08 juin 2009

Le 6 juin 2009. Yes we Ca(e)n !!! Le débarquement Obama !

Barak Obama débarque en Normandie à l’américaine. La région est bouclée ! Top sécurité pour la venue de 5 chefs d’états. Mister Brown premier ministre de la Grande Bretagne, mister Harper premier ministre Canadien, le prince Charles et le président Sarkozy sont de la ballade. Nous restons à Bernières et rendons hommage aux canadiens, à la bonne franquette normando-québécoise.

En grande compagnie ! Deux vétérans du régiment de la Chaudière (sauf erreur). Ils ont débarqué ici même en 1944. Le beau barbu bien médaillé s’appelle Georges Isabelle… Je fais des recherche pour retrouver le nom de mon autre compagnon ! A suivre…. Ca y est, il s’agit de M. Jacques Bolduc… Merci Monsieur Fournier…. voir son commentaire plus loin pour plus de détails….

Ici Monsieur Isabelle est photographié avec madame le Maire de Bernières sur mer, Maryvonne Mottin. Une femme extraordinaire. Ce qu’elle fait pour les vétérans canadiens est époustouflant. Elle accueille ceux-ci dans son village depuis des années mais a aussi fait le voyage au Canada, les valises remplis de médailles, a rencontré les vétérans et leur famille, tous ceux qui n’ont pu venir en France en 2004 pour le 60ème anniversaire ou pour d’autres commémorations.

Discours de madame Le Maire. Touchant message de paix, de reconnaissance et d’amitié.

Pèlerinage au cimetière Canadien. La tombe de Private Bell du régiment de la Chaudière. Toutes les stèles sont fleuries par les familles et les normands.

Les incontournables et très bien réglés défilés des alliés et des régiments français.

… Bon d’accord, un petit clin d’oeil aux GI’s ! Pendant ce temps, au cimetière américain et sur la plage d’Omaha, nos invités de marque poursuivent leur séjour. Petit tour de piste en coulisse ?

Dimanche matin. Sur le parking de l’aéroport de Caen vient de se poser un C17 de l’US Air Force. Ces avions transportent les limousines et les hélicoptères du Président des Etats Unis d’Amérique. Celui-ci vient chercher Marine One, l’hélico du président… Il y en a deux dans ce hangar….

Un batiment un peu rouillé de la seconde guerre mondiale à quelques dizaines de mètres de la piste. A l’intérieur, Marine One et Marine Deux (sauf erreur) ! Il est interdit de photographier les appareils sans leurs ailes alors on se contente d’un image de la porte du garage !  Les pales sont démontées de l’appareil et le tout traversera l’Atlantique dans le ventre d’un C17. Un hélico par avion S.V.P. !

La carcasse d’un avion posé dans l’herbe dans le secteur depuis des lustres…

L’aéroclub des ailes du Calvados…. Jean-Claude Mottin, pilote privé, nous invite à faire le tour des plages à 1000 pieds d’altitude… 500 au dessus de la mer.

La pointe d’Hoc et les cicatrices laissées par les bombes.

L’immense cimetière américain… La grande blessure.

Le Cirrus avec lequel nous avons volé… Il est temps de le rentrer, le grain arrive sur l’aéroport…

01 décembre 2008

Happy election day ! L’ After !

J’ai bien aimé ce commentaire de Patrick Besson, auteur que je connais un peu et dont j’aime beaucoup le travail…. je me permets de le retranscrire ici :

Obamarre

Publié le 13/11/2008 N°1887 Le Point

Patrick Besson

Les Etats-Unis ont un président noir, ce qui semble faire oublier au monde qu’il est démocrate. De ces démocrates qui ont attaqué le Mexique et imposé la Prohibition sous Wilson, envoyé les premières bombes atomiques sur Hiroshima et Nagasaki au temps de Truman, où ils ont également agressé la Corée et favorisé la « chasse aux sorcières » du sénateur McCarthy, qui ont envahi puis boycotté Cuba sous Kennedy, commencé la guerre du Vietnam sous Johnson, où ils sont aussi intervenus militairement en République dominicaine, qui ont bombardé Belgrade et Bagdad sous Clinton, présidence au cours de laquelle ils ont par surcroît laissé massacrer un million de Tutsi au Rwanda (avril-juin 1994). Que je sache, les démocrates n’ont, pas plus que les républicains, réduit les inégalités sociales aux Etats-Unis. Ni moralisé la vie politique. On est tellement obnubilé par la race et la couleur des gens qu’on se dit que puisque Obama est noir, alors qu’il est tout aussi blanc, il sera un démocrate différent de ceux qui l’ont précédé à la Maison-Blanche. Son sang kényan ferait de lui un président démocrate supérieur, avec une vision du monde plus vaste, une organisation mentale plus large. Des commentateurs progressistes aux chroniqueurs réactionnaires, en Amérique du Nord comme partout ailleurs dans le monde, c’est le même emballement radieux. On se pâme, se prosterne. On ne trouve plus les mots d’adoration. On devrait écrire ces éloges en vers puisqu’ils riment. On voit en Obama un mélange de Martin Luther King et de Descartes, avec un zeste de l’abbé Pierre. Un dalaï-lama qui aurait réussi dans la Chine. Un Gandhi plus athlétique et mieux habillé. C’est Nelson Mandela rajeuni de cinquante ans, avec le dernier ordinateur de Bill Gates et un nouveau bon coeur du professeur sud-africain Barnard. Un Toussaint Louverture Net et Internet.

cards-1L’empressement trouble, des peuples comme des élites, à se jeter aux pieds d’un homme providentiel, qu’il ait fait don de sa personne à la France comme le maréchal Pétain ou nous ait compris comme le général de Gaulle. Ce besoin aveugle de croire à quelqu’un. C’est presque émouvant. On devrait pourtant finir par comprendre, avec l’expérience de la déception, que les hommes politiques sont des hommes, quelle que soit leur couleur. Et des politiques. Pas des dieux : il est donc inapproprié de se mettre à genoux devant eux, y compris avec un stylo, qu’il soit de droite ou de gauche.

De l’avis général, Barack Obama réglerait sous peu les problèmes des Etats-Unis puis, après un week-end à Camp David avec Michelle et les filles, ceux de toute la planète au sous-développement durable. J’ai même lu, dans un grand quotidien du matin, sous la plume allègre d’un académicien français octogénaire, que son élection à la présidence des Etats-Unis venait de supprimer toute discrimination raciale outre-Atlantique. Quai Conti, cet optimisme des petits hommes en vert, couleur de l’espérance de vie. Il suffit pourtant de regarder la nouvelle carte électorale des Etats-Unis pour voir que l’énorme majorité des Etats du Sud ont voté McCain. Au point qu’on aurait une vue aérienne de la guerre de Sécession (1861-1865). Le retour de Scarlett O’Hara en surcharge pondérale après abus de Big Mac et de not-diet Coke ? Rien ne nous dit qu’en cas d’échec d’Obama, hélas prévisible, on ne mettra pas en cause sa couleur dans ce pays où il n’y aurait plus, depuis le 4 novembre 2008, de racisme.