23 novembre 2009

Voyage en TSF et autres RDV avec Vous Via les Médias.

voyage en tsf

La diffusion du 20h de TSF est décalée à vendredi 27 novembre.
Et ce soir (24 novembre), “Plein Sud” sur RFI en direct de 20h30 à 22h30 (chansons live), puis “Sous les Etoiles Exactement” sur France Inter en direct de 1h à 2h du matin (chansons live).

Le 20 H de TSF le programme, c’est ici.

Sylvie (ses jambes sur la photo) et moi sommes passées par les mythiques studios de Radio Nova, TSF et Africa N°1, maison fondée par Citizen Bizot… un homme important malheureusement disparu. J’étais très excitée, peut-être l’ai-je été aussi à l’antenne… à surveiller dès le 23… les dates de diffusion des émissions que j’enregistre m’échappent…

L’article de Bruno Pfeffer sur Liberation.fr a été mis en ligne vendredi… il parle bien de l’album, a pris goût au Dr & Mr, joie de le lire, joie d’entendre les gens nous dire qu’ils ont aimé l’album et l’écoutent souvent !!! Que demander de plus ?

Nous avons jasé deux heures et demi dans les studios de Vivre.fm… ouf… un long tour de piste de mes débuts à nos projets actuels… voyage au domaine de ma vie – mon oeuvre… ça m’a épuisée ! A 21 heure mercredi, je m’endormais devant le match dont on cause toujours.

Vendredi avant de prendre le train, j’ai donné à Bamboo Music une longue interview filmée par Anne Greffe au Dôme. Bavarde, je suis bavarde ! Moi qui suis naturellement si solitaire…. Je parle du Dr & Mr comme de mon petit dernier, conçu dans l’amour, présenté avec amour !!!!

Lundi, je suis l’invitée de Laurent Ruquier sur Europe 1 dans l’émission On va s’gêner. Adorable de sa part de nous recevoir pile le jour de la sortie de l’album et annoncer le spectacle du 30 novembre à Paris. Vous connaissez les horaires de cette émission je suppose… 16h-18h ! J’enregistre aussi cette semaine Sous les Etoiles Exactement, j’y chanterai quelques extraits de l’album. Aucune idée de la date de diffusion… ces jours-ci peut-être.

J’apprends ce soir la disparition de Kriss, quelle tristesse… je pense à elle, sa voix, son âme, ses émissions, son visage, sa passion pour la radio, une reine à l’antenne, une perle disparue…  Je l’ai rencontrée pour Désir Plaisir Soupir, elle a écrit le magnifique texte accompagnant l’album à sa sortie. Je l’ai revue en 2006 lorsque je présentais Les Louves sur France Inter. Elle semblait guérie. Au revoir Kriss.

01 janvier 1996

Kriss Graffiti – Portrait

Kriss Graffiti
(écrivain, journaliste sur France Inter)
« Diane Tell est une créature qui a voulu devenir Créateur.
C’est un très grand blasphème dans le monde où nous vivons mais qui aurait pu lui être pardonné si elle n’avait poursuivi sa course vers l’abîme en y ajoutant d’autres forfaits, plus terribles les uns que les autres. Quelques exemples suffiront à vous permettre d’évaluer l’étendue de ses fautes.
Pendant que son interprétation de La légende de Jimmy restait 26 semaines au Top 50, elle citait publiquement Platon qui n’est pas, comme je l’avais d’abord cru, un choriste des Queen, mais un philosophe grec né 600 ans avant JC.
Vous avez entendu La Folie? Sur le dos d’un dinosaure s’est posée une alouette… L’alouette pécheresse s’est installée sur le monstre Show-Bizz c’est Diane, qui préfère l’écriture et la composition à l’exhibition en scène, et la cohérence avec elle-même aux arrangements faciles et aux tentations lucratives.
Mais la liste de ses crimes ne s’arrête pas là, c’est à peine croyable, Diane a quitté papa maman depuis l’âge de seize ans, et personne ne l’a dénoncée à la DDASS ou au juge des mineurs? On devrait la priver de télé pour la punir ! Impossible, elle ne communie pas avec les enchaînés, elle ne bronze pas devant l’écran chaotique. En un mot, ELLE N’A PAS DE TÉLÉ !!! Pire encore, elle préfère les librairies et elle est capable de lire plusieurs heures de suite SANS Y ETRE OBLIGEE !!!
Non, je ne peux pas continuer l’énumération de ses comportements asociaux, car cela pourrait provoquer des troubles de l’ordre public. Je ne vous dirai donc rien de sa vieille voiture brinquebalante, garée en pente pour pouvoir démarrer, ni des rendez vous qu’elle annule
les jours de pluie de peur de rester en rade. Je ne veux rien savoir non plus de la maison qu’elle bricole et repeint de couleurs vives à longueur de saisons, des collages qu’elle poursuit à l’encontre de
la « façon de vivre » socialement correcte.

Messieurs les jurés, vous savez maintenant à quel monstre vous avez à faire. Le procureur de la République requiert à l’encontre de l’accusée une vie de travaux d’intérêt public, consistant à gratter
le vernis des hommes qu’elle rencontre pour voir ce qu’il y a dessous. Affaire jugée ? Pas si sûr, car…
…quand on écoute la voix de Diane Tell, alchimie de murmures de jeune fille et de sensualité de femme, on est poussé à l’indulgence. La finesse de ses compositions (mais oui mais oui c’est elle qui compose), la douceur nostalgique ou enflammée de son interprétation, la force à vivre qui jaillit d’elle nous surprennent, au point qu’on oublie ses péchés et ses chagrins. Les mots de Diane sont comme les baisers doux amers qu’on échange avec la mer, juste après que l’écume de la vague soit passée sur nos têtes.
Qu’arrive t il donc dans ce monde entre ces électrons si différents, les femmes et les hommes ? « Ça devrait marcher, ça ne marche pas toujours… » Et puisqu’elle aime les philosophes et qu’elle est curieuse des idées, j’ai envie de lui répéter ce qu’inspirait à Lacan, grand psychanalyste devant l’éternel de nos inconscients, la question suivante : Vous qui avez entendu les témoignages intimes de milliers d’hommes et de femmes, qu’en retenez vous ? Après un long silence, il avait répondu « Je crois avoir compris qu’entre les hommes et les femmes euh quelque chose ne marche pas. »

Alors, on lui pardonne Platon et Alain, on ne lui en veut plus de n’avoir pas regardé le dernier assassinat en direct à la télé, on oublie Anglet et la frontière si proche, sa voiture nase, sa passion pour les films russes, les taches de peinture sur ses mains, toutes ses révoltes émouvantes et surtout de voir si clairement dans nos coeurs mis à nu, en nous montrant le sien.
Diane Tell, c’est le contraire de l’esbroufe. »