Derniers jours à Biarritz
Les frères Larrieu présentent ces jours-ci leur nouveau long métrage : » Les Derniers Jours du monde « . Et devinez où cette fin du monde-là a lieu ? Ici même, au Pays Basque, à Biarritz ! Pourquoi chez nous ? Parce que la fin du monde c’est tout partout idiote ! Hum, ça c’est ben vrai. Hâte de voir le film, milesker brothers ! Cette sensation de fin du monde ou plutôt de bout du plan du monde français où tout le monde ou presque se retrouve le temps des vacances qui tombe par miracle en même temps pour tous, nous y sommes. Mais dans une dizaine de jour, ce sera le désert sur mer. Les bout du mondistes auront fait marche arrière vers leur base, tapé maison sur le gps… et nous, et bien on va pouvoir respirer un peu. Prendre la voiture quand il pleut, au lieu de prendre une douche sur son deux roues, circuler sans tourner en rond, manger un clubsandwich sur le pouce sans se ronger les ongles une heure dans la file qui n’avance pas, boire un petit peu moins de rosé Clos Clémentine parce que ça commence à se voir…. Pour l’instant, la fête continue et ce petit reportage photo, le dernier de l’été je suppose, donne une idée de la belle ambiance qui domine encore les esprits un peu troubles des locaux de l’étape. Ici à Bidart, les Mandion fêtent le cinquantième anniversaire de leur mariage. Un dernier coup pour la route, elle sera longue pour ceux qui repartent, santé au film des frères Larrieu ! Vive les mariés !
Photos réalisées avec : I Phone 3GS et quelques chouettes applications.

















































Les derniers jours du monde : Un voyage initiatique à la recherche de l’amour perdu
Lu sur internet :
Publié par Mélanie Rostagnat
Mercredi 19 Août 2009 18h01
Il faut du courage pour rentrer dans la salle de cinéma. 2h10 sur la fin du monde, il y a comme un sentiment de déjà-vu. Et puis cette crainte de se retrouver devant un film bien français qui aborde un thème si cher au cinéma hollywoodien. Pourtant, malgré quelques longueurs, les frères Larrieu parviennent à nous surprendre car Les derniers jours du monde n’est pas un simple film sur l’apocalypse, c’est avant tout un film sur l’amour et le désir.
Un voyage initiatique à contre sens
A l’aube de la fin du monde, les frères Larrieu nous proposent un véritable voyage initiatique sur les routes de France et d’Espagne, inspiré du roman de Dominique Noguez. Voyage initiatique certes, mais que Robinson (Mathieu Amalric) emprunte malgré tout à contre-sens, comme s’il refusait de croire que son destin se confondra avec celui de toutes ces personnes qu’il croise sur son chemin. Comme s’il s’obstinait dans l’idée que sa vie et sa mort pourraient être différentes des autres. Comme s’il refusait le sens de l’histoire du monde.
Robinson se jette dans une véritable course-poursuite, une course contre la montre interrompue de flashbacks réguliers comme si, à quelques heures de sa mort, il voyait sa vie défiler. Il se lance corps et âme à la recherche de celle qui l’a envoûté, de celle qui l’a libéré de son épouse, Chloé (Karin Viard). Sur sa route, il retrouve une connaissance rassurante de Biarritz (Catherine Frot), un vieil ami (Sergi Lopez) et son ex-femme (Karin Viard). Des personnages que les frères Larrieu ont voulu cyniques. « C’est fou ce qu’on baise quand ça va pas », lance par exemple Karin Viard.
Dans ces situations pleines d’impudeur, chaque acteur relève le défi qui lui a été lancé. Mathieu Amalric convainc en amoureux fougueux qui refuse de se résigner. Catherine Frot parvient à nous émouvoir dans ce rôle de femme emprisonnée par une vie trop lisse. Et Karin Viard excelle dans ce rôle où on ne l’attend pas : elle ne fait pas sourire mais surprend par son fatalisme et sa lucidité.
Un film sur l’amour bien plus que sur la fin du monde
Les frères Larrieu s’attaquent ici à un thème cher aux blockbusters américains. Pourtant, la comparaison ou le parallélisme s’arrête là. Pas besoin de moyens surdimensionnés, ni d’un Paris qui s’effondre pour aborder le thème de l’apocalypse. Bien sûr, les effets spéciaux sont là : une pluie de cendre s’abat sur Biarritz, des bombes explosent en plein milieu des ferias, les cadavres se multiplient. Mais cette fin du monde paraît néanmoins plausible : l’actualité colle aux frères Larrieu. Dans un contexte marqué par la peur d’une pandémie de grippe A, chacun peut se mettre à imaginer un scénario catastrophe peut-être moins fou, mais tout aussi envisageable.
De toute façon, peu importe les explications plus ou moins crédibles. Finalement, la fin du monde n’est qu’un prétexte, comme un décor planté là derrière, tandis que la lumière est braquée sur les sentiments de ce Robinson. Un film, non pas basé sur un simple scénario catastrophe, mais un film qui se focalise davantage sur les dernières volontés, les plus humbles priorités d’un homme qui sait qu’il va mourir. Robinson se distingue de tous ces cadavres qu’il croise, de cette foule hystérique, de tous ces hommes qui ne cherchent qu’à s’évanouir dans un dernier plaisir charnel. Lui a d’autres ambitions. Juste de la retrouver.
Malgré un début très lent qui place le spectateur en situation de quasi-frustration, Les derniers jours du monde s’accélère, poussant les personnages dans une course frénétique et haletante. Si on peut regretter quelques développements à rallonge qui auraient pu être évités, l’odyssée des frères Larrieu reste une belle surprise, une agréable tromperie par rapport à nos attentes sur un tel sujet.
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Les derniers jours du monde selon les frères Larrieu et Mathieu Amalric
http://culturebox.france3.fr/all/2311/Les-fr%E8res-Larrieu-filment-%22Les-derniers-jours-du-monde%22-%E0-Toulouse/#/all/14002/Les_derniers_jours_du_monde_selon_les_fr%E8res_Larrieu_et_Mathieu_Amalric
Dominique Noguez, écrivain, one of my very favorite dude ! Je ne connaissais pas ce lien entre lui et le film, encore plus envie de voir ! Merci Nadine !
Bande annonce :
http://www.allocine.fr/video/player_gen_cmedia=18903036&cfilm=138194.html
Tiens, une photo du 33 tours de Peter Frampton « I’m In You » c’est pas tout jeune ça!!!!!!!!!
Peter Frampton – I’m In You (1977 Videoclip)
http://www.youtube.com/watch?v=M7ti4aYD-7Y
un autre « tube » de Peter Frampton :
Show Me The way :
http://www.youtube.com/watch?v=-uQwMTnmo_k
Bon reportage photos qui fait cinématographique avec le défilement des images…
J’y suis allé de haut en bas et cela me fait pensé à une pellicule qui défile même si cela existe plus… Mais c’est pas la seule ressemblance… On entre dans l’ambiance ou la psychologie des sujets ou des lieux me semble-t-il…
Le réalisateur cinéma ferait des gros plans comme cela… En s’approchant sur des détails qui parlent… Ici ils sont pris avec le iPhone…
Tiens une photo d’un 33 tours de Léonard Cohen, album: The Songs Of Leonard Cohen.
Poète, romancier et auteur-compositeur (Montréal, Qc, 21 sept. 1934 ). Cohen est l’un des écrivains canadiens les plus influents et les plus populaires des années 60, et ses chansons font de lui une vedette de réputation internationale. Issu d’une famille aisée de WESTMOUNT, Montréal imprègne l’ensemble de son oeuvre, malgré de longs séjours en Grèce et en Californie. Il est associé à une communauté bouddhiste Zen de Los Angeles. Après des études à l’U. McGill et à l’U. Columbia, il se consacre à plein temps à l’écriture et à ses autres activités artistiques, en particulier à la chanson. Son premier recueil de poésie, Let us Compare Mythologies, paraît en 1956….
La chanson de Léonard Cohen « Suzanne » reprise par Graeme Allwright & Maurane:
http://www.youtube.com/watch?v=iBebepCq4jc
Quelques critiques sur « Les derniers jours du monde » :
Première :
Gael Golhen 4 étoiles
Autant vous prévenir : Les Derniers Jours… est un film déroutant que certains trouveront, au premier degré, trop long, inégal et bourré d’effets spéciaux cheap. Pourtant, armé d’un second degré aiguisé, le film devient un chef-d’œuvre tragi-comico-romantique sensuel et délirant. Un festival érotomaniaque qui évoque à la fois Robbe-Grillet, Romero et Demy. Les cinéastes multiplient les scènes oniriques et tragiques, les dialogues hors sujet truculents, déploient un sens du setting musical incroyable (il faut voir comment les chansons, notamment celles de Léo Ferré, dramatisent les scènes) et font preuve d’une direction d’acteurs époustouflante. Les Derniers Jours… fait résolument souffler un vent frais sur le cinéma français.
Télé 7 jours –
Julien Barcilon 1 étoile
Les frères Larrieu reprennent à leur compte un thème cher aux blockbusters américains. Mais pas de sauveur musclé en vue, juste une poignée de comédiens chevronnés entraînés dans une singulière odyssée, brindezingue et gentiment lubrique.
Télérama -
Pierre Murat 0 étoiles
Deux moments réussis. [...] Soit cinq minutes, au total, sur 2h10 d’ennui (l’ennui n’est pas un critère, d’accord, mais à ce point-là, il le devient) et de maladresse. [...] Ça se voudrait philosophique et burlesque, ce n’est que ridicule et prétentieux. Franchement nul à la fin [...].Si l’ambition était le seul gage de la réussite d’un film, ils [les frères Larrieu] seraient au top. Mais il faut un peu de talent, aussi. Et là…
Pour en savoir plus :
http://laposte.premiere.fr/film/Les-derniers-jours-du-monde/%28affichage%29/press
La fin du monde, bof même si c’est inéluctable, même si c’est au bord d’une piscine à Bidart, même si c’est au milieu de gens bien (ne seraient-ce pas des patissiers?), même si le rosé est bon…..
La fin du monde, même pas après 50 ans de vie auprès de LA personne d’une vie, même pas contre une bourriche d’huîtres.
La fin de la semaine, après un ch’ti concert ce jour, en l’église de Bidart, pour écouter Anne Etchegoyen, ……. et j’ai ouie dire Diane en duo, pourquoi pas??????