Archive pour juillet 2012

29 juillet 2012

La petite vallée – Les jeunes chanteurs du Camps Chanson m’offrent un medley de mes chansons !!

La petite vallée en Gaspésie est un village entièrement dédié à la chanson. Nous y sommes passé dans le cadre de la tournée du ROSEQ. Quel endroit extraordinaire bien tenu par Allan Coté depuis 30 ans ! En plus du Théâtre de la Vieille Forge où nous avons joué, une école estivale reçoit chaque semaine plus d’une vingtaine de jeunes pour un stage tout en chanson. Nelson Minville, « meneur de revue », a mis au programme une partie de mon répertoire. Les artistes en herbe sur mer ont chanté avec moi durant le concert et le lendemain, ils m’ont interprété un merveilleux medley de mes chansons que j’ai pu filmé !!!!

Cette église n’est pas à La petite vallée mais sur la route !!! s’il en manque un petit bout c’est que j’ai cadré sans fil et sans automobile !!!!

Allez sur le site de La Petite Vallée ici.

Toutes les dates de notre tournée du ROSEQ ici.

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27 juillet 2012

Acadie Nouvelle – Juillet 2012 Interview et Critique (Bathurst-N.B.)

Diane Tell continue de répandre sa musique à la grandeur de la planète. – Gracieuseté: P. Davisseau

ENTREVUE

Samedi 21 juillet 2012

Martin Roy

Diane Tell demeure humble après 35 ans de métier

Diane Tell est sereine. Après 35 ans de métier, elle continue de déposer ses mots et sa musique dans un univers aujourd’hui parsemé de défis: elle tourne moins à la radio et, comme tous ses autres collègues, elle fait face à la chute des ventes de disques.

Elle en est consciente, mais elle ne s’en fait pas, confie-t-elle en entrevue téléphonique, car le feu de la création l’anime toujours et elle réussit, malgré tout, à épancher sa soif de se dire à travers ses chansons et à glaner de nouveaux publics qui retrouvent une Diane Tell à la page tant dans sa création que dans les moyens de la diffuser.

Diane Tell a connu un succès monstre à la fin des années 1970 et dans les années 1980 et 1990 avec des titres comme Gilberto, Si j’étais un homme ou La légende de Jimmy. À travers les années, son public a changé, tout comme elle. Certains fans du début l’ont quittée pour embrasser de nouvelles idoles, certains autres lui réclament toujours ses tubes qui ont fait la pluie et le beau temps sur les palmarès.

Mais Diane Tell affirme avec aplomb ne garder aucune nostalgie de ces années où elle vivait une carrière rugissante en Amérique du Nord et en Europe. Pas plus qu’elle ne se lasse de refaire Si j’étais un homme ou La légende de Jimmy en spectacle. Au contraire, elle refuse de lutter contre le phénomène. Néanmoins, elle revendique encore sa place dans la stratosphère artistique des créateurs actuels en proposant des textes toujours empreints d’amour, de romantisme et de sensualité auxquels elle donne vie avec sa magnifique voix mi-velours, mi-cristal qui ne se déforme pas. Elle fait trotter ses chansons sur des notes pop-rock auxquelles se mêlent quelques riffs de folk et même de country, comme son plus récent album, Rideaux ouverts, son 14e titre en carrière, sorti en novembre 2011.

«Il y a deux façons de durer dans mon métier. La première, c’est de remixer (rechanter toujours) les mêmes chansons avec lesquelles on a connu un grand succès. Moi j’ai choisi l’autre façon, la plus difficile, celle de continuer d’écrire, de créer. Je dirais que j’ai plutôt une forme d’allergie à recycler les choses. Et quand créer répond à un besoin vital, il ne faut pas s’en priver», exprime Diane Tell avec une voix doucereuse.

L’auteure-compositriceinterprète québécoise, qui demeure depuis de nombreuses années en France, est en tournée en solo ces jours-ci avec le Réseau des organisateurs de spectacles de l’Est du Québec (ROSEQ). Elle s’arrêtera d’ailleurs mercredi, à 20 h, à l’Espace culturel La Bibitte de Bathurst, pour un spectacle dans lequel elle offre un florilège de ses classiques mêlés à ses plus récentes chansons.

«J’avais fait une tournée en 2005 (dans la foulée de la sortie de son disque Popeline), mais je n’allais pas dans les régions lointaines. Présentement, je fais de très belles petites salles qui me permettent de rencontrer un nouveau public. Les gens viennent et découvrent tout mon répertoire, version guitare-voix. Une fois qu’ils ont entendu les titres les plus connus, les gens découvrent mon nouveau travail. C’est très bien comme ça», affirme Diane Tell en toute simplicité.

En plus de persister dans la création, Diane Tell prend de plus en plus plaisir à manipuler la technologie. Elle nourrit de manière assidue son site Internet (dianetell.com) et se passionne pour la photographie depuis plusieurs années. Elle commence également à manipuler la vidéo afin de mettre ses chansons en images. Elle possède d’ailleurs son propre canal sur YouTube.

«Aujourd’hui, les gens n’écoutent plus la musique; ils la regardent. D’ici la fin de l’année, tout mon album Rideaux ouverts devrait être mis en images. J’espère qu’au moins une ou deux chansons vont passer à l’as grâce à ça. Bien sûr, on ne peut pas forcer le monde à s’intéresser à ce que l’on fait, mais je sens quand même un intérêt depuis que j’utilise la technologie. La communication par le biais d’Internet permet d’être accessible à un plus grand nombre et c’est très pratique à cet égard», souligne Diane Tell.

Du reste, Diane Tell s’occupe de sa boîte de production et globetrotte, comme elle a l’habitude de faire depuis longtemps. Elle fait régulièrement des sauts de Biarritz, où elle a élu domicile, à Montréal et se permet au moins un grand voyage par année. Elle a entre autres visité la Birmanie, le Chili, l’Argentine, l’Île de Pâques et l’Inde et participé à quelques missions humanitaires en Afrique au cours des dernières années. Elle est également une pilote d’avion monomoteur aguerrie.

«Les voyages m’ont beaucoup inspirée pour la photo. Par contre, mes chansons ne sont pas tellement “cartes postales“; elles sont plus introspectives. L’écriture pour moi, ça se passe vraiment à la maison, quand il pleut ou quand je m’ennuie», relate Diane Tell, qui mijote actuellement un album guitare-voix qu’elle devrait sortir au cours de l’année 2013.

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Acadienouvelle

jeudi 26 juillet 2012 / Martin Roy

Douce Diane

BATHURST – L’auteure-compositrice-interprète québécoise Diane Tell était en spectacle mercredi soir, à l’Espace culturel La Bibitte de Bathurst. Elle pousse la chansonnette en toute candeur, se racontant sans pudeur entre les chansons, blaguant avec certains spectateurs – intimité de la salle oblige, probablement. Elle est douce, Diane Tell. Douce comme de la soie que l’on porte rarement sur soi, de grand prix et pourtant vibrant de chaleur. Ses plus grands hits, on les connaît à peu près tous: Giberto, Souvent, longtemps, énormément, Si j’étais un homme, La légende de Jimmy. Elle ne cherche pas à les garder pour la fin, comme pour nous obliger à entendre ses nouvelles chansons moins connues, mais tout aussi savoureuses. Elle les assume au même pied d’égalité que toutes les autres, les revisitant en une rythmique plus jazzée, s’accompagnant à la guitare, souriant, s’intériorisant et sollicitant notre regard pour que l’on goûte à la même extase qu’elle. Ça hoche de la tête dans le public; Si j’étais un homme touche au coeur autant que L’astre qui me veille, ou Qui, qu’elle reprend magnifiquement d’Aznavour. De petites bouchées tendres pleines d’essence. De quoi être conquis et repartir avec en tête la chansonnette d’un heureux été. – MR – Acadie Nouvelle: Martin Roy

14 juillet 2012

MSN – Critique et Interview – Festival de Québec – 12 juillet 2012

Québec le 12 juillet 2012

Par David Nathan – Photo : Martin Leclerc

Vivre dan la nuit

FEQ: notre critique de Diane Tell

Ah Diane Tell… intemporelle Diane Tell. Elle est arrivée en sautillant sur la scène Loto-Québec, vêtue d’une chemise et d’un chapeau rouges. Le pied de son micro a vite dégagé derrière elle, histoire de faire de la place. Les spectateurs étaient peut-être presque tous assis sur leur chaise pliante, mais pas question pour la chanteuse de les imiter.

C’est par la chanson En pointillé qu’elle s’est chauffée la voix. «On n’a pas beaucoup de temps, alors on va beaucoup jouer et peu parler». Et effectivement, elle a enchaîné les chansons sans trop de bla-bla, dans un catalogue de 35 ans de carrière, mais aussi largement dans son dernier album, Rideaux ouverts.

Diane Tell, qui vit en France depuis 30 ans, était donc de retour au Québec et visiblement en grande forme. Autour d’elle, six musiciens de talent dont le très bon Serge Fortin avec lequel elle a fait un duo (J’pense à toi comme je t’aime) et LG Breton, guitariste de son état, mais aussi arrangeur du dernier album. Il fallait bien tous ces musiciens pour retracer plus de trois décennies de chansons aux sonorités si différentes : jazzy (Les cinéma-bars), country (Il m’chatouille les papilles) rock ou bossa-nova comme avec Gilberto, pour laquelle la miss a saisi sa guitare.

Et puis, la nuit est tombée sur le parc de la Francophonie, au bon moment, comme une composante calculée d’une gigantesque mise en scène. Avec la décontraction d’une artiste confirmée, mais la fraîcheur d’une débutante, Diane Tell a donné un spectacle jouissif malgré un public solidement immobile (les chaises pliantes ne favorisant vraiment pas jusqu’à preuve du contraire l’enthousiasme gestuel).

Malgré tout, elle a réussi à garder son énergie. Après avoir interprété deux nouveaux titres, la chanteuse de Val d’Or a fait plaisir à son public en «revenant à une valeur sûre» et en jouant sur fond mauve La Légende de Jimmy. Diane Tell s’est permis de changer les paroles de cette chanson pour en faire «La légende de Québec» sur le dernier couplet.

On a continué la série des classiques avec Faire à nouveau connaissance qui a fait taper les gens dans leurs mains (hourra!) puis l’incontournable Si j’étais un homme. À cette occasion, Diane Tell s’est à nouveau accompagnée à la guitare. Après avoir commencé la chanson, tout le monde s’est rendu compte que quelque chose n’allait pas bien. Serait-ce sa voix qui défaille soudainement? Non, c’est la guitare qui fait des siennes. «Bon, et bien je vais me raccorder, mesdames et messieurs. Au chant: Diane Tell !», plaisante-t-elle en s’accordant. On recommence, et là, tout est parfait. La chanson devient un très joli moment d’émotion, arrangement dépouillé, tout en finesse.

Il y aura eu plein de beaux moments comme celui-là ce soir. Diane Tell est en forme et l’a prouvé pour le plus grand plaisir d’un public enchanté, quoiqu’un peu somnolent.

Set List

En pointillé

Souvent longtemps Énormément

Voyage au paradis

Les Cinéma Bars

Gilberto

J’pense à toi comme je t’aime

Rideaux ouverts

Il m’chatouille les papilles

La légende de Jimmy

Faire à nouveau connaissance

Si j’étais un homme

J’arrive pas j’arrive

Notre entrevue avec Diane Tell

Par Christine Fortier, MSN Divertissement, 3 juillet 2012

On savait que Diane Tell était un monument de la musique francophone à cause de ses nombreux succès, toujours présents dans notre mémoire. On découvre une artiste accessible et curieuse, consciente de sa chance de vivre de sa musique.

Une entrevue avec la chanteuse élevée à Val-d’Or, c’est aussi une leçon sur l’histoire de la musique: elle a connu l’effervescence musicale des années 1970 et 1980; les changements technologiques des années 1990 et la baisse des ventes de disques des dernières années: «À l’époque du Minitel, rigole-t-elle, j’avais monté un site avec Etienne Daho.»

Pour Diane Tell, qui porte les chapeaux d’auteure-compositrice-interprète, réalisatrice et productrice, Internet est devenu un outil de travail incontournable. On n’a qu’à penser à Rideaux ouverts, sorti en 2011. Elle a écrit les chansons du disque avec la complicité de Serge Fortin, qu’elle avait rencontrée en 2010, durant les célébrations du 75e anniversaire de Val-d’Or. Grâce à Internet, ils ont travaillé chacun de leur côté de l’Atlantique, puis elle est venue enregistrer l’album ici.

À la rencontre des autres
Les années passent et Diane Tell reste une artiste pertinente. Son secret? «Je suis curieuse! Un artiste a le droit d’être éclectique, il a besoin de faire un pain qui n’existe pas», croit-elle, en décrivant les différents genres de créateurs: le novateur, en général très pauvre, mais adulé par une poignée de gens; les artistes comme Madonna, qui arrivent au bon moment pour commercialiser ce que proposait le novateur, puis ceux qui offrent tous les sous-produits possibles et imaginables. Pour sa part, elle essaie d’écrire des chansons qu’elle aimerait entendre, en essayant de ne pas faire les choses à moitié. Un bon exemple serait son projet avec le DJ Olaf Hund, qui a remixé la chanson En pointillé (tirée de Rideaux ouverts) et rebaptisée En continu. Ça faisait longtemps que la chanteuse voulait faire une incursion électro: les trois versions d’En continu sont disponibles en format numérique depuis juin.

À ses yeux, la collaboration est une source de créativité importante: «J’ai écrit et composé mes quatre premiers albums. Après, je n’avais plus envie d’aller à la pêche toute seule!» De la même façon, elle n’a jamais attendu qu’on lui propose des projets, et elle ne le regrette pas: «En 35 ans de carrière, on m’a offert du travail deux fois, pour les comédies musicales La Légende de Jimmy et Je m’voyais déjà», déplore-t-elle, même si aujourd’hui, c’est un plus. «Dans le monde actuel de la musique, ce sont les indépendants qui s’en sortent le mieux parce qu’ils n’ont jamais attendu qu’on leur donne du travail. Des présidents de maisons de disques, j’en ai rencontré plusieurs qui ne sont plus là aujourd’hui», remarque la chanteuse consciente de sa chance de vivre de son art.

Elle se réjouit aussi d’avoir racheté ses droits et enregistrements: «Ce n’est pas énorme, mais ça me permet d’investir dans de nouveaux projets», explique-t-elle, en faisant remarquer que la sortie d’un nouvel album fait toujours grimper les ventes de ses classiques. Autre facteur qui pourrait avoir une incidence sur ses ventes: la tournée qu’elle effectue au Québec cet été, qu’elle voit comme une occasion de voir du pays et de rencontrer son public.

Le 12 juillet au Festival d’été de Québec, suivi d’une tournée au Québec. Toutes les dates ici

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