02 décembre 2012

DESTINATION PHOTO – LE MAGAZINE – oct. nov. déc. 2012

(cliquez sur les images pour une lecture un peu plus claire)

Le magazine DESTINATION PHOTO No. 2, en kiosque depuis octobre et disponible jusqu’à la fin décembre, propose (entre autres) un article fort intéressant sur la « I photographie » – JAMAIS SANS MON I PHONE – c.a.d. la photo avec I Phone, ce que j’appelle sur mon site l’I Art !

Téléchargez l’article en version PDF ici pour une lecture claire et complète du dossier JAMAIS SANS MON I PHONE ! Vous pouvez aussi vous procurer le magazine chez le marchand, excellent numéro avec des articles sur Nicolas Bouvier, Yann Arthus-Bertrand, autour de Jack Kerouac et tout pour le voyageur photographe ! Vous pouvez également suivre l’actualité des parutions et les billets de la rédaction ici.

Sur mon site, dans la rubrique Voyage, vous pouvez voir beaucoup d’images réalisées avec mon I Phone !

07 août 2012

ROSEQ – Moulin Marcoux – Critiques du concert – aout 2012

3 août 2012 – Par Denise Paquin

Diane Tell a fait le tour de ses 30 ans de carrière dans un tour de chant ponctué de notes d’humour, de souvenirs et d’anecdotes. – Photo: Denise Paquin

Diane Tell fait une belle escale à Pont-Rouge

Diane Tell était heureuse d’être au Moulin Marcoux de Pont-Rouge hier soir, et on l’a crue sans réserve tant sa joie est contagieuse.

En deux heures, devant une salle comble, l’auteure-compositrice-interprète a résumé 30 ans de carrière et une vie partagée entre Biarritz et Val d’Or, heureuse de retrouver sur la route du ROSEQ ce Québec qui l’a retrouvée il y a deux ans.

Sur un ton léger, l’oeil pétillant et la main agile sur la guitare, Diane Tell a chanté ses incontournables «Gilberto» et «Si j’étais un homme», premiers succès de la première auteure-compositrice-interprète du Québec récompensée par l’Adisq, a-t-elle rappelé. La chanteuse a même révélé avoir monté pour la première fois cet été en Gaspésie sur le fameux «bateau vert et blanc» de la chanson.

Les aigus tremblent un peu, mais le public est ravi de réentendre ces succès presque adolescents qui ont propulsé la chanteuse en en France au début des années 1980. Au fil de son tour de chant, elle a rappelé ses collaborations avec Françoise Hardy – «Faire à nouveau connaissance» – et Michel Berger – «La légende de Jimmy», décédé exactement le 2 août 1992, et à qui elle a rendu hommage. Elle chante aussi «Ma chansonnette», tirée de son précédent album jazz «Docteur Boris et Miser Vian».

Le public a offert une ovation debout à Diane Tell.

Sur un ton enjoué, passant de l’accent français à l’accent québécois, Diane Tell raconte des anecdotes sur sa vie et sur ses découvertes au Québec. Elle égrène au passage quelques chansons de son nouvel album «Rideaux ouvert», composé et réalisé avec Serge Fortin, un Fortin comme elle en était une avant Tell. On retiendra la belle «J’te laisse un mot».

Contrairement à d’autres chanteurs, Diane Tell n’a jamais voulu reprendre éternellement ses premiers succès, et n’a pas cessé de composer. Et elle a raison.

Tell quelle

Par Valérie Paquette – Lundi, 06 Août 2012 – Photo : I Art autoportrait D.Tell

Devant un public qu’elle a su charmer alors qu’elle était au sommet de sa gloire, Diane Tell s’est présentée radieuse au Moulin Marcoux. Visiblement heureuse de baigner dans une salle aussi chaleureuse, elle en a profité pour confier des histoires qui, entremêlées de pièces d’hier et d’aujourd’hui, ont permis à tous d’en apprendre un peu plus sur cette Abitibienne d’origine.

Diane Tell, née Fortin, a brisé la glace en interprétant, pour son défunt père du même nom, L’astre qui me veille. Sachant d’emblée réaffirmer son grand talent de guitariste, celle qui dit avoir fait ses premiers pas de créatrice à une époque où les femmes servaient principalement de muses aux hommes a depuis vu plusieurs homologues emprunter le même sentier qu’elle. Rappelons que Tell a d’ailleurs été la première femme à recevoir le Félix d’« auteur-compositeur-interprète de l’année ».
 

Cette année-là, certains s’en souviendront, Diane Tell a connu tout un succès avec Gilberto, pièce que le public pont-rougeois a accueillie avec beaucoup d’enthousiasme, le 2 août dernier. Cet enthousiasme n’a pas diminué alors que de la bouche de l’artiste se sont échappés les mots Moi, j’ai aimé trop souvent… Les spectateurs en ont évidemment profité pour unir leurs voix à celle d’une femme dont le bleu des yeux n’a en rien perdu de son éclat au fil du temps.

S’il brille toujours autant, ce bleu, c’est peut-être que la chanteuse vit de ces histoires qui sont loin d’appartenir à l’ordinaire. Voyez par vous-mêmes! Une semaine avant son passage au Moulin Marcoux, Diane Tell a vu pour la première fois de sa vie le fameux bateau vert et blanc. Construit par son père puis vendu avant même que Tell puisse y monter, l’embarcation baigne aujourd’hui dans la baie de Gaspé. Un concert donné dans cette région fut l’occasion pour un spectateur d’indiquer à la chanteuse où se trouvait le bateau. Vous comprendrez qu’elle n’a pas manqué sa chance d’y monter et d’y verser, sans pouvoir les retenir, des larmes de joie.

Ne se gênant pas pour reprendre des pièces qui lui plaisent bien, Tell a aussi choisi de piger dans son répertoire le plus récent pour composer son spectacle. Ainsi, aux côtés de son acolyte Serge Fortin, lequel est monté sur scène pour l’accompagner l’instant de quelques airs, elle a partagé le fruit de Rideaux ouverts. À saveur décidément country, ce nouvel opus de Diane Tell va certes dans une direction à laquelle elle n’a pas habitué son public. Si ce dernier a tout de même bien accueilli les quelques nouveautés qu’a partagées la chanteuse, mentionnons tout de même que La légende de Jimmy, entre autres succès, a été reçue plus chaleureusement.

27 juillet 2012

Acadie Nouvelle – Juillet 2012 Interview et Critique (Bathurst-N.B.)

Diane Tell continue de répandre sa musique à la grandeur de la planète. – Gracieuseté: P. Davisseau

ENTREVUE

Samedi 21 juillet 2012

Martin Roy

Diane Tell demeure humble après 35 ans de métier

Diane Tell est sereine. Après 35 ans de métier, elle continue de déposer ses mots et sa musique dans un univers aujourd’hui parsemé de défis: elle tourne moins à la radio et, comme tous ses autres collègues, elle fait face à la chute des ventes de disques.

Elle en est consciente, mais elle ne s’en fait pas, confie-t-elle en entrevue téléphonique, car le feu de la création l’anime toujours et elle réussit, malgré tout, à épancher sa soif de se dire à travers ses chansons et à glaner de nouveaux publics qui retrouvent une Diane Tell à la page tant dans sa création que dans les moyens de la diffuser.

Diane Tell a connu un succès monstre à la fin des années 1970 et dans les années 1980 et 1990 avec des titres comme Gilberto, Si j’étais un homme ou La légende de Jimmy. À travers les années, son public a changé, tout comme elle. Certains fans du début l’ont quittée pour embrasser de nouvelles idoles, certains autres lui réclament toujours ses tubes qui ont fait la pluie et le beau temps sur les palmarès.

Mais Diane Tell affirme avec aplomb ne garder aucune nostalgie de ces années où elle vivait une carrière rugissante en Amérique du Nord et en Europe. Pas plus qu’elle ne se lasse de refaire Si j’étais un homme ou La légende de Jimmy en spectacle. Au contraire, elle refuse de lutter contre le phénomène. Néanmoins, elle revendique encore sa place dans la stratosphère artistique des créateurs actuels en proposant des textes toujours empreints d’amour, de romantisme et de sensualité auxquels elle donne vie avec sa magnifique voix mi-velours, mi-cristal qui ne se déforme pas. Elle fait trotter ses chansons sur des notes pop-rock auxquelles se mêlent quelques riffs de folk et même de country, comme son plus récent album, Rideaux ouverts, son 14e titre en carrière, sorti en novembre 2011.

«Il y a deux façons de durer dans mon métier. La première, c’est de remixer (rechanter toujours) les mêmes chansons avec lesquelles on a connu un grand succès. Moi j’ai choisi l’autre façon, la plus difficile, celle de continuer d’écrire, de créer. Je dirais que j’ai plutôt une forme d’allergie à recycler les choses. Et quand créer répond à un besoin vital, il ne faut pas s’en priver», exprime Diane Tell avec une voix doucereuse.

L’auteure-compositriceinterprète québécoise, qui demeure depuis de nombreuses années en France, est en tournée en solo ces jours-ci avec le Réseau des organisateurs de spectacles de l’Est du Québec (ROSEQ). Elle s’arrêtera d’ailleurs mercredi, à 20 h, à l’Espace culturel La Bibitte de Bathurst, pour un spectacle dans lequel elle offre un florilège de ses classiques mêlés à ses plus récentes chansons.

«J’avais fait une tournée en 2005 (dans la foulée de la sortie de son disque Popeline), mais je n’allais pas dans les régions lointaines. Présentement, je fais de très belles petites salles qui me permettent de rencontrer un nouveau public. Les gens viennent et découvrent tout mon répertoire, version guitare-voix. Une fois qu’ils ont entendu les titres les plus connus, les gens découvrent mon nouveau travail. C’est très bien comme ça», affirme Diane Tell en toute simplicité.

En plus de persister dans la création, Diane Tell prend de plus en plus plaisir à manipuler la technologie. Elle nourrit de manière assidue son site Internet (dianetell.com) et se passionne pour la photographie depuis plusieurs années. Elle commence également à manipuler la vidéo afin de mettre ses chansons en images. Elle possède d’ailleurs son propre canal sur YouTube.

«Aujourd’hui, les gens n’écoutent plus la musique; ils la regardent. D’ici la fin de l’année, tout mon album Rideaux ouverts devrait être mis en images. J’espère qu’au moins une ou deux chansons vont passer à l’as grâce à ça. Bien sûr, on ne peut pas forcer le monde à s’intéresser à ce que l’on fait, mais je sens quand même un intérêt depuis que j’utilise la technologie. La communication par le biais d’Internet permet d’être accessible à un plus grand nombre et c’est très pratique à cet égard», souligne Diane Tell.

Du reste, Diane Tell s’occupe de sa boîte de production et globetrotte, comme elle a l’habitude de faire depuis longtemps. Elle fait régulièrement des sauts de Biarritz, où elle a élu domicile, à Montréal et se permet au moins un grand voyage par année. Elle a entre autres visité la Birmanie, le Chili, l’Argentine, l’Île de Pâques et l’Inde et participé à quelques missions humanitaires en Afrique au cours des dernières années. Elle est également une pilote d’avion monomoteur aguerrie.

«Les voyages m’ont beaucoup inspirée pour la photo. Par contre, mes chansons ne sont pas tellement “cartes postales“; elles sont plus introspectives. L’écriture pour moi, ça se passe vraiment à la maison, quand il pleut ou quand je m’ennuie», relate Diane Tell, qui mijote actuellement un album guitare-voix qu’elle devrait sortir au cours de l’année 2013.

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Acadienouvelle

jeudi 26 juillet 2012 / Martin Roy

Douce Diane

BATHURST – L’auteure-compositrice-interprète québécoise Diane Tell était en spectacle mercredi soir, à l’Espace culturel La Bibitte de Bathurst. Elle pousse la chansonnette en toute candeur, se racontant sans pudeur entre les chansons, blaguant avec certains spectateurs – intimité de la salle oblige, probablement. Elle est douce, Diane Tell. Douce comme de la soie que l’on porte rarement sur soi, de grand prix et pourtant vibrant de chaleur. Ses plus grands hits, on les connaît à peu près tous: Giberto, Souvent, longtemps, énormément, Si j’étais un homme, La légende de Jimmy. Elle ne cherche pas à les garder pour la fin, comme pour nous obliger à entendre ses nouvelles chansons moins connues, mais tout aussi savoureuses. Elle les assume au même pied d’égalité que toutes les autres, les revisitant en une rythmique plus jazzée, s’accompagnant à la guitare, souriant, s’intériorisant et sollicitant notre regard pour que l’on goûte à la même extase qu’elle. Ça hoche de la tête dans le public; Si j’étais un homme touche au coeur autant que L’astre qui me veille, ou Qui, qu’elle reprend magnifiquement d’Aznavour. De petites bouchées tendres pleines d’essence. De quoi être conquis et repartir avec en tête la chansonnette d’un heureux été. – MR – Acadie Nouvelle: Martin Roy

14 juillet 2012

MSN – Critique et Interview – Festival de Québec – 12 juillet 2012

Québec le 12 juillet 2012

Par David Nathan – Photo : Martin Leclerc

Vivre dan la nuit

FEQ: notre critique de Diane Tell

Ah Diane Tell… intemporelle Diane Tell. Elle est arrivée en sautillant sur la scène Loto-Québec, vêtue d’une chemise et d’un chapeau rouges. Le pied de son micro a vite dégagé derrière elle, histoire de faire de la place. Les spectateurs étaient peut-être presque tous assis sur leur chaise pliante, mais pas question pour la chanteuse de les imiter.

C’est par la chanson En pointillé qu’elle s’est chauffée la voix. «On n’a pas beaucoup de temps, alors on va beaucoup jouer et peu parler». Et effectivement, elle a enchaîné les chansons sans trop de bla-bla, dans un catalogue de 35 ans de carrière, mais aussi largement dans son dernier album, Rideaux ouverts.

Diane Tell, qui vit en France depuis 30 ans, était donc de retour au Québec et visiblement en grande forme. Autour d’elle, six musiciens de talent dont le très bon Serge Fortin avec lequel elle a fait un duo (J’pense à toi comme je t’aime) et LG Breton, guitariste de son état, mais aussi arrangeur du dernier album. Il fallait bien tous ces musiciens pour retracer plus de trois décennies de chansons aux sonorités si différentes : jazzy (Les cinéma-bars), country (Il m’chatouille les papilles) rock ou bossa-nova comme avec Gilberto, pour laquelle la miss a saisi sa guitare.

Et puis, la nuit est tombée sur le parc de la Francophonie, au bon moment, comme une composante calculée d’une gigantesque mise en scène. Avec la décontraction d’une artiste confirmée, mais la fraîcheur d’une débutante, Diane Tell a donné un spectacle jouissif malgré un public solidement immobile (les chaises pliantes ne favorisant vraiment pas jusqu’à preuve du contraire l’enthousiasme gestuel).

Malgré tout, elle a réussi à garder son énergie. Après avoir interprété deux nouveaux titres, la chanteuse de Val d’Or a fait plaisir à son public en «revenant à une valeur sûre» et en jouant sur fond mauve La Légende de Jimmy. Diane Tell s’est permis de changer les paroles de cette chanson pour en faire «La légende de Québec» sur le dernier couplet.

On a continué la série des classiques avec Faire à nouveau connaissance qui a fait taper les gens dans leurs mains (hourra!) puis l’incontournable Si j’étais un homme. À cette occasion, Diane Tell s’est à nouveau accompagnée à la guitare. Après avoir commencé la chanson, tout le monde s’est rendu compte que quelque chose n’allait pas bien. Serait-ce sa voix qui défaille soudainement? Non, c’est la guitare qui fait des siennes. «Bon, et bien je vais me raccorder, mesdames et messieurs. Au chant: Diane Tell !», plaisante-t-elle en s’accordant. On recommence, et là, tout est parfait. La chanson devient un très joli moment d’émotion, arrangement dépouillé, tout en finesse.

Il y aura eu plein de beaux moments comme celui-là ce soir. Diane Tell est en forme et l’a prouvé pour le plus grand plaisir d’un public enchanté, quoiqu’un peu somnolent.

Set List

En pointillé

Souvent longtemps Énormément

Voyage au paradis

Les Cinéma Bars

Gilberto

J’pense à toi comme je t’aime

Rideaux ouverts

Il m’chatouille les papilles

La légende de Jimmy

Faire à nouveau connaissance

Si j’étais un homme

J’arrive pas j’arrive

Notre entrevue avec Diane Tell

Par Christine Fortier, MSN Divertissement, 3 juillet 2012

On savait que Diane Tell était un monument de la musique francophone à cause de ses nombreux succès, toujours présents dans notre mémoire. On découvre une artiste accessible et curieuse, consciente de sa chance de vivre de sa musique.

Une entrevue avec la chanteuse élevée à Val-d’Or, c’est aussi une leçon sur l’histoire de la musique: elle a connu l’effervescence musicale des années 1970 et 1980; les changements technologiques des années 1990 et la baisse des ventes de disques des dernières années: «À l’époque du Minitel, rigole-t-elle, j’avais monté un site avec Etienne Daho.»

Pour Diane Tell, qui porte les chapeaux d’auteure-compositrice-interprète, réalisatrice et productrice, Internet est devenu un outil de travail incontournable. On n’a qu’à penser à Rideaux ouverts, sorti en 2011. Elle a écrit les chansons du disque avec la complicité de Serge Fortin, qu’elle avait rencontrée en 2010, durant les célébrations du 75e anniversaire de Val-d’Or. Grâce à Internet, ils ont travaillé chacun de leur côté de l’Atlantique, puis elle est venue enregistrer l’album ici.

À la rencontre des autres
Les années passent et Diane Tell reste une artiste pertinente. Son secret? «Je suis curieuse! Un artiste a le droit d’être éclectique, il a besoin de faire un pain qui n’existe pas», croit-elle, en décrivant les différents genres de créateurs: le novateur, en général très pauvre, mais adulé par une poignée de gens; les artistes comme Madonna, qui arrivent au bon moment pour commercialiser ce que proposait le novateur, puis ceux qui offrent tous les sous-produits possibles et imaginables. Pour sa part, elle essaie d’écrire des chansons qu’elle aimerait entendre, en essayant de ne pas faire les choses à moitié. Un bon exemple serait son projet avec le DJ Olaf Hund, qui a remixé la chanson En pointillé (tirée de Rideaux ouverts) et rebaptisée En continu. Ça faisait longtemps que la chanteuse voulait faire une incursion électro: les trois versions d’En continu sont disponibles en format numérique depuis juin.

À ses yeux, la collaboration est une source de créativité importante: «J’ai écrit et composé mes quatre premiers albums. Après, je n’avais plus envie d’aller à la pêche toute seule!» De la même façon, elle n’a jamais attendu qu’on lui propose des projets, et elle ne le regrette pas: «En 35 ans de carrière, on m’a offert du travail deux fois, pour les comédies musicales La Légende de Jimmy et Je m’voyais déjà», déplore-t-elle, même si aujourd’hui, c’est un plus. «Dans le monde actuel de la musique, ce sont les indépendants qui s’en sortent le mieux parce qu’ils n’ont jamais attendu qu’on leur donne du travail. Des présidents de maisons de disques, j’en ai rencontré plusieurs qui ne sont plus là aujourd’hui», remarque la chanteuse consciente de sa chance de vivre de son art.

Elle se réjouit aussi d’avoir racheté ses droits et enregistrements: «Ce n’est pas énorme, mais ça me permet d’investir dans de nouveaux projets», explique-t-elle, en faisant remarquer que la sortie d’un nouvel album fait toujours grimper les ventes de ses classiques. Autre facteur qui pourrait avoir une incidence sur ses ventes: la tournée qu’elle effectue au Québec cet été, qu’elle voit comme une occasion de voir du pays et de rencontrer son public.

Le 12 juillet au Festival d’été de Québec, suivi d’une tournée au Québec. Toutes les dates ici

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19 juin 2012

FrancoFolies de Montréal – Image – La Croix juin 2012

La Croix le 13 juin 2012

A Montréal, des « Francos » sur fond de crise étudiante

La 24e édition des Francofolies se déroule du 7 au 16 juin dans la métropole québécoise, proposant de belles affiches qui mêlent valeurs sûres et découvertes pour une majorité de concerts gratuits et en plein air.

La popularité de ce rendez‑vous – près d’un million de visiteurs à chaque édition – ne se dément pas, malgré un contexte tendu en raison des manifestations étudiantes en centre-ville sévèrement réprimées par la police.

Lire la suite de cet intéressant article sur les FrancoFolies de Montréal, interview avec Laurent Saulnier et tout ! Ici !

 

12 juin 2012

BANG BANG – Diane Tell présente Olaf Hund… FRANCOS DE MONTRÉAL JUIN 2012

Through the eye of Mister Zen

Diane Tell présente Olaf Hund…

Par Toma Iczkovits – 9 juin 2012

C’était au tour de Diane Tell, hier soir, de tenir son propre grand événement sur la scène principale des Francofolies. Qu’on aime ou qu’on n’aime pas le répertoire populaire de la chanteuse qui célèbre ses 35 ans de carrière, on doit admettre qu’elle sait s’entourer des meilleurs artistes émergents.

Au cours des derniers temps, Diane Tell a multiplié les collaborations musicales, prouvant maintes fois sa capacité à se renouveler et à s’adapter aux nouvelles tendances.

Parmi ses collaborations les plus improbables, la chanson « Jamais su » un morceau pop qui mélange délicieusement sa voix douce à la poésie rythmée du rappeur québécois Anodajay. Steve Jolin, de son vrai nom, a été le premier à monter sur scène en tant qu’artiste-invité pour reprendre « Les Cinéma Bars » aux côtés de Diane Tell, avant d’interpréter « Jamais su » .

Andodajay en duo avec Diane Tell

Après Serge Fortin pour la mielleuse chanson « J’pense è toi comme je t’aime » et Marie-Pier Arthur pour le grand hit des années 90 « La légende de Jimmy », c’est Olaf Hund, ce mystérieux DJ parisien de musique post-electronique qui est monté derrière ses platines pour nous livrer un remix explosif de « Faire à nouveau connaissance », une chanson plutôt pop, originalement.

Ce dernier, assez peu connu au Québec, a déjà beaucoup tourné en Europe, cumulant plusieurs disques et projets musicaux pour court-métrages, cirques et défilés de haute couture.

Pour ma part, je l’ai découvert avec la chanson satyrique « Nicolas Police » et j’ai halluciné en entendant l’album instrumental « Kitch Kitch » sorti en 2001, avant de m’intéresser à l’ensemble de son travail. Quelque part entre le classique, le punk et l’électronique, difficile de classer l’artiste anticonformiste.

En novembre 2011, Olaf a lancé « Music Is Dead Opus 1.0 », le premier d’une série de EP, contenant six pièces électroniques complètement disjonctées, dont « We Love electronic » une chanson dont le vidéoclip a pas mal circulé dans les réseaux sociaux au cours des derniers mois.

Cliquez sur l’image pour voir le portefolio de Toma Iczkovits!

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11 juin 2012

PATWHITE.COM – Francofolies: Diane Tell et ses invités – JUIN 2012

Francofolies: Diane Tell et ses invités

Soumis par David-Olivier Gascon le 9 juin, 2012 – Photos : André Caron

Hier, la nuit était belle aux Francofolies. Sur la grande scène de la place des Festivals, Diane Tell a réussi à émouvoir son public avec sa douce voix.

Sa chanson « Si j’étais un homme » a conquis les spectateurs. La foule s’est d’ailleurs faite silencieuse durant ce morceau, écrit en 1982, mais toujours aussi d’actualité. « Il faut dire que les temps ont changé. De nos jours, c’est chacun pour soi », chantait-elle hier soir.

Le dernier passage à Montréal, pour cette grande dame de la chanson française, était l’hiver dernier. Cette fois-ci, le concept différait. Elle était accompagnée de plusieurs artistes, dont Marie-Pierre Arthur. « Qui est une très grande artiste », disait-elle, en la présentant lors de la deuxième moitié du spectacle.

Marie-Pierre Arthur a chanté deux morceaux. « La légende de Jimmy », écrit par Luc Plamondon et « J’arrive pas j’arrive », de Diane Tell.

Les autres invités étaient Anodajay, qui a en autre interprété à sa façon « Les cinémas-bars ». Ainsi que Olaf Hund (d’Allemagne) et Serge Fortin.

En rappel, la foule a eu le plaisir d’entendre « Je sais bien qu’un jour » et « La maison où j’ai grandi ». Cette dernière chanson, Diane Tell l’a composée avec Françoise Hardy lors de leur rencontre à Paris au début des années 1980.

Ce soir aux Francofolies, encore plusieurs spectacles. Des artistes de la relève seront présents, dont Fanny Bloom avec son électropop ou encore Amylie avec sa musique folk.

NDRL : crédits des chansons citées – La légende de Jimmy : Luc Plamondon/Michel Berger – J’arrive pas j’arrive : Stéphane Montanarro/Diane Tell/Maryline Desbioles – La maison où j’ai grandi : Eddy Marnay/Celentano/Betto/Beretta/Delprete / Titre original : Il ragazzo de la via glue

 

10 juin 2012

HUFFINGTON POST – Diane Tell à la quasi belle étoile – FrancoFolies juin 2012

FrancoFolies 2012: Diane Tell à la quasi belle étoile

Huffington Post Québec  |  Par Myriam Lefebvre – Photos : André Caron -Le 9 juin 2012

Diane Tell pourrait chanter les pires écrits du monde, elle réussirait tout de même à émouvoir son public tellement sa voix est lumineuse et apaisante. N’exagérons rien, mais reste que son instrument premier fascine toujours autant, même après 14 albums. De retour dans son pays natal pour les FrancoFolies 2012, Diane Tell offrait ce soir le plus grand spectacle qu’elle n’avait jamais offert en sol québécois. Le ciel était plutôt voilé, mais cela n’a pas empêché Diane Tell d’emporter littéralement ses fans avec elle, sur le bord d‘un feu à des milliers de kilomètres de Montréal. Avec un petit bonnet noir sur la tête, assise par moment sur son tabouret, son air décontracté dévoilait une ambiance réconfortante.

Heureuse et bien entourée

Son bonheur d’être présente au Québec et sa joie de partager la scène avec des artistes qu’elle estime sincèrement étaient visibles. Tout sourire, Diane Tell a reçu sur scène Anodajay pour une version particulière de Les Cinéma Bars et de Jamais Su, suivi de Serge Fortin avec qui elle a partagé quelques balades telles J’pense à toi comme je t’aime.

La grande dame de la chanson française a ensuite invité sur scène Marie-Pierre Arthur, qu’elle considère «comme une très grande artiste déjà». La foule, majoritairement âgée, a eu droit à de formidables moments, les voix des deux chanteuses s’entrelaçaient parfaitement. Le duo féminin a interprété La légende de Jimmy et J’arrive pas j’arrive avec une grande authenticité. Dans l’auditoire, on pouvait apercevoir des femmes d’un certain âge sourire… Ces sourires contemplatifs étaient beaux à voir !

Si j’étais un homme

Tant de gens n’attendaient que cette pièce… Dès les premières notes de Benoit Sarrasin au piano, dès les premiers mots livrés par Diane Tell, la foule s’est fait silencieuse. Les gens n’osaient à peine chanter avec elle, tant ils souhaitaient entendre la pureté de sa voix. Puis, à la fin du morceau, tous et toutes se sont joints à elle pour prononcer les dernières paroles… «Je serais romantique» !

en duo avec Serge Fortin

Des airs de jeunesse

Si Diane Tell est considérée comme une incontournable de la chanson française, une chose est certaine, elle n’y perd pas non plus l’envie de se renouveler. Elle a présenté vers la fin de sa prestation Faire à nouveau connaissance et En continu, toutes deux revisitées par le DJ franco-allemand Olaf Hund. Des simples épaules qui se balançaient, on est alors passé à de plus grands déhanchements, preuve que ces arrangements musicaux apportaient une jolie touche de fraîcheur à sa musique.

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09 juin 2012

LE JOURNAL DE MONTREAL – FRANCOFOLIES – UN VENT DE JEUNESSE JUIN 2012

FrancoFolies

Diane Tell : un vent de jeunesse

Véronique Lauzon – Photos : André Caron – Publié le: vendredi 08 juin 2012

Vendredi soir à la grande scène extérieure des FrancoFolies, Diane Tell a prouvé que malgré les années qui passent, elle sait se renouveler et rester actuelle.

C’est avec la chanson très entrainante En pointillé que Diane Tell a ouvert son spectacle. Tout en voix, la chanteuse d’une cinquantaine d’années avait une énergie de jeune chanteuse. Vêtue d’une veste à capuchon vert, d’une paire de jeans, d’un bonnet noir et chaussé d’espadrilles, la grande dame de la chanson française avait des allures d’étudiante.

Elle a enchainé avec une autre chanson up tempo, Je suis en amour. Devant une foule considérable, l’artiste ne cachait pas son plaisir d’être sur scène. Et puis, la chanteuse, qui vit en Europe depuis de nombreuses années, a chanté un autre de ses succès, Gilberto. Le temps de cette ballade, elle a pris sa guitare pour s’accompagner.

Le vice-président des FrancoFolies, Laurent Saulnier, a travaillé de très près à la conception de ce spectacle unique. Il lui a suggéré de s’entourer de bons amis. C’est ce qu’elle a fait. Le premier invité fut Anodajay. Un duo improbable, mais particulièrement intéressant. Ensemble, ils ont interprété Le cinémas-bars et Jamais su. Un beau moment où les spectateurs ont pu chanter et danser sur ses deux succès de Diane Tell.

Son complice depuis plus de deux ans, Serge Fortin était aussi l’un de ses invités. C’est d’ailleurs lui qui a réalisé le dernier album de Diane Tell, Rideaux ouverts. Quelques ballades ont alors été interprétées. Les six musiciens qui les accompagnaient ont créé une envoutante ambiance.

en duo avec Marie-Pierre Arthur

Un peu plus tard, Diane Tell a dit de sa troisième invitée qu’elle était « une très grande artiste ». Marie Pierre Arthur, qui avait déjà partagé la même scène que Diane Tell il y a quelques années, est venue chanter deux chansons. D’abord, la célèbre chanson de Luc Plamondon, La légende de Jimmy. Une belle version folk et sensuelle où la complicité entre les deux artistes était évidente. Elles ont poursuivi avec J’arrive pas, j’arrive : le mélange des deux voix et les arrangements musicaux étaient ici particulièrement réussis.

Un des moments bien attendus (et très applaudi) est la magnifique chanson, Si j’étais un homme. Encore une fois, Diane Tell s’est accompagnée à la guitare.

Son dernier invité, un deejay et artiste électro, Olaf Hund a fait une version bien éclatée de Faire à nouveau connaissance. Diane Tell semblait aux anges. Clairement, elle aime ces duos improbables qui donnent un vent de fraicheur à ses chansons. Et puis, à la sauce électro, de nouveau En pointillé, la chanson qui a ouvert le spectacle.

Un petit clin d’œil aux manifestations

À part un ou deux carrés rouges épinglés à des artistes sur scène, il n’a pas été question des manifestations étudiantes dans ce spectacle. Diane Tell, qui a très peu parlé entre ses chansons, n’en a pas fait mention. Sauf qu’au rappel, pour la dernière chanson, tous les invités et les musiciens de l’auteure-compositrice-interprète étaient sur scène avec elle. Ils ont alors chanté La maison où j’ai grandi de Françoise Hardy. Casseroles à la main, ils ont fait un beau petit clin d’œil à l’actualité.

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