville reine. Puis, elle avait dîné avec Pierre Trudeau et Joni Mitchel. De quoi être impressionné quand on a à peine 20 ans… C’était donc pratiquement une première, pour elle, le jeudi 13 octobre, au studio Glenn Gould en ouverture du festival Francophonie en Fête, qui a eu lieu la fin de semaine dernière.

« Je ne suis pas traqueuse, mais j’avais un peu d’appréhension à chanter dans un endroit aussi prestigieux, a-t-elle confié à la fin de sa représentation, une bière à la main, dans sa loge. J’avais peur qu’il soit froid, mais dès que je suis entrée sur scène, j’ai compris que ça ne pouvait pas être froid. »

Diane Tell a fait voyager son public, tantôt du côté de Val-d’Or, en Abitibi, où elle a grandi, entre la mine et la forêt, à Québec, où elle est née. Et à Biarritz, au Pays Basque français, où elle vit depuis 1988. Entre des tours d’avion (elle a passé son brevet de pilote en 1996), des tours de chant, et des enregistrements en studio à Montréal, Paris, Londres et Léon, dans les Landes. Biarritz, « une plage au pied des montagnes». « À Biarritz, il y a une petite rue, la rue de la flemme où il fait bon vivre », a-t-elle lancé au public avant d’interpréter la chanson du même nom.

Elle a également présenté pour la première fois plusieurs chansons de son prochain album, Rideaux ouverts.

Composé avec Serge Fortin : « un petit gars de Val-d’Or », rencontré au 70e anniversaire de la ville. La chanteuse québécoise a également interprété ses plus grands succès tels que La Légende de Jimmy, en hommage à James Dean, ou La Falaise, berçant presque littéralement un public aux anges. Elle était accompagnée par Serge Fortin, ainsi que par le pianiste Benoît Sarrasin. « J’ai accompagné beaucoup de monde, mais Diane, c’est mon idole. Sa voix a des harmonies différentes. Quand j’avais 20 ans, je rêvais de jouer sur scène avec elle. Trente ans plus tard, mon rêve se réalise! » déclare-t-il, des étincelles dans le regard.

Auparavant, Catherine Major avait préparé le public, en présentant des titres de son prochain album, qui sort mardi : Le Désert des solitudes. Arrivée en avion juste avant le concert, et repartie sitôt son tour de chant fini, elle a pu, avec Diane Tell, lancer le festival Francophonie en Fête de la meilleure des manières!