Liberation.fr – Novembre 2009 – Critique Docteur Boris & Mister Vian
20/11/2009
Diane chante Vian tel que
L’histoire de la Québécoise Diane Tell commence par trois décennies de carrière, un tube (“Si j’étais un homme”), une quinzaine de CD, les émissions de variété, le cinéma, les rubriques “people” et des posters dans les chambres des filles. Pas de quoi convertir un mélomane.
Relevons une présence décoiffante dans la comédie musicale “Marylin Montreuil”. Un météore a explosé la surface tranquille de la lune: son dernier disque “Docteur Boris et Mister Vian”. Le travail enduit de baume les oreilles, puis le reste de la carcasse. C’est tout simplement extra. Quand j’ai lu le nom de Vian sur la pochette, les sonnettes ne m’ont pas immédiatement arraché à la rêverie. C’est le cinquantième anniversaire de la mort du mec génial: les habitués ont sauté sur l’occasion. Assez comme ça.
Puis, au dos, une distribution inaccoutumée sous le nom de la chanteuse: Laurent de Wilde, un pianiste qui ne se contente pas de chercher; Laurent Robin, un batteur que j’ai vu enflammer des concerts de Michel Portal. Enfin Darryl Hall, contrebassiste au jeu soyeux. Là, le front se mobilise; attention sérieux. On ne rigole plus. A l’écoute; une réussite. Laurent a assuré la direction musicale. Impeccable.
Diane, pulpeuse Canadienne aux yeux vert olive, assise sur le canapé du studio de Laurent, reprend la chronologie: “Je l’ai appelé fin 2006. En janvier 2007, je réservais une chambre au Royal Gambetta, à côté de chez lui. Je connaissais la réputation du personnage, la qualité de ses trouvailles. Cependant, je m’intéressais en priorité à son sens de la tradition. Je voulais enregistrer les traductions de textes des standards de jazz que Boris Vian avait réalisées, sans que ceux-ci aient été enregistrées. L’éditeur Christian Bourgois les avait reéditées. Les versions anglaises, comme “My One and Only Love”de Johnny Hartmann m’éblouissaient. Je la chantais en anglais dans “Marylin Montreuil”. La lecture de sa traduction (“Toi tu as pris mon coeur”) m’a plongé dans le ravissement ”.
Le travail a pu commencer. Laurent enchaîne: “Nous avons enregistré 20 morceaux. La plupart, des versions en piano solo. Nous avons défini la tonalité et le format. Diane a répété, puis enregistré dessus. Sony, sa maison de disques, n’a pas bronché. La chanteuse s’est obstinée. Fin 2008, elle est revenue ici. Elle a joué les chansons à la guitare. Je suis resté sur le flanc. Le disque venait de s’incarner devant moi. Nous sommes rentrés en studio en février. Je me suis inspiré des arrangements d’un disque de standards de Sarah Vaughn. Diane est une professionnelle d’exception. On a quasiment tout joué en direct, d’où le son mordant.” Le résultat? Un régal. Vian n’aurait sans doute pas hésité à applaudir “Rue de la flemme”. Quel concentré de swing relâché! Quel modèle de grande chanson (tour de force de la traduction)! Pourquoi citer seulement le savoureux “Voyage au Paradis”.
Les onze valent le coup. Le disque passe comme un remède à l’imbécillité de la période actuelle. Editée finalement sur le label Celluloïd, chez la start-up parisienne Believe, la profondeur légère de l’interprétation s’offre comme un cadeau. Les chorus de Laurent, huit ou seize mesures maxi, ne goinfrent pas la mise en place. La complicité de l’ensemble se ressent du respect flagrant que se portent les artistes. Le prochain qui me classe Diane Tell dans la variété, je l’enjoins: jazzons les idées préconçues.
Photo © Rancinan















Ici j’en ajoute un autre…
Car Diane et Michael en frontpage…
Michael Jackson, mon idole quand j’avais 12-13 ans… Et Diane Tell, ma chanteuse préférée aujourd’hui.
Quoiqu’on en dise Michael a marqué pas mal ces années là… Puis il fréquentait aussi Brooke Shields et nous les jeunes ados avions vu Le Lagon Bleu…
Oui des émois avant pour Diane Tell, mais très purs à l’âge de 10 ou 11 ans. Une genre de princesse charmante…
tu travailles trop tard…
BROOKE SHIEDS, belle plastique…….!!!!!
et très beau lagon….
c’est vraiment notre jeunesse
elle était avec un joueur de tennis à moumoute et qui se faisait un rail avant d’aller sur le cour……
c’est comme la main de dieu….( de qui on ne prononce pas le nom…)
et là c’est une autre histoire….
milles excuses, ma plume à déviée….
bonjour diane et à tous
DIANE,…..pulpeuse canadienne…..!!!!!
et « vive le QUEBEC LIBRE…. »
pulpeuse, j’aime pas…!!!
enfin bon…..
sinon, remis de mon voyage en voiture, j’ai commencé à mettre des photos de maryline de montreuil….
1992, chaillot, maryline, diane, nanou garcia, jean pierre lousteau, michel dussarrat et tous les comédiens…..
une très belle AVENTURE grace à DIANE…..
pendant plusieurs semaines chaillot était ma 2e maison
je venais chaque mercredi, laissais mes affaires dans la loge de DIANE.
et après je me promenais: dans la salle, dans les coulisses et les loges…
j’ai pu faire des photos (doucement car nous étions encore à l’argentique)
je vais scanner mes photos, et je vais les mettre en ligne petit à petit…
j’espère que vous prendrez plaisir….!!!
je suis heureux de les partager avec vous…..et de vous faire découvrir « maryline de MONTREUIL »coté pile et coté face.
cordialement
Aujourd’hui l’album tant attendu est enfin sortit, après la manif un petit tour à la fnac Montparnasse et je le tien dans les mains, si j’ose.. peut être une dédicace de Diane. Quel joli plaisir de l’avoir et de l’écouter, un Grand merci à Diane ! A lundi soir à Claude, Pascal, Jean-Paul…et à Diane bien sur (-;