Colorblind-Expo Photo Diane Tell-(Miles Davis)
Diaporama de l’Exposition Colorblind cliquez ici : colorblind_gd
COLORBLIND
Deux inséparables compagnons sont de tous mes voyages. Une guitare et un appareil photo. J’ai chanté partout où mon regard s’est posé, pris des photos dans tous les lieux où ma voix m’a portée. En Inde, dans le Kerala, au lever du jour, glissant au ralenti jusqu’au cœur du labyrinthe des Backwaters. En Afrique, sous des millions d’étoiles entourée de musiciens improvisant sur les musiques de la femme blanche. Sur les hauts plateaux de Bolivie essoufflée manquant d’oxygène éblouie par l’éclat de la lumière. D’autres mondes à peine effleurés et qui nous pénètrent à vie. Mes photos deviennent les îlots d’une mémoire où je peux toujours revenir, me souvenir, me réjouir. J’offre mes airs contre quelques clichés. Ces prises, je les archive, les expose, les transforme ou non. Parfois beaucoup plus tard je reprend la pose. La photo de Miles Davis par exemple. Prise dans les années 70 à Montréal, j’ai réalisé son « pixou » 25 ans plus tard.
La réalité propose, le regard dispose. L’instrument de photographie capture une image, la technique la transforme. Ainsi va la création de chacune de mes images. Pas de démarche personnelle particulière, le désir me prend et me guide dans une aventure photographique qui dure depuis l’adolescence. C’est tout simple et assez fort. J’aime les nouvelles technologies mais n’ai jamais abandonné l’argentique. Dans les années 90, le travail du photographe Peter Beard en Afrique m’a beaucoup inspirée. Ses photographies de rhinocéros, de lions, d’éléphants et autres scènes de la savane en noir & blanc sur lesquelles il dessine, colle, superpose, re-cadre, colore à l’infini, je suis sous le charme du photographe, de son histoire et de son travail. En 1996 mon premier grand voyage africain en petit avion me permit de renouer passionnément avec la photographie. J’ai réalisé beaucoup de photos avec un Leica mais notre avion fut cambriolé quelques jours avant notre retour en France et tous les films exposés ou non ont disparus. J’avais également emporté un des tous premiers appareils numériques Fuji. De ce merveilleux voyage, m’est resté le contenu de quelques cartes mémoires et un film. De ces images, j’ai réalisé mes premiers pixous (images retravaillées à la palette graphique…). Pour combler le manque de matière. La qualité des fichiers numériques réalisés avec ces petits appareils n’était pas très bonne en 96, les redessiner en haute définition à la manière de P. Beard allait peut-être produire quelque chose d’intéressant. Voilà comment et pourquoi sont nés mes premiers « pixous ».
Je n’ai pas de plan ou d’idée préconçue de la photo que je veux faire. Au moment de la prise, j’attache beaucoup d’importance à la lumière et au cadre. Pour le reste, c’est à dire le sujet, je me laisse séduire par ce qui m’entoure. D’une image en noir et blanc je fabrique une autre image en couleur tout aussi imparfaite ou irréelle que l’originale. A la recherche de l’imperfection je trouve mon idéal : équilibre ou déséquilibre entre réalité regard et technique.
La photographie en noir et blanc est par nature colorblind (daltonienne), elle ne permet pas de distinguer les couleurs. Sur ces images, la couleur aveugle (to blind), artificielle éclatante, elle éblouit.
photos : Diane Tell / photorama : Jérôme Deluze
Exposition Colorblind à La Tuilerie du Bazalac | Chambres d’hôtes B&B | 7 bis route des Corbières | 11800 Trèbes | http://www.latuileriedubazalac.com – Jusqu’en septembre.












Bonjour Diane,
Tes photos sont très intéressantes, pas banales. J’aimerais bien pouvoir me rendre à cette exposition.
Comme on dit, si la tendance se maintient, je serai dans la région parisienne (Montparnasse) à la mi-aoùt et ensuite à La Rochelle pour deux jours. J’ai hâte.
Mes salutations les meilleures.
Marie
Quelques renseignements sur le photographe Peter Beard :
PETER BEARD :
Capteur d’images immémoriales sur une terre de mythes et de légendes, le Kenya, Peter Beard est l’animiste de la photographie moderne, l’homme qui croit en l’âme de ces objets plats et figés. Parce qu’il y a toujours un sujet à l’origine. Parce que le temps détruit tout, surtout aujourd’hui. Dans le sillage de l’auteur d’Out of Africa, Karen Blixen, Beard fige les silhouettes séculaires de majestueux pachydermes et de splendides reptiles.
Aussi, lorsqu’il rencontre les Stones dans la faune des seventies, les fauves au destin si fulgurant (et si permanent) vont être intimement captés. Pour ces blancs amoureux du blues du noir Muddy Waters, plainte héritière de l’esclavage, la rencontre devait s’écrire.
Sur du celluloïd, sur du papier ou se mélangent à nouveau les profils et les mouvements. Avec des traces
de peinture, des légendes gravées, des collages, des redécoupages, et surtout le refus du formatage.
Exploser les cadres, rendre unique chaque épreuve, séquencer les instants, être hors du temps.
L’exaltation juvénile et brutale de Mick Jagger et l’existence fantomatique de Keith Richard deviennent alors tout à la fois organiques et magiques, exilés pour l’éternité sous une forme brute et sans âge. Avril 2003 : Les Stones sont toujours là, Peter Beard aussi..
http://www.3declic.net/FR/magazine/N10/galerie_kamel_mennour/peter_beard/peter_beard.php
Quelques photos de Peter Beard :
http://www.slide.com/r/uBLwTLJ67D9WYb8MrMIhqjyKl96aPbXQ?previous_view=TICKER&previous_action=TICKER_ITEM_CLICK&ciid=72057594262241988
Merci Nadine, de bons liens, le second donne une bonne idée du travail de P.B. dont je parle dans mon petit texte. Enjoy ! Ca vaut le coup d’oeil.
Petit vidéo de l’endroit sur YouTube :
http://www.youtube.com/watch?v=nJ1Irv1YVp8
Il y a aussi des choses en tapant Peter Beard sur Youtube ou Dailymotion, du travail plus récent…
En tous les cas, il n’a vraiment pas peur des éléphants même après avoir eu une attaque et les mannequins non plus…
Et je suis maintenant rendu avec les dessins de son neveu Alex Beard :
http://www.alexbeardstudio.com/drawings/?page=1
Bonjour Diane! Je sait pas ou mettre le lien,donc je vais le mettre ici,
Alord ces un site d’une chanteuse que jaime bien,et elle fait de la bonne musique,
Et j’ecris son site pour donner des ider a l’equipe de Diane Tell,et elle a un beau site,
Voici http://www.sherylcrow.com Bonne visite,plus on a des ider,mieux que sait!
Du 16 Octobre 2009 au 17 Janvier 2010 , la Cité de la Musique à Paris propose de retracer le parcours musical et personnel de Miles Davis :
Organisée avec le soutien du Miles Davis Properties, l’exposition de la Cité de la musique propose de retracer le parcours musical et personnel de Miles Davis, de la ville de son enfance, East Saint-Louis, jusqu’au concert rétrospectif qu’il donna sur le site même de La Villette à Paris, à quelques semaines seulement de sa disparition. A partir du milieu des années 1960, Miles Davis fit apparaître sur ses disques la mention ‘Directions in Music by Miles Davis’ plutôt que son nom seul. En hommage à cette démarche visionnaire, ce sont chacune de ces ‘directions’ que le visiteur pourra découvrir au fil d’un parcours regroupant des clichés pris par les plus grands noms de la photographie musicale, des extraits vidéo de ses concerts, des instruments dont il joua lui-même ou dont jouèrent ses compagnons de route, des partitions rares et des tenues de scène, des documents liés à la réalisation de ses albums, des pressages originaux de ses grands disques ainsi que des oeuvres d’art, tableaux ou sculptures, qui témoignent d’une aura qui excède largement la seule sphère de la musique.
http://www.evene.fr/culture/agenda/we-want-miles-28395.php
Chouette alors ! J’espère ne pas rater cette exposition ou installation ! Je devrais leur proposer mes photos du concert de Miles auquel j’ai assisté !!!! non ?
Colorblind s’est aussi une chanson de Counting Crows un groupe américain de rock alternatif.
Un clip réalisé à partir de la chanson de Counting Crows, Colorblind.
http://www.dailymotion.com/video/x68tfa_colorblind_creation
Le mot colorblind est aussi employé aux États-Unis pour la politique et on voyait des t-shirts avec le mot colorblind et Obama…
Je vais rester dans la musique… Colorblind est aussi le titre d’un album de Robert Randolph & The Family Band. Et ENCORE MIEUX que cela il y a une chanson portant le titre de »DIANE ».
http://en.wikipedia.org/wiki/Colorblind_(Robert_Randolph_album)
J’écoute le titre sur Musicme et c’est pas mauvais… J’aime cela…
» You so special, my lovely Diane »
Les liens sur wikipedia ne se copient pas partout… J’imagine que ce sont les parenthèses ou bien que quelque chose d’autre qui fait en sorte que le lien ne se copie pas en entier…
Allez un autre lien parlant de Robert Randolph sur un chat où il parle de la chanson…
http://espn.go.com/sportsnation/chat/_/id/12796
‘Paige, Colorado
I’ve gotten the chance to see some of the new stuff live, and so far Diane is by far my favorite. Who is Diane, and which song(s) do you enjoy playing the most?
Robert Randolph (3:22 PM)
There is no Diane really. Diane is like Michael Jackson’s Billie Jean. We started with some funky guitar riffs and wanted to write a life/love celebration song. It’s about a girl who says she isn’t into you but really is and you chase her until she comes around. Most guys can relate to it. »
J’aime bien cela la musique funky moi aussi…