07 novembre 2008

Le Parisien du 6 novembre 2008

le 6 novembre 2008

Loisirs & Spectacles

SCENE.

Les comédies musicales tiennent le coup


Genre autrefois peu apprécié des spectateurs français, les « musicals » n’hésitent plus à jouer la concurrence dans les salles parisiennes.
La plupart du temps, le public suit. C’est le cas avec « Je m’voyais déjà » et « le Roi Lion » .

Sébastien Catroux

Depuis la rentrée, les murs parisiens débordent d’affiches de comédies musicales. Pourtant, il était encore acquis, il y a peu, que le public français ne goûtait pas ce genre de spectacles. A quelques exceptions près telles « Starmania » et « Notre-Dame de Paris ». Ou encore, plus récemment, « le Roi Soleil ».

Ce temps-là est révolu. Dorénavant, les salles n’hésitent plus à programmer ces shows en chansons et le public répond le plus souvent présent. A l’image de « Je m’voyais déjà », lancé le 2 octobre au Théâtre du Gymnase à Paris (400 places). Adoubé par Charles Aznavour lui-même, ce spectacle construit autour de ses chansons affiche selon ses producteurs un taux de remplissage de 80 % et projette de revenir après sa fin programmée le 8 janvier dans un lieu plus vaste.

« Un contexte de crise »

Succès avéré depuis son arrivée en France il y a un an, « le Roi Lion » réside, lui, en une déclinaison à grands renforts de costumes du dessin animé des Studios Disney. Ce seigneur de la jungle et du tiroir-caisse joue d’ailleurs à domicile au Théâtre Mogador, une salle aux mains de la société Stage Entertainment France, la détentrice des droits de ce bulldozer du genre. Quant au « Grease » adapté du film du même nom, il s’est installé depuis le 8 octobre au Théâtre Comédia (1 000 places) et bénéficie d’une critique bienveillante.

Ah, la funeste critique… Avec ces spectacles aux destins étroitement liés au bouche-à-oreille des spectateurs, elle joue à plein son rôle prescripteur. Selon son producteur Nicolas Talar, « Rabbi Jacob », à l’affiche du palais des Congrès depuis le 16 septembre, en a fait les frais. « Nous avons eu des critiques compliquées dans des publications à forts tirages, explique-t-il. Cela n’a pas créé l’engouement. Sans compter le contexte de crise et le sentiment de récession qui ne nous a pas aidés. » Résultat, cette comédie musicale calquée sur le film réalisé par Gérard Oury en 1973 ne fait pas le plein. Toujours selon Nicolas Talar, elle attire en moyenne 1 200 personnes par soir pour une capacité de 1 800. Au total, 100 000 spectateurs étaient attendus jusqu’au 30 novembre, mais seulement 50 000 étaient comptabilisés la semaine dernière. « Ce n’est pas pour nous une opération bénéficiaire, concède-t-il. Mais nous avons resserré le spectacle et nous sommes finalement satisfaits de l’ambiance dans la salle. » Malgré ce revers de fortune, il est envisagé d’emmener « Rabbi Jacob » en province pour une tournée de quarante dates. Mais pas avant le deuxième trimestre 2009.

« Je m’voyais déjà » jusqu’au 8 janvier au Théâtre du Gymnase, 38, boulevard Bonne-Nouvelle, Paris X e . Places : de 29,60 € à 61,50 €. Rens. : 01.42.46.79.79.

« Le Roi Lion » au Théâtre Mogador, 25, rue de Mogador, Paris IXe. Places : de 25 € à 150 €. Rens. : 08.20.88.87.86. « Grease » jusqu’au 31 janvier 2009 au Théâtre Comédia, 4, bd de Strasbourg, Paris Xe.

« Rabbi Jacob » jusqu’au 30 novembre au palais des Congrès, porte Maillot, Paris XVI e . Places : de 32 € à 63 €. Rens. : 01.40.68.00.05. Loisirs & Spectacles

24 juillet 2006

Le Parisien – Les Louves sur France Inter 2006

02 février 2005

Le Parisien – Popeline – 5 février 2005


Diane Tell signe un joli retour

Musique/Nouveauté

Emmanuel Marolle | 05.02.2005

ELLE A RETROUVÉ les bonnes vieilles habitudes. Celles d’une époque où l’on prenait le temps de faire un disque, où les albums n’étaient pas noyés au milieu d’une concurrence impitoyable et vivaient tranquillement. A 47 ans, Diane Tell a mis pas loin de huit ans pour peaufiner son nouvel enregistrement, « Popeline » (lire ci-contre), après « Désir, plaisir, soupir », passé plutôt inaperçu en 1995. Dans le métier, « digérer un échec » se dit poliment « prendre du recul ». Diane Tell, elle, a vraiment mis la musique entre parenthèses. « Je me suis lancée dans l’humanitaire. On m’a proposé de participer à Air Solidarité, un rallye aérien en faveur des populations africaines. J’ai fait plein de photos, que j’ai exposées. Tout cela m’a pris du temps . » « Une cousine française » Et voilà « Popeline », qui va bien à Diane Tell, mélodiste toujours talentueuse, arrangeuse aérienne et fondue de pop, comme l’indiquent le titre du CD et quelques reprises inattendues. Pour commencer, elle adapte le groupe anglais Coldplay en français. Puis, elle fait de même avec une chanson de Sarah McLachlan, artiste canadienne folk-rock, superstar aux Etats-Unis. « Quand j’étais adolescente, ma référence, c’était Joni Mitchell, explique Diane Tell. Ensuite, il y a eu Suzanne Vega et, plus récemment, Björk ou Alanis Morissette. Sur cet album, je voulais une musique identique à toutes ces artistes, comme une cousine française. » Sur le fond, Diane Tell dit que cette « Popeline » qu’elle chante, c’est elle « à différents moments ». Dans la chanson-titre, elle écrit « ça fait bizarre de vieillir », puis un peu plus loin « elle a appris à prendre et à lâcher prise ». L’auteur confirme. « J’ai fait un atout de tout le temps pris pour ce disque. Du coup, j’ai l’impression que c’est comme un premier album où j’ai tout mis. »

Le Parisien

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