30 octobre 2011

Info Culture – Festival de Québec – 28 octobre 2011

28 OCTOBRE 2011

par Serge Lefrançois

DIANE TELL SUR UN AIR DE JAZZ AU CABARET DU CAPITOLE

Née à Québec, Diane Tell est entrée au Conservatoire de musique à l’âge de 6 ans pour étudier le violon.
En 1977, elle enregistre un premier album. Elle connaît le succès en 1981, comme première artiste féminine québécoise en tant qu’auteur, compositeur et interprète. Elle s’installe en France en 1983 et vit maintenant à Biarritz. Depuis, elle revient à l’occasion pour un spectacle, dont pour le Festival d’été de Québec.

On ne peut oublier ses grands succès : ¨Si j’étais un homme¨ et ¨La légende de Jimmy¨. Françoise Hardy a collaboré à l’une de ses chansons. Au milieu des années 90, elle enregistre à Londres un album, français et anglais, en compagnie de musiciens des Pretenders et de Wings, le groupe de Paul McCartney. Elle reprend ensuite des chansons de Boris Vian. Elle s’intéresse aussi à la photo.

Elle sort un nouvel album le 15 novembre prochain d’inspiration jazz, Rideaux ouverts, en collaboration avec Serge Fortin et réalisé au Québec. Dans le cadre du festival de jazz de Québec, elle performe au cabaret du Capitole ce 27 octobre, avec son spectacle, un air de jazz. Sobrement vêtue, la petite dame à la grande voix, mélodieuse et juste, s’entoure de 4 musiciens (piano, guitare, contre basse et batterie), Serge Fortin l’accompagne pour quelques pièces.

Un décor sobre et le spectacle a duré plus de deux heures. Elle interprète ses grands succès, des airs de son nouvel album et de celui sur Boris Vian, Dr Boris et Mister Vian. Elle offre aussi une pièce de Charles Aznavour et une de Françoise Hardy. Au rappel, elle revient avec 3 pièces et termine par une chanson de son nouvel album, suivant ¨Si j’étais un homme¨.

Le groupe jazz Parc x trio fait la première partie, trois jeunes musiciens de Montréal, qui interprètent trois pièces de leur premier album.

Une très belle soirée, dans une salle à pleine capacité (550 personnes), où le public a paru conquis et a manifesté une ovation bien méritée.

Benoît Sarrasin : piano
Lg Breton : guitares
Fred Beauséjour : basse et contre-basse
Louis Gagné : batterie
Serge Fortin : choeurs, voix et guitare
Diane Tell : guitares acoustiques et voix

http://www.lecapitole.com

crédit photos: Lise Breton

Galerie photos : http://espace.canoe.ca/breton2010/album/view/857032/3

19 mai 2010

En concert à Paris le 25 mai – Jazz Jazz Jazz

Vous trouverez tout le programme de la semaine sur un précédent post ICI

La critique du concert de mai dernier au divan du monde ICI

Le billet de Charles Deghelt sur le concert de Meslay du Maine ICI

03 avril 2010

Docteur Diane et Miss Tell : Vian et le Jazz – article Fnac Live – 30 mars 2010

Photo : Pascal Bejean au studio SFR, février 2010(il n’était malheureusement pas à la FNAC)

Heureusement qu’Internet existe ! Depuis la sortie de l’album Docteur Boris & Mister Vian en novembre, aucun journaliste de la presse écrite traditionnelle (en kiosque) n’a jugé intéressant pour ses lecteurs de signaler l’existence de cet enregistrement.* J’ai fait une seule interview pour La Croix qui n’est pas parue à ce jour. La presse écrite traditionnelle est ….

… un entonnoir. Beaucoup de propositions, peu de sélectionnés et presque toujours les mêmes. Internet est ….

… une passoire. Tout y passe. Le bon, le mauvais, et tout – ce que la presse ignore.

Denis a signalé dans un commentaire le papier qui suit, anonyme** et publié sur le site Fnac Live. Merci l’auteur ! Vive Internet !

Docteur Diane et miss Tell : Vian et le jazz

30/03/2010

Est-il encore nécessaire de présenter Diane Tell ? Oui et non. Oui, parce que depuis quelques années la dame s’est faite assez discrète auprès du très grand public. Son dernier album en 2004, « Popeline », n’a pas été à la hauteur commerciale des succès du début. Non, parce qui peut oublier cette magnifique chanson, la plus belle chanson d’amour écrite et chantée par une femme, « Si j’étais un homme ». Qui peut oublier l’une des plus belles voix québécoises (et je dirais même francophones), ce timbre si unique qui est capable en quelques mots de vous coller des frissons et vous emporter très loin.

Diane Tell a poursuivi, à sa manière, la voie tracée par les Diane Dufresne en s’imposant dans un milieu assez masculin. Au contraire de Diane Dufresne, elle est, dès ses premiers titres en 1977, auteure, compositeur et interprète dans un monde où les femmes ne sont bien souvent qu’interprètes. Diane Tell a ouvert la voie aux Lynda Lemay, Ariane Moffatt …

Aujourd’hui, Diane, la plus française des québécoises, revient avec un album « Docteur Boris et Mister Vian ». Comme son titre l’indique, cet album est consacré à Boris Vian. Ces derniers mois, de nombreux hommages ont été consacrés à celui qui a fait connaître le jazz en France. Dans ce foisonnement, l’hommage de Diane Tell est original. En effet, Diane Tell a déniché des titres moins connus du grand public et reprend des standards de jazz que Boris Vian avait traduit en français. Alors que Diane Tell voyageait plutôt dans des univers musicaux entre chanson et pop, cette incursion dans le jazz va peut-être en surprendre quelques uns. Pas ceux qui la connaissent bien car Diane est, d’une part, capable de tout chanter vocalement mais aussi et surtout parce que dès les débuts, le principal point fort des albums de Diane Tell, c’est la qualité des arrangements et leur raffinement musical. Si on enlève les synthés typiquement années 80, Diane Tell flirte déjà avec le jazz. Sur l’album « Chimères », en 1982, on retrouve ni plus ni moins, le grand Michel Cusson du groupe « Uzeb ». Cet album, ce n’est pas seulement un hommage à Boris Vian, c’est un hommage, une célébration à ce jazz qui fait partie de la vie de Diane depuis toujours.

Dans ce nouvel album, on vogue au gré de ballades jazzy ou d’envolées swing. Je préfère les deuxièmes car plus gaies mais c’est un goût tout à fait personnel. On a plaisir à retrouver la grâce et la finesse de Diane ; celles-là même qui nous avaient séduites dans les années 80 et qui ne se sont pas estompées, bien au contraire. Celles et ceux qui ont eu le plaisir de voir Diane sur scène avec ces chansons, ils vous diront combien la passion, la sincérité et la générosité animent cette artiste.

Dans la vie, on n’est sûre de rien mais il est fort à penser que de là-haut, Boris Vian est heureux de voir s’ajouter une nouvelle interprète à son répertoire.

* L’exception qui confirme la règle, un mot dans Femme actuelle

** Emmanuelle est l’auteur de ce texte et d’autres textes sur la culture québécoise.