Un peu de son Histoire – Biographie – Août 2011
Diane Tell
Un peu de son histoire
photo : Benoit Charlot
Dans les années 60, la famille de Diane Tell déboule à Val d’Or en Abitibi-Témiscamingue. Michel Fortin, diplôme en poche, compte s’y installer en tant que chirurgien. Ce sera toute sa vie. Cosmopolite région d’en haut accrochée à l’étoile du nord, ses bases sont posées sur un immense plateau incrusté d’or et percé de milliers de lacs gavés de poissons. D.T. « Les façades du centre ville de Val d’Or (fondée en 1935) avaient de faux airs de Far West. La population était composée de québécois d’origine française, de canadiens anglo-saxons, des premières nations, d’invisibles soldats américains dont les avions transperçait le ciel, de ressortissants européens de toutes nationalités. Mon professeur de violon était portugais, le directeur du conservatoire belge et mon premier amour d’origine polonaise… A la maison papa chantait Strangers in the night en s’accompagnant au piano, écoutait Brel en pleurant, Félix Leclerc religieusement et recevait Pauline Julien de passage à souper. Maman aimait la musique classique et l’opéra. Mes grands frères m’initiaient au rock anglo-américain. A 12 ans j’ai écris et composé mes premières chansons. A 13 ans, je les chantais sur la scène de l’école avec mon groupe ! »
L’adolescente devenue montréalaise fréquente les musiciens de jazz et leurs niches, chante dans les hootenanies et les bars de l’ouest de la ville. Elle poursuit ses études de guitare classique au conservatoire de Montréal et de guitare jazz au C.E.G.E.P. St-Laurent. A 14 ans, grâce à une amie de classe, l’auteur compositeur enregistre une série de 12 chansons de son cru dans les studios d’RCA Victor. De cette matière sera tiré le premier album de Diane devenue Tell. En 4 ans, 3 albums et 2 futurs standards, elle devient l’artiste no° 1 dans son pays. Un 4ème album Chimères (1982) ne manquera pas de confirmer ce qui déjà n’était plus un essai.
Dès 1981 Diane Tell touche le cœur des Français avec Si j’étais un homme. « Je suis venue à Paris en 1983 pour une année sabbatique et suis restée 4 ans dans la capitale. » Les albums, les passages à l’Olympia et les collaborations se succèdent. Diane compose avec les textes d’auteurs choisis : Françoise Hardy, Boris Bergman, Maryse Wolinski, Marilyn Desbioles… Elle quitte Paris en 88 mais pas la France. A peine installée au Pays Basque, Luc Plamondon et Michel Berger la contactent pour un projet de comédie musicale ambitieux : La légende de Jimmy. « Michel Berger, sa musique, la qualité de son univers, celle de l’équipe engagée dans l’aventure (Luc Plamondon, Tom Novembre, Nanette Workman, Jérôme Savary, Guy Pellaert…), j’avais très envie d’en être et j’ai adoré l’expérience. » Au point de récidiver avec Marilyn Montreuil au Théâtre National de Chaillot. Un spectacle écrit et mis en scène par Savary qui lui confie le rôle principal et celui de compositeur de la musique. Deux grands spectacles, plus de 300 représentations et 3 ans de navette entre sa base privée de Biarritz et la scène des lieux publics.
Je m’voyais déjà 2008-09, La légende de Jimmy 1990-91, Marilyn Montreuil 1991-92
Diane redevient l’auteur compositeur de ses débuts pour les albums Désir Plaisir Soupir (1996) et Popeline (2005). On comprend à les écouter que l’expérience acquise par l’artiste ne lui a rien fait perdre de sa fraicheur du temps des Gilberto, Si j’étais un homme, Souvent Longtemps Enormément, Savoir, Faire à nouveau connaissance, La légende de Jimmy. Au contraire. La mélodiste se surpasse, le compositeur ne se copie pas, l’auteur et l’interprète ont mûri. Diane Tell arrange, réalise et produit Popeline, offrant ainsi au public son album le plus personnel.
Elle donne des concerts en solo, en duo avec Robbie McIntosh ou avec des musiciens dirigés au Canada par Louis-Jean Cormier et Laurent de Wild en France… Elle fait de la radio. Un rêve réalisé. Celui de créer un programme pour France Inter ! Ce sera Les Louves (2006), une série de 45 émissions sur 44 femmes d’exceptions dont : Fanny Ardant, Blanca Li, Madame Courrèges, Sarah Moon, Florence Arthaud, Assia Djébar, Agnès Varda… En 2008, elle joue et chante dans la comédie musicale Je m’ voyais déjà au Gymnase à Paris, un livret de Laurent Ruquier autour des chansons de Charles Aznavour… Elle produit et enregistre un album de jazz : Docteur Boris & Mister Vian (2009), une collection de grands standards de jazz adaptés et surtout déstandardisés par l’unique Boris Vian. « Le résultat? Un régal. – Ecrit Bruno Pfeiffer dans Libération – Vian n’aurait sans doute pas hésité à applaudir “Rue de la flemme”. Quel concentré de swing relâché! Quel modèle de grande chanson (tour de force de la traduction)! Pourquoi citer seulement le savoureux “Voyage au Paradis”. Les onze valent le coup. Le disque passe comme un remède à l’imbécillité de la période actuelle. Editée finalement sur le label Celluloïd, chez la start-up parisienne Believe, la profondeur légère de l’interprétation s’offre comme un cadeau. Les chorus de Laurent, huit ou seize mesures maxi, ne goinfrent pas la mise en place. La complicité de l’ensemble se ressent du respect flagrant que se portent les artistes. »
Popeline, Tout de Diane, Docteur Boris & Mister Vian
A peine s’achève une série de concerts avec le bon Docteur Boris, un nouveau projet se dessine: la réalisation d’un album au Québec. L’idée lui tombe du ciel avant même de savoir à quelle source puiser l’inspiration. Par ces hasards qui n’en sont jamais, cette source, Diane va la découvrir sur les rives de l’Harricana en Abitibi. Invitée à participer aux célébrations du 75ème anniversaire de Val d’Or (août 2010), Diane y fait la rencontre de l’auteur compositeur interprète Serge Fortin à qui fut confié la mission d’imaginer le plus grand spectacle jamais réalisé dans la ville. La fête l’emporte sur le rêve et la soirée emporte tout le monde ! Les deux Fortin chantent ensemble Sur la grande côte, une chanson de Serge. Mais quel maringoin a piqué ces deux-là ? Avant de quitter l’Abitibi, Diane laisse une musique à Serge, il lui écrit J’te laisse un mot. Dans l’intervalle qui suit, s’installe l’appétit d’écrire, la machine à faire des chansons s’emballe. Les mots et les notes ricochent sur la grande flaque. Mélodie et poésie fusionnent au grand large. Entre les pauses vaillantes à Montréal autour de micros, d’amplis, d’instruments, de musiciens et de collaborateurs convaincus et convaincants, ils travaillent ensemble chacun sur leur rive. Moins d’un an après la rencontre, Rideaux Ouverts est achevé. Onze chansons y racontent une seule histoire d’amour mais dans tous ses états. Etat de grâce, état second, état de guerre, état de paix, en drôle d’état… toujours sur le fil tantôt solide souvent fragile, l’amour ne tombe jamais dans le vide, il se métamorphose. D’une plage à l’autre. Les chansons de l’album ont tout en commun sur le papier, à l’écoute elles n’ont rien ou presque de semblables. Homogène mais pas monotone, l’album est un état d’union entre les personnes, les histoires, les états de l’âme, du cœur, des lieux et des liens qui s’en suivent.
Diane, Serge Fortin, Dan Cinelli à Montréal pour les enregistrements de Rideaux Ouverts
Comme Elisabeth d’Autriche, Emile Nelligan, Howard Hughes, Louis Jouvet et Ava Gardner, Diane Fortin est née un 24 décembre. Elle est le troisième enfant d’un père québécois et d’une mère américaine d’origine française. 11 générations et 3 siècles la séparent de ses ancêtres français. « Au début des années 60, papa prit la décision de poursuivre et terminer ses études de chirurgie à Paris et en famille. Nous avons traversé l’atlantique à bord de l’Homéric, un paquebot suisse au pavillon panaméen qui liait la France au Canada à l’époque. Je suis née à Québec, j’ai vécu à Paris ma première rentrée scolaire mais Val d’Or, c’est le domaine de mon enfance, la maison où j’ai grandi, le cercle de mon père, mes origines…. » On ne peut pas dire jusqu’où iront ni pour qui sont faites les chansons de Rideaux Ouverts, mais on sait de qui elles sont et d’où elles viennent.
Août 2011


















Est-ce qu’il y a une date officielle pour le nouvel album de Diane Tell pour le Québec? Est-ce qu’il va avoir un concert aussi au Québec? j’aimerais trop ça, C’est une des rares chanteuse française qui me fait rêver, l’autre est Zazie qui compose aussi ses chansons
Ce serait bien un duo entre les deux, elles ont tous les deux une super manière d’écrire avec les mots et aussi jouer des fois avec certains mots.
Bonne journée à tous!
Réjean
L’album doit sortir à l’automne, la date fixée est le 18 octobre mais… ça peut encore changer ! Un premier extrait sortira bientôt en radio. Les concerts : Toronto le 13 octobre et Québec le 27 octobre ! Au fait ! je ne suis pas française ! Québécoise Réjean ! Même si c’est bien de France que je te salue !
Désolé je ne voulais pas te vexer, tu vois moi je suis Acadien de souche, mais je me dis aussi Québecois
J’ai vraiment hâte au nouvel album, j’ai vraiment tout les albums sortie jusqu’à date.
Toronto, le 13 octobre!?!?! vraiment,…. j’adore y aller à Toronto, une raison pour descendre, est-ce que les billets sont disponible? si oui, est-ce que vous savez la salle, je vais aller voir pour des billets, sinon j’irais à celui de Québec, j’adore aussi le charme du vieux Québec.
Je te considère française car je n’aimes pas toujours l’accent québecois, et non plus acadien, j’ai toujours eu un faible pour l’accent français et depuis vos tout début vous n’avez pas l’accent typiquement québecois. Quoi que j’aime l’accent Québecois et Acadien.. pour la chanson je préfère les français(e)s.
Bonne journée Diane, et merci pour les nouvelles!
En passant j’adore la chanson « Donnes de tes nouvelles », et je trouve que ça représente bien aussi le monde que nous sommes devenus.. un peu trop pressé des fois pour aller dire un bonjour, ou téléphoner un ami qui est loin, au lieu on le fait par courriel ou MSN.
Pour les gens qui veulent acheter des billets pour le concert au capitole de Québec le 27 octobre 2011.
http://www.lecapitole.com/fr/theatre.calendrier.php?id=1298
Pour Toronto, j’ai cherché partout mais je ne trouves pas de lien et/ou la salle …
Réjean Roy
Pour Toronto, sur le site de Serge Fortin, ils en parlent c’est au studio Glenn Gould de Radio-Canada.
C’est l’événement suivant mais dont le site n’est pas encore à jour pour la programmation 2011…
http://www.francophonie-en-fete.com/
Merci beaucoup Denis, et bonne journée à toi!
Réjean
Le studio Glenn Gould,c’est une salle de concert?Je le connaissais pour ses interprétations classiques mais il m’a surpris lorsque j’ai entendu ses interprétations de musique contemporaine;ça doit être une salle très sophistiquée.
Salut
Oui, à la CBC Radio Two on entend des concerts diffusés de cet endroit.
http://www.cbc.ca/glenngould/
Pour le concert de Diane, c’est bien pendant l’événement Francofonie en fête dont le site web n’est pas accessible en ce moment, ils doivent être en train de le mettre à jour.
Sur Gould voir aussi l’extrait vidéo au lien suivant :
http://www.cbc.ca/gould/
Cela me ferait faire des réflexions sur ce qu’on nous disait petit sur la manière de jouer du piano… Comme se tenir le dos bien droit sur le banc de piano…
Bon mais j’ai pas fait beaucoup de musique. Et si on montrait aux enfants d’abord comment joue Keith Jarrett, Glenn Gould. Bon mais cela c’est la manière des maîtres. Je ne sais pas comment la musique doit être enseignée aux enfants et l’art de la pratiquer.
Je travaille l’interprétation du piano classique depuis quelques années et je peux vous dire que si vous essayez un grand piano dispendieux et que vous n’êtes qu’apprentis,vous risquez de vous faire observer avec de gros yeux,un peu comme les »cases » de guitares sur les murs.Si vous n’avez pas les mains et le reste du corps,par conséquent,bien placées en travaillant les gammes.les arpèges et les études qui sont essentiels afin de maîtriser l’instrument,vous risquez de briser le meuble et que l’on vous cible comme un detructeur,où ils vendent des pianos.Donc,très important de bien pratiquer ses gammes,arpèges et études pour les deux mains,afin de garder les bonne proportions sur le piano et que plus vous jouer souvent et plus vous devenez familié avec l’instrument et d’arrêter de jouer pendant un certain temps ne fait que diminuer votre communication avec l’instrument.On parle souvent des octaves et autres intervalles mais ce qui est le plus important est d’optimiser la distance entre deux interventions digitales et de choisir un doigté qui correspond bien à votre physiologie.Un bon professeur peut vous faire gagner beaucoup de temps mais il est certain que c’est le travail personnel qui est le plus important et aussi le développement de la mémoire musicale qui évolue constamment et comme dirait Alain Lefèvre,le piano a la mémoire des notes,de l’oreille,des touches du piano et je rajouterais le doigté qui est très important.En plus des grands compositeurs comme Mozart ou Beethoven,je crois que des pièces de Bach sont très appropriées afin de développer un esprit d’analyse et technique et ce n’est sans doute pas l’avis de plusieurs personnes,mais je ferais travailler avec du Schoenberg ou le dodécaphonisme sériel afin de développer toutes les possibilités sonores de la musique et que contrairement à ce que plusieurs disent,ce n’est plus des fausses notes lorsque votre oreille se pratique.La méthode pentonal,en ce qui concerne
l’écriture musicale est très riche en recherche sonore et même mathématique mais est malheureusement presque disparue.Le piano est presque devenu un instrument mystique qui a fait faire bien des dépressions parce que certaines personnes abusent de cet art et maltraitent même les étudiants par des exagérations déplacées.Ce qui est aussi très intéressant,c’est de transposer des pièces du piano à la guitare,cela donne souvent de nouvelles sonorités inconnues qui transforment l’oeuvre musicale.D’après moi,même si je ne connais pas beaucoup les enfants,de forcer les mains a grandir avant leur temps en faisant pratiquer des pièces comme l’impromptue de Chopin,qui travaille constamment un jeu d’octave avec un jeu à l’intérieur de l’octave et qui fait que l’enfant qui n’a pas assez de grandes mains chevauche constamment et cet exercice multiplie par cent la difficulté de la pièce.C’est sams doute très important de chercher à donner le maximum de chance au développeme rapide du comportement physique mais je trouve qu’en ces circonstances,c’est plus de la torture mentale qu’une optimisation normale.De très grandes mains peuvent devenir de l’embarras pour certaines utilisations d’interprétation et l’écriture du piano a quand même été écrite pour un maximum d’interprètes,donc si vous n’avez pas des raquettes au lieu des mains,ne vous en faites pas et soyez certains que vous aurez amplement de pièces musicales pour combler tous vos gòûts musicaux.Je serais curieux de connaître le nombre d’enfants et d’étudiants qui se sont retrouvés avec de l’arthrite,des problèmes d’endurance et de souplesse quant à l’interprétation de pièces musicales intéressantes et qui ne peuvent même plus jouer de leur instrument préféré,aujourd’hui.Le piano est très complet comme instrument mais la guitare prend de plus en plus de place dans le genre musical et des musiciennes comme Diane Tell contribuent à enrichir notre vaste milieu musical.
Salut.
Plusieurs petites erreurs se sont introduites,au début de mon texte;je ne sais pas si c’est le transfert de données qui en est la cause mais c’est incontrôlable.
Merci de votre attention.
Concernant l’étude du piano,il serait peut-être bien de spécifier des méthodes contenant des exercices qui permettent l’acquisition de l’agilité,l’indépendance,la force et les attaques ou les évènements parfaits des doigts;le plus populaire est Hanon mais d’autres compositeurs comme Debussy et autres grands compositeurs ont aussi composés des méthodes d’exercices très performantes pour le pianiste.Ce qui est intéressant,c’est que vous pouvez trouver tous ces exercices sur le Web de même que presque tous les travaux de Bach pour le piano et le contrepoint et cela gratuitement;vous pouvez aussi trouver plusieurs méthodes de jazz et autres genres de musique.Il est important que la pratique inclue les pièces que la personne aime jouer comme du populaire et autres genres musicals
car vous risquez de perdre vos étudiants.Si vous avez l’ambition d’interpréter de grands concertos et des pièces de concerts,il faut vous préparez à mémoriser plusieurs pages de musique de piano techniquement difficiles et d’après moi,il ne faut qu’un petit effort pour acquérir une bonne mémoire musicale;c’est pourquoi il est important de faire très attention et de garder une bonne santé parce que vous pouvez mémoriser plus de quarante pages de piano difficile et que si vous tombez malade ou vous vous blessez,tout ce travail et cette mémorisation peuvent être perdus.C’est un peu comme si Diane Tell se blesse lors d’une course de voiliers et qu’elle ne peut plus jouer de la guitare,il faut alors décommander tous ses concerts.Personnellement,j’ai enseigné la guitare classique et populaire et un peu la flûte traversière et pour ces instruments et même tous les instruments,il faut travailler avec les méthodes et les gammes appropriées.Il n’y a pas beaucoup de méthodes d’apprentissage du piano et il apparaît parfois presqu’impossible de mémoriser plusieurs pages de piano difficiles et parfois atonales;il ne faut pas trop vous inquiéter parce qu’après quelques pages,la mémoire se développe facilement et vous pourrez mémoriser plusieurs pages et profiter pleinement de votre interprétation musicale.C’est un petit effort qui semble parfois surhumain qui peut vous conduire à la satisfaction d’interpréter et de composer de grandes oeuvres musicales e je suis certain que de développer ces aptitudes est à la portée de tout le monde.Je trouve encore curieux que Diane Tell n’ait jamais publié ses oeuvres musicales
Salut.