29 mai 2012

Capsules Chaumont – 5/5 ! Depuis Montréal ça joue, ça chante, ça jase !

Nous avons enregistré et filmé le concert donné à l’Astral à Montréal lors du Festival en lumière en février 2012… à cette occasion, une mise en image du concert et une interview tout autour ont été réalisées par Pascal Chaumont des Productions Chaumont, sa collaboratrice Aline Viens et avec le soutien de Serge Fortin. Nous devons la prise de son à l’excellent David Laurendeau ! Toute l’équipe (nos invités en plus) se retrouvera aux Francofolies de Montréal le 8 juin ! Retrouvez la liste des participants ici !

 

 

14 mai 2012

Le monde – Romantique – mai 2011

Romantique

LE MONDE | 10.05.2012

Par Marlène Duretz, C’est tout Net !

 

Osez le romantisme. « @Osezleromantism s’est abonné à vous @marzoune ». A la lecture de ce message sur mon compte Twitter, et avant même de consulter l’activité de mon nouveau « follower », je me suis surprise à fredonner la chanson de Diane Tell : « Je t’appellerais mon amour Insisterais pour qu’on se voit Et t’inventerais un programme à l’allure d’un soir de gala. Mais je suis femme et, quand on est femme, ces choses-là ne se font pas. » Il est vrai que mon profil Twitter n’en dit pas bien long sur son propriétaire tandis que le vôtre stipule qu’« Ãªtre un homme romantique moderne, c’est pas si facile » et propose « des conseils pour la comprendre, des idées pour la surprendre #Paris#Romantique ». Toujours avec Diane Tell en tête, je prends le chemin de votre timeline : « Ces histoire d’amour démodées N’arrivent qu’au cinéma (…) Ah, si j’étais un homme, je serais romantique. »

 

Si j’étais un homme. Vos tweets rendent compte de l’activité du blog Osezleromantisme.com et se font également le relais des suggestions – essentiellement à Paris et en Ile-de-France – avancées par les uns et les autres. @LilliePinto appuie cette démarche d’un « bon les gars, allez, follow@Osezleromantism ; ça ne vous fera pas de mal ». Les romantiques à la traîne trouveront des idées de balades amoureuses pour le week-end, des adresses de bars et restos « prometteurs » ou, à « alcôves », des sorties culturelles pour « arrêter le temps » ou encore une sélection de films à regarder à deux, « bien au chaud ». A moins qu’ils ne s’attardent sur les « principes de base du romantisme moderne » et ses quatre règles d’or : « Pensez toujours surprise, créez les occasions, ne la ramenez pas sur ce que vous avez fait et jouez la carte « parce que tu le vaux bien ». » Mais attention aux écarts de conduite : « Ne pas confondre romantisme et petites attentions ! » Un bon filon pour ceux qui, restés à l’âge éculé de la Rome antique en matière de séduction, aimeraient à gagner d’être « contre les femmes, tout contre ».


duretz@lemonde.fr

Évidemment, je chante toujours cette chanson en concert ! Mes enregistrements live sont rares, voici 2 versions récentes enregistrées en public !

Live à l’Astral – Montréal – Festival en lumière – février 2012

Clip audio : Le lecteur Adobe Flash (version 9 ou plus) est nécessaire pour la lecture de ce clip audio. Téléchargez la dernière version ici. Vous devez aussi avoir JavaScript activé dans votre navigateur.

Live au Grand Studio d’RTL – Paris – mai 2012

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Quelques versions récentes commercialisées en France, au Canada et sur les plate-formes numériques.

Stephanie – The voice – France – avril 2012

Marie-Chantal Toupin – Onze grands succès à ma manière – Canada – avril 2012

Carol Welsman – Journey  – Canada – mars 2012

Carolanne d’Astous Paquet – Star academie – Canada 2009

75 ans 75 chansons – Diane Tell (version TV Radio Canada)  – Canada – novembre 2011

 

21 février 2012

L’astral – Les critiques sur 98,5 et celle de Philippe R. sur Ruerezzonico.com – le 21 février 2012

Publié le 21 février 2012 par bambino1062

Photo courtoisie Montréal en lumière – Jean-François Leblanc

Rideaux ouverts: Tell quelle

 

C’était la rentrée du disque Rideaux ouverts. On ne pouvait trouver mieux. On avait déjà vu Diane Tell dans un contexte de performance intimiste, mais rarement voit-on une artiste se présenter devant public avec le désir d’être à ce point sans fard. Rideaux ouverts ? Fenêtre toute grande ouverte, oui… En fait, lundi soir, Diane Tell a été un véritable livre ouvert en mode acoustique et en formation électrique, souvent, longtemps et énormément.

 

Par Philippe Rezzonico

Ça faisait longtemps que la Québécoise immigrée en France avait mis en marché un disque au Québec avant qu’il ne soit disponible dans l’Hexagone, d’où cette première à L’Astral pour le festival Montréal en lumière. Une seule performance unique. Pas de redite. C’est pour ça que les spectateurs ont remarqué plein de gens filmer la prestation. En vue d’un DVD à venir ? Non. Archives personnelles de l’artiste qui voulait en garder un souvenir impérissable.

Si cela confirmait l’enthousiasme démontré par l’auteure-compositrice de se trouver au Québec pour cette première, j’ai l’impression que ce sont les spectateurs qui ont bondé L’Astral du parterre au plafond qui n’oublieront pas de sitôt.

Show unique, comme on disait. En première partie, des tas de succès du passé (Gilberto, Je pense à toi comme je t’aime, Faire à nouveau connaissance, Savoir, Si j’étais un homme, La légende de Jimmy) offerts en mode minimaliste, épuré, country-folk, le tout nappé de tas de guitares sèches, de contrebasse, d’accordéon et de guitare slide. Du gros terroir bien humide.

En deuxième portion, rien de moins que l’intégrale de Rideaux ouverts en séquence – ce que Diane Tell n’avait jamais fait pour aucun de ses disques -, avec une instrumentation plus électrique qui versait parfois dans le western swing. Que du bonheur dans les deux cas.

Jubilatoire

L’intérêt en première portion était double. D’un point de vue strictement musical, entendre les classiques de Diane Tell dans un enrobage dix fois plus organique que les versions du passé démontrait plus que jamais à quel point ces chansons-là étaient de grandes chansons pop, quoique trop souvent noyées dans les synthés. C’était l’époque.

Mais au plan humain, nous n’étions pas loin de la redécouverte. Depuis quelques années, Diane Tell s’est rapprochée graduellement  de son port d’attache après des années à profiter de sa France d’adoption.

En maniant l’auto-dérision à plein régime en parlant de son accent Made in France moins prononcé – « Ce n’est pas que je fais des efforts, je viens plus souvent » – , on voit qu’elle veut effacer définitivement cette impression d’étrangère qui lui a collé un peu injustement à la peau.

Rideaux ouverts, réalisé avec son compatriote de Val-d’Or Serge Fortin, l’a ramenée plus que jamais vers le Québec. Mais le fait de remplacer « De Montréal à Paris » par «  De Québec à Val-d’Or » dans Faire à nouveau connaissance est peut-être plus significatif que tout le reste. La grande séduction, comme le notait ma consoeur du 98,5 FM, Pascale Lévesque.

Diane Tell avec derrière elle, Serge Fortin (au centre), qui a réalisé avec elle l’album Rideaux ouverts. Photo courtoisie Montréal en lumière/Jean-François Leblanc.

 

Il fallait aussi voir Diane et mesurer son plaisir. Radieuse ? Totalement. Rayonnante ? Le mot est encore trop faible. Regardez ce sourire… Un photographe qui a pris une photo de Diane Tell sans sourire lundi a dû trafiquer son appareil.

Comme elle le disait au rappel, certaines des nouvelles chansons étaient interprétées pour une toute première fois sur scène. Cela a paru très souvent. Faut départ pour J’te laisse un mot et deux ou trois trous de mémoire de la part de la chanteuse. Tellement, en fait, qu’elle s’est demandée à voix haute combien de paroles elle allait oublier d’ici la fin du show. Curieusement, ça n’avait aucune importance dans le contexte.

Diane et Bono

On a adoré l’intro qui lançait En pointillé, véritable calque de Where the Streets Have No name, de U2. D’ailleurs, Diane avait remplacé son béret de première partie par une tuque du genre de celles que porte The Edge. Et on a aimé le gros riff gras de L’amour vacarme, la fougue de Il m’chatouille les papilles et la beauté pure de Je sais bien qu’un jour, offerte en mode piano voix, avec Benoît Sarrasin aux claviers.

Autres moments forts, ce rappel qui contenait Je suis en amour et Souvent longtemps énormément. La première a été jouée en version funk, comme si nous étions 30 ans en arrière, tandis que la seconde a eu droit au concours de Anodajay, qui avait également participé à Les cinémas-bars en première partie.

Chaque fois, le grand chanteur s’est approprié les classiques de Tell avec son phrasé à mi-chemin entre le slam et le hip-hop. Pour Les cinémas-bars, ce fut lui et puis la chanteuse en succession, dans des versions « garçon et fille ». Pour Souvent longtemps énormément, ce fut une fusion maîtrisée avec Anodajay qui se chargeait des couplets et Tell du refrain, comme on l’avait vu à L’Autre gala de l’Adisq. Belle finale.

Finale du spectacle, oui, mais pas fin des émissions pour Diane Tell. Les lumières n’étaient pas rallumées depuis dix minutes, les spectateurs faisaient encore la queue pour le vestiaire, quand elle s’est pointée de nouveau sur scène pour jaser avec des fans.

Tell quelle, jusqu’à la fin. Et même plus.

Lire dans le contexte ici

Ecoutez la critique de Pascale Lévesque sur 98,5 FM dans l’émission de Paul Arcand

Ecoutez la critique de Thérèse Parisien sur 98,5 dans l’émission de Paul Houde

(Jean-François Leblanc est un excellent photographe québécois, l’officiel de Spectra, il couvre tous leurs festivals !!!) d.t.

 

21 février 2012

Concert à L’astral – Montréal en lumière – Les critiques du 21 février 2012

Photo: André Pichette, La Presse

Montréal en lumière – Diane Tell à l’Astral – le 20 février 2012 - Critiques du concert dans Le Devoir, Le Journal de Montréal et La Presse

Diane Tell à Montréal en lumière

Née Fortin, une deuxième fois

Sylvain Cormier 21 février 2012 Musique

La dernière fois, aux Francos en juin 2010, c’était les retrouvailles. Faire à nouveau connaissance, littéralement. Diane Tell y donnait, pour l’essentiel, son album de standards de jazz tels que rimés par Boris Vian (Docteur Boris et Mister Vian, paru l’année d’avant): son répertoire à elle y avait la part congrue, comme si la chanteuse en était encore là-bas, comme si elle nous chantait en direct de son Biarritz d’adoption. On était bien content de la retrouver quand même. Et réciproquement, cela se sentait.

Hier soir à L’Astral, c’était pour la resplendissante Diane l’étape suivante: une sorte de deuxième naissance locale. Née Fortin, une deuxième fois. Avec l’accent de la fille de Val-d’Or retrouvé. L’auteure-compositrice québécoise pionnière des années 70 avait franchi, plus que l’océan, une sorte de Rubicon: la distance qui l’éloignait d’elle-même et de nous.

Entourée d’une nouvelle équipe de musiciens d’ici, dont l’inestimable Benoît Sarrazin au piano et tout un tas de guitaristes d’allégeance folk-rock éminemment nord-américaine, elle semblait vouloir embrasser tout le continent. Il en était magnifié, ce nouvel album — Rideaux ouverts —qu’elle proposait intégralement en deuxième partie, gagnant en vigueur et en saveur, trouvant sa vérité dans l’instrumentation tout en pickings et strummings heureux. Il y avait des Byrds et du Tom Petty et du T-Bone Burnett dans ce jingle jangle d’électriques et d’acoustiques.

Bien plus que les versions du disque, on avait envie de décerner un certificat d’authenticité à ces moutures mieux nourries des J’te laisse un mot, Attends, Sur ta plage, chansons nées de la rencontre aux fêtes du 75e de Val-d’Or avec un autre Fortin de sa région d’origine, ce Serge frère d’esprit. Bien plus que dans le souvenir qu’on en avait, les belles d’hier et d’avant-hier avaient de la dimension, des racines. Quelle bonne idée c’était de les aligner en première partie, ces chansons si familières, Savoir, Gilberto, Faire à nouveau connaissance, Si j’étais un homme, que la cuisson sur bois de guitare révélait à l’oreille enfin décrassée des milliers de diffusions à la radio FM: c’était comme si j’entendais pour la première fois La Légende de Jimmy, libérée de sa gangue synthétique.

C’était bon de voir Diane Tell ravie comme une petite fille, tellement contente de chanter pour L’Astral plein, en jouissive complicité avec les siens, éternelle gamine sous le béret. Puisse-t-elle, ai-je pensé en chemin vers Le Devoir, ne plus jamais nous quitter longtemps et enregistrer d’autres albums plus nord-américains encore. Nous la voulons ainsi, nôtre et fière de l’être.

Diane Tell en deux temps

Marc-André Lemieux – lundi 20 février 2012

Devant un public captif, la chanteuse a revisité ses classiques avant de proposer ses nouvelles compositions

Diane Tell s’est payé la traite pour sa grande rentrée montréalaise : une dizaine de musiciens l’accompagnaient sur la petite scène de l’Astral.

On s’attendait à en avoir que pour ses vieux tubes. On faisait fausse route. Les nouvelles chansons de Diane tell s’avèrent tout aussi convaincantes que ses anciennes.

C’est un spectacle en deux parties que Diane Tell nous a présenté hier à l’Astral : une première axée sur ses anciens tubes et une seconde consacrée aux titres de son dernier album, Rideaux ouverts. Force est d’admettre qu’il s’agit d’une formule plutôt inusitée pour une artiste de sa trempe. Habituellement, les vétérans de la chanson préfèrent répartir leurs vieux tubes également sur toute la durée de leurs prestations, histoire de mieux nous faire digérer leurs nouvelles compositions.

 

© Tzara Maud / Le Journal de Montréal

Crescendo acoustique

Placée sous le signe de la simplicité, la première moitié du concert a rapidement pris des airs de crescendo.

Diane Tell a entamé le concert tout en douceur avec le joli Gilberto. Assise sur un tabouret au milieu de la scène, la chanteuse a gratté sa guitare sur ce vieux tube de 1979.

Après un long aparté durant lequel elle a notamment ri de son accent mi-français, mi-québécois qui a provoqué l’ire de la presse dans les années 1980, la musicienne a poursuivi avec J’suis mordue, un morceau inédit de Boris Vian sur une musique de Duke Ellington.

Épaulée par le contrebassiste Fred Beauséjour pour Rue d’la flemme, Diane Tell a enchaîné avec Je pense à toi comme je t’aime pendant que d’autres complices faisaient leur apparition.

Le spectacle a véritablement pris son envol avec Faire à nouveau connaissance, marquée par l’entrée en scène du claviériste François Therrien et des choristes Josée Lefebvre et Catherine Léveillé.

La chanteuse a maintenu le cap avec la jolie Savoir et l’incontournable Si j’étais un homme, introduite par le pianiste Benoît Sarrazin et saupoudrée d’accordéon. Parmi les moments forts de cette portion acoustique, signalons le trop court passage d’Anodajay. Le rappeur québécois s’est emparé du micro pour une langoureuse Cinémas-bars, avant que son hôte verse dans la surenchère avec une version jazzy du même titre.

Électrique

Diane Tell n’a pas lésiné sur les efforts – et les moyens – pour nous faire apprécier les dix pièces de Rideaux ouverts, offertes les unes à la suite des autres au retour de l’entracte. Entourée de neuf musiciens, dont Serge Fortin, qui a coécrit et coréalisé l’opus avec elle, l’étoile a sonné la charge avec En pointillé et Attends dans une facture électrique.

Outre un petit accro sur J’te laisse un mot (que le groupe a dû reprendre après quelques mesures), cette deuxième partie s’est déroulée rondement, grâce à une série de chansons aux accents country qui ont transformé l’Astral en véritable saloon (l’irrésistible Il m’chatouille les papilles). Certes, Diane Tell a oublié les paroles de quelques titres, mais ça n’a pas gâché notre plaisir.

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L’événement Montréal en lumière se poursuit jusqu’à dimanche.

Diane Tell participera au spectacle de clôture de Montréal en lumière, une soirée hommage à Jacques Brel intitulée Ne me quitte pas. Luc De Larochellière, Bïa et Marc Hervieux, Pierre Lapointe, Marie-Élaine Thibert, Paul Piché et Pierre Flynn seront aussi de la partie, le 26 février à 14 h et 20 h.

Alain Brunet – 21 février 2012

Diane Tell ouvre ses rideaux

Hier soir, Diane Tell a fait preuve d’audace en choisissant de bouleverser la stratégie habituelle, c’est-à-dire attaquer la matière d’un nouvel album au début d’un spectacle que l’on conclut généralement par des valeurs sûres.

Ainsi, la première tranche de son nouveau spectacle a été réservée à ses tubes et classiques. D’abord Gilberto, seule à la guitare à cordes de nylon, l’organe vocal en voie d’échauffement. L’accent, lui, avait retrouvé quelques couleurs d’Amérique, a-t-elle fait remarquer avec l’approbation de son public venu remplir L’Astral. Elle a enchaîné avec une chanson interprétée en solo, J’suis mordue de Boris Vian sur une musique de Duke Ellington. Frédéric Beauséjour s’est ensuite joint à elle avec sa contrebasse, on s’est retrouvé Rue d’la flemme.

LG Breton (guitares) et Maxime Lalane (batterie) ont transformé le duo en quartette, c’était Je pense à toi comme je t’aime en mode acoustique. Et c’était idem pour Faire à nouveau connaissance, avec quelques compléments vocaux et synthétiques. On s’est alors mis à taper des mains, on était en terrain vachement connu. Pour l’incontournable Savoir, la formation était presque complète: six accompagnateurs dont le guitariste soliste Bob Champoux, musicien dont on a deviné l’allégeance country-rock. Benoît Sarasin se joindra aux claviers pour la fameuse ballade Si j’étais un homme, le tout coiffé par l’accordéon de François Therrien.

On devinait alors que Diane Tell avait encouragé ses musiciens à ajouter leur touche à chaque interprétation – en bon français, à «jammer les tounes». Même constat de groove pop folk avec une presque bucolique Légende de Jimmy. Pour conclure la première partie, Anodajay, rappeur d’Abitibi comme on le sait, est venu présenter une version hip-hop jazz des Cinéma Bars, l’une des plus anciennes du répertoire de Mme Tell, que cette dernière a reprise en «version fille».

Au retour de la pause, la chanteuse et son band québécois ont pris du muscle, du voltage et du volume. Les guitares acoustiques ont été troquées pour les électriques, le rythme s’est montré plus costaud, les voix plus amplifiées. Rideaux ouverts, album de Diane Tell écrit (majoritairement) de concert avec le confrère abitibien Serge Fortin (qui officiait aussi aux claviers, guitares et choeurs), a été joué dans son intégralité. Le tout coiffé par des rappels classiques et un ultime rap d’Anodajay: Je suis en amour, On a beau, Souvent longtemps énormément… Malgré ce côté bonne franquette, malgré le manque de peaufinage et les erreurs techniques que révèlent les débuts de cycle, ce nouveau contenu a passé la rampe.

La fenêtre de Diane Tell, expatriée depuis de nombreuses années, reste bien ouverte sur son public d’Amérique.

Musiciens :

Piano : Benoît Sarrasin

Guitares : LG Breton

Basse et contrebasse : Fred Beauséjour

Batterie et percussions : Maxime Lalanne

Guitares : Bob Champoux

Chœurs : Josée Lefebvre

Chœurs : Catherine Léveillé

Claviers, clarinette, accordéon : François Therrien

Voix guitares : Serge Fortin

La chanteuse guitariste : Diane Tell

Équipe technique

Lumières : Guy Chevrier

Son : Dan Meier

Directeur technique : Mathieu Pontbriand

Invité

Anodajay

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Les liens – Lire dans le contexte : Le Devoir – La Presse – Le Journal de Montréal

17 février 2012

Diane Tell en bonne compagnie

Diane Tell ne foulera pas les planches de l’Astral en solitaire, lundi soir. Pour sa rentrée montréalaise, elle sera accompagnée de sept musiciens, deux choristes… et un rappeur. En effet, Anodajay viendra pousser la note sur Jamais su, une pièce comprenant un échantillonnage de Souvent, longtemps, énormément, un vieux succès de la chanteuse. « On ne pouvait pas faire ce passage à Montréal sans lui ! », s’exclame l’auteure-compositrice en entrevue.

Diane Tell présentera un concert en deux parties : une première – acoustique – consacrée aux chansons les plus connues de son répertoire et une seconde – électrique – réservée aux titres de son dernier album, Rideaux ouverts. Enregistré au Québec et réalisé avec la complicité de Serge Fortin, l’opus est arrivé dans les bacs en novembre dernier.

« On a décidé de jouer l’album en entier de A à Z sans interruption. On ne va pas mélanger les anciens titres avec les nouveaux. On essaie de ne pas faire un melting pot », explique la chanteuse.

On a dit de votre dernier album qu’il « assumait sa québécitude ». Qu’en pensez-vous ?

Les gens peuvent bien dire ce qu’ils veulent ! Je savais que je voulais enregistrer ce disque au Québec, chose que je n’avais pas fait depuis mon départ pour l’Europe au début des années 1980. J’ai passé beaucoup de temps au Québec ces dernières années. Ça m’a permis de rencontrer beaucoup de monde. En 2010, j’ai participé aux célébrations entourant le 75e anniversaire de Val d’Or, la ville où j’ai grandi. C’était très émouvant de revoir ma maison, mon école… C’est là que j’ai fait la connaissance de Serge Fortin. Il assurait la mise en scène du spectacle. Entre nous, la chimie a si bien opéré que j’ai fini par lui proposer de co-réaliser tout l’album avec moi !

Êtes-vous heureuse de l’accueil que le public a réservé au disque ?

Sortir un album avant Noël, c’est comme conduire dans le trafic : pour espérer avoir une visibilité, on doit laisser la cohue passer. Nous sommes qu’au début du processus. C’est un travail de longue haleine qui va durer au moins un an.

Vous devez lancer Rideaux ouverts en France le 6 mars. Quel est votre plan d’attaque pour promouvoir sa sortie ?

On va faire tout ce qu’on peut pour faire savoir qu’il existe. On va participer à diverses émissions de télé, présenter des concerts, donner des entrevues… Le travail amène le travail. Plus on est présent, plus les gens pensent à nous. Je ne crois pas qu’on aurait pensé à moi pour l’hommage à Jacques Brel si j’étais restée au fin fond du Pays Basque !

Vous avez toujours pris grand soin de votre site web. On peut d’ailleurs y trouver des centaines d’articles à votre sujet. Pourquoi investissez-vous autant de temps et d’énergie sur votre site internet ?

Puisqu’on vit dans un monde de l’image, c’est important d’être présent sur le web. Ça permet au public d’entendre nos chansons. Il n’y a plus beaucoup de musique à la télévision, tandis qu’à la radio, les nouveautés se font rares… Surtout pour une artiste comme moi : les DJ trouvent ça plus facile de tourner mes vieilles chansons que mes nouvelles.

Marc-André Lemieux – Publié le: mercredi 15 février 2012, 22H30 – photo I Art sur I Phone/D.Tell -Diane Tell se produira à l’Astral lundi à 20 h

Quand Tell chante Brel

Diane Tell figure parmi les nombreux artistes qui participeront à la soirée de clôture du festival Montréal en lumière : un hommage à Jacques Brel. Entourée de Luc De Larochellière, Marc Hervieux, Marie-Élaine Thibert, Paul Piché, Pierre Flynn, Bruno Pelletier, Bïa, Pierre Lapointe et Danielle Oderra, elle saluera la mémoire de cet immortel de la chanson francophone. Diane Tell interprétera deux pièces du légendaire auteur-compositeur belge durant le concert.

Lire dans le contexte ici