25 novembre 2011

LA PRESSE – AUX SOURCES DE DIANE TELL – 19 NOVEMBRE 2011

photo : s.fortin dans La Presse papier

Publié le 18 novembre 2011 à 23h00 | Mis à jour le 18 novembre 2011 à 23h00

Aux sources de Diane Tell

ALAIN BRUNET – LA PRESSE

Rideaux ouverts est un album sans fard. Sans cette sophistication pop à laquelle la chanteuse nous a habitués. Nous ne sommes ni dans les archives de Boris Vian, ni dans l’exploration jazzistique, ni dans les collaborations avec des cracks de réputation internationale. Nous sommes aux sources de Diane Tell. On ouvre les rideaux, on aperçoit Val-d’Or où elle est née et y a grandi jusqu’à l’adolescence.

«En retournant en Abitibi, confie-t-elle, j’ai été bouleversée. Ça fait 28 ans que je vis en France, je ne m’étais pas rendue à Val-d’Or depuis 17 ans.»

Diane Tell, il faut le rappeler, a quitté l’Abitibi pour aller vivre à Montréal lorsque ses parents se sont séparés. Elle y est rarement retournée depuis, son père ayant fondé une seconde famille là-bas. Malgré cette cassure importante dans son existence de jeune fille, les souvenirs du bled natal étaient assez chers pour qu’elle accepte de participer aux événements du 75e anniversaire – en 2010. Le spectacle commémoratif y avait accueilli des musiciens de la ville et de la région: La Chicane, Samian, Raoul Duguay, Dany Bédar, Dany Aubé, pour ne nommer que ceux-là. Le tout fut mis en scène par un certain Serge Fortin, auteur-compositeur-interprète transplanté à Montréal et qui gagne aussi sa vie en tant que prof d’histoire.

Photo : B.Charlot sur le site La Presse.ca

Ce retour aux sources, inutile de l’ajouter, a déclenché quelque chose chez Diane Tell:

«J’avais alors l’idée de faire un album avec des musiciens québécois. Serge Fortin fut le premier à répondre à l’appel. Nous partageons le même nom de famille (je suis une Fortin) et… ce garçon a été mis au monde par mon père!» s’exclame l’interviewée, arborant ce sourire craquant qu’on lui connaît.

«Cet album est peut-être celui que je n’ai pas fait en sortant de mon conservatoire d’Abitibi, sous la direction de monsieur D’Avignon et de monsieur Rebello, conservatoire qu’on avait aménagé sous les bureaux du poste de police. Somme toute, cette motivation d’avoir travaillé avec des créateurs de là-bas était assez personnelle.»

Puis elle est rentrée à Biarritz. Diane Tell et Serge Fortin ont commencé par la confection d’une chanson, elle a fait la musique, il a fait le texte.

«À vrai dire, confie-t-elle, je ne pensais pas faire cet album au départ, mais nous nous sommes sentis emportés par ce mouvement de travail à deux. Nous avons fait des chansons de chaque côté de l’océan. J’enregistrais des mélodies dans la cuisine je les balançais sur l’internet, il me faisait parvenir des mots. Pendant deux ou trois mois, nous avons échangé ces informations et nous avons finalement convenu de faire un album à deux. Ainsi, j’ai surtout fait les musiques il a surtout fait les textes, mais il y a des exceptions. Par ailleurs, Serge a senti le besoin de partager son mandat et m’a présenté deux collaborateurs. Benoit Sarasin, compositeur et pianiste montréalais, a créé deux musiques. Alain Dessureault, poète de Val-d’Or qui a écrit deux textes. Au 75e de Val-d’Or, il avait présenté un poème sur l’Abitibi devant 15 000 personnes; nous étions tous en larmes!»

Rideaux ouverts n’est pas un album aussi stylisé, convient Diane Tell, très à l’aise avec ce choix qu’elle justifie sans se faire prier:

«Mon album Popeline, par exemple, a été créé au cours d’une longue période, de grands musiciens y ont participé. Alors que celui-ci a été fait à Montréal à Studio Planète avec de jeunes musiciens québécois peu connus sauf peut-être Dany Bédar, un gars de l’Abitibi qui joue bien de la guitare. Je ne connaissais pas ces musiciens, j’ai préféré garder ça simple. Donc, guitare, piano, Hammond B3, batterie, basse.»

Et pourquoi le titre de cet album? Rendons-nous à la septième chanson. On lorgne alors une fenêtre dont les rideaux s’ouvrent. On y voit une femme, création poétique de Diane Tell et de ses collaborateurs:

«Du début à la fin, explique la principale intéressée, cet album ne parle que d’amour. C’est revendiqué! Nous avons créé le personnage de cette femme qui se trouve dans une relation amoureuse, je dirais mature. Or, cette relation partira à vaux l’eau pour finalement s’éteindre. Un jour, elle ouvrira ses rideaux. On lui chatouillera les papilles, elle rencontrera quelqu’un, revivra l’amour vacarme pour atteindre de nouveau la maturité amoureuse. L’album se termine avec Je sais bien qu’un jour, une belle chanson de femme que j’ai encore du mal à interpréter jusqu’au bout. À Val-d’Or, lorsque je l’ai entonnée l’autre jour à l’occasion du lancement, j’ai vu des kleenex sortir des sacs à main.»

Le 18 novembre
Ecouter aussi la Critique de l’album d’Alain à Radio Canada
Alain Brunet à Radio Canana

Voir dans le contexte ici

13 novembre 2011

24 HEURES PROMO ! – ou plutôt une grosse semaine ou deux ! c’est parti !

cliquez sur l’image pour agrandir !

Voilà ! C’est parti pour deux grosses semaines de promotion autour de la sortie au Québec et au Canada de l’album « Rideaux Ouverts ». Cette page sera constamment remise à jour notamment pour les horaires de diffusions des émissions. La liste est incomplète, c’est juste un « A SURVEILLER », venez souvent sur cette page pour suivre le programme.

A SURVEILLER

TV

Entrevue avec Marie-Chrsitine Proulx pour Salut Bonjour le 14 novembre (diffusion le lendemain ?)

Les lionnes le 15 novembre

2 filles le matin diffusion le 16 novembre

Pour le plaisir enregistrement le 16 novembre diffusion le 17 novembre, perfos : Rideaux Ouverts et Je sais bien qu’un jour

RDI matin week end avec Louis Lemieux en direct le samedi 19 novembre de 8h15 à 9h voir le passage ici

Belle et Bum en direct samedi 12 novembre à 21 heures : voir En pointillé ici

Fidèle au poste, diffusion en janvier 2012

Chaîne Mlle tournage de l’émission Par ici la sortie le 15 novembre (chez Soupe Soup) diffusion le 2 décembre

Benezra reçoit sur Musimax enregistrement le 17 novembre, diffusion le 30 novembre

Musimag avec Mike Gauthier sur Musimax, enregistrement le 17 novembre – Voir la vidéo ici

LE WEB

Blogue Pose-café avec Brigitte, joli billet « 2 questions pour réussir »

En musique.ca annonce la sortie de l’album

Entrevue avec David Nathan pour le Blog Danone Canada

BOOM FM le blogue d’Annie, interview

CANOE TV petite interview, extraits du clip !

CANOE NEWS Rideaux ouverts sur l’amour

Québec Spot Media Un album 100% amour 100% Québec

RADIO

Le 18 novembre – Critique de l’album
Thérèse Parisien chez Paul Houde 98.5
Le 18 novembre
Critique de l’album
Alain Brunet à Radio Canana

Le 18 novembre
Critique de l’album
Sylvain Ménard chez Paul Arcand 98.5

Patrick Masbourian me reçoit samedi 19 novembre à Bouillant de Culture

C’est bien meilleur le matin en direct le 15 novembre

Plus on est de fous, plus on lit en direct le 1 er novembre

Vendredi 18 novembre, toute la journée, entrevues sur les ondes des radios de région

Entrevue avec CIME FM (Rythme fm / Laurentides), Mélissa Lussier

PRESSE

La Presse, interview avec Alain Brunet

Le journal de Montréal le samedi 12 novembre, interview. lire l’article ICI

Chatelaine numéro de décembre, interview

Métro Montréal entrevue (pas encore publié)

Allo Vedettes entretien (pas encore publié)

Echos Vedettes interview (pas encore publié)

DIVERS

Lancement à Val d’Or jeudi 3 novembre

Lancement à Montréal lundi 14 novembre

Actuellement en pré-commande et en écoute sur I Tune Canada

Journée de promotion à Québec le 21 novembre à confirmer

15 juin 2010

La Presse – Le 14 juin 2010 – Alain Brunet – Critique du Concert de la place des arts

Diane Tell en plein virage… jazz

Alain Brunet
La Presse

En cette soirée dominicale, le parterre était plein, les balcons convenablement garnis d’un auditoire fervent pour ne pas dire comblé. Au terme de son retour jazzy en terre québécoise, Diane Tell pouvait se targuer d’avoir négocié ce virage avec succès.

J’voudrais encore être amoureuse, la première à être interprétée, était l’entrée d’un menu gastronomique à multiples services, pour reprendre la métaphore de la musicienne, et dont l’objet essentiel était à chanter du jazz à la «Maison-neuve». Long menu, indeed, d’une femme qui s’applique à revenir au jazz en formule acoustique. Formule sobre et compétente. J’en imagine déjà froncer les sourcils. Opportunisme? Inéluctable destin des chanteuses pop en quête de marché «adulte»? Dans le cas qui nous occupe, nenni. Férue de jazz depuis l’adolescence, Diane Tell a su choisir un répertoire francisé par feu Boris Vian, en plus de relire ses propres «classiques» en leur conférant une touche jazzistique plus qu’acceptable.

Ainsi, elle a choisi d’attaquer moult standards signés Lorenz Hart, Oscar Hammerstein, Richard Rogers, Harold Arlen, Ted Koehler, Guy Wood, Robert Mellin, Jerome Kern, bref la crème des grandes décennies Broadway, reconvertie en jazz moderne et relue par Vian à la fin des années 50. Inédits pour la plupart, ces textes de haute volée n’ont pas pris une ride.

Les non jazzophiles y verront peut-être une approche surannée, et c’est tant pis pour eux. Les férus du genre, eux, ne pourront nier que cet exercice a été fait dans les règles de l’art. Diane Tell, en tout cas, n’a rien à envier à toutes ces chanteuses ayant conquis leurs parts de marché jazz pop, toutes ces Stacey Kent, Sophie Millman et autres Carol Welsman, pour ne pas nommer Diana Krall. D’accord, cette dernière est une bonne pianiste et peut compter sur d’excellents accompagnateurs. Or, Diane Tell a su qui embaucher : le pianiste français Laurent de Wilde joue mieux que Madame Krall et les collègues québécois embauchés pour cette opération ont atteint un niveau on ne peut plus respectable – Robbie Kuster, batterie, Jean-Sébastien Williams, guitare, Éric Auclair, contrebasse.

Avec quelques petites libertés prises dans les textes de Vian, le nouveau répertoire de Diane Tell trouve même une spontanéité supplémentaire. Voyons voir la suite: Moi sans toi, une chanson de grand optimisme amoureux, Toi qui a pris mon coeur, une des plus grandes chansons d’amour absolu de l’histoire moderne (My One And Only Love), et puis Diane s’en va clopin-clopant avec Ma Chansonnette, pour ensuite se recueillir dans le Nana’s Lied de Kurt Weill – que Diane Dufresne a déjà reprise, rappellera-t-elle en toute honnêteté.

Au début de son spectacle, la chanteuse avait promis de ne pas être bavarde, mais… n’a pu s’empêcher de déployer un long monologue sur le mode Perrette et le pot au lait, évoquant les dividendes potentiels que rapporterait une vie professionnelle plus intense… et se concluant sur une ode aux jours fériés et un swing blues que Vian avait intitulé Rue de la flemme (Easy Street).

Tout ce que veut Lola, jouée sur rythme funk à la Horace Silver, raconte ensuite l’acte de séduction d’une irrésistible conquérante. Et laisse couler les mots comme il le faut. Après le beau temps? La pluie: J’en ai marre de l’amour, superbe ballade déclinée sur un swing lent et des balais qui cajolent la caisse claire. S’ensuit un gospel, un texte de foi: Il tient le monde dans ses mains. Et re-swing avec Lui, toi et moi. Et re-calme avec la suave Vous auriez bien pu. Et ainsi de suite jusqu’aux rappels.

Après l’incontournable Gilberto et une apparition de la collègue Andrea Lindsay (qui assurait la première partie du programme), elle aura repris Si j’étais un homme. Réharmonisée, cette version m’a d’ailleurs semblé nettement supérieur à l’originelle. Après avoir déambulé sur Les trottoirs du Boulevard Saint-Laurent, elle aura conclu avec l’interprétation inédite (sur scène) et jazzifiée de Reste avec moi, chanson que Mouffe et François Dompierre avaient créée pour le film Bonheur d’occasion.

De manière générale, la Québécoise de Biarritz aura trouvé le juste équilibre dans le ton, le phrasé, les nuances d’intensité, la délicatesse de la prononciation. Chanteuse de jazz, Diane Tell? Peut-être pas, mais elle devra songer sérieusement… à faire durer le plaisir!

PLUS PLUS – RETOUR SUR LES FRANCOS

ALAIN BRUNET – LA PRESSE

Quant aux concerts, voici mes cinq préférés. D’abord Gaëtan Roussel, au sommet de son art. En deuxième, la performance en version sale de Jean-Louis Murat, enfin à la hauteur de ses albums. En troisième lieu, le retour en force de Salif Keita et sa formation très roots, d’une puissance incroyable. En quatrième, le retour de Mara Tremblay et ses guitaristes préférés. En cinquième, le retour au jazz de Diane Tell, superbes textes de Vian à l’appui. On passe à un autre sujet?

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