Archive pour juillet 2009

31 juillet 2009

Edith Boursin : jeune pousse de talent

J’ai passé une partie de mon après-midi à l’agence Vue Intégral Paris pour suivre l’évolution de l’Artwork de mon album en cours de réalisation. J’allais partir quand on me présenta une jeune femme travaillant sur un projet… « Tiens mais c’est moi ! C’est mon album ! ». J’étais toute excitée de découvrir son projet. Toute jeune artiste, elle réalise un stage de formation à l’agence auprès d’Armel et de Guillaume et le sujet choisi pour elle fut mon album ! J’en étais toute fière.

Son travail : réaliser les images d’une pochette tel que le ferait un illustrateur professionnel. Elle a créé ces superbes illustrations d’après les photos de Rancinan destinées à l’album.

Elle a créé des typos personnelles et l’ensemble des éléments d’un livret. Intéressant comme travail non ?

Si j’étais jury, je lui donnerais une très bonne note avec mention bravo ! Vous pouvez découvrir quelques échantillons du travail de cette artiste sur son site : http://edithboursin.blogspot.com . A voir et à suivre !

16 juillet 2009

Diane Tell’s Original Classics ! Sortie prévue : Sept 2009

Voici un document qui deviendra une archive… le B.A.T. du coffret « Diane Tell Original Album Classics 5 CD ». Toute la musique est évidemment remasterisée, les morceaux mis dans l’ordre original et les pochettes scannées recto/verso ! J’ai corrigé de petites erreurs c ‘est donc un collector !

Très bonne collaboration avec Sony Music et le responsable de la collection Romain Pizon.

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12 juillet 2009

Colorblind-Expo Photo Diane Tell-(Miles Davis)

Diaporama de l’Exposition Colorblind cliquez ici : colorblind_gd

COLORBLIND

Deux inséparables compagnons sont de tous mes voyages. Une guitare et un appareil photo. J’ai chanté partout où mon regard s’est posé, pris des photos dans tous les lieux où ma voix m’a portée. En Inde, dans le Kerala, au lever du jour, glissant au ralenti jusqu’au cœur du labyrinthe des Backwaters. En Afrique, sous des millions d’étoiles entourée de musiciens improvisant sur les musiques de la femme blanche. Sur les hauts plateaux de Bolivie essoufflée manquant d’oxygène éblouie par l’éclat de la lumière. D’autres mondes  à peine effleurés et qui nous pénètrent à vie. Mes photos deviennent les îlots d’une mémoire où je peux toujours revenir, me souvenir, me réjouir. J’offre mes airs contre quelques clichés. Ces prises, je les archive, les expose, les transforme ou non. Parfois beaucoup plus tard je reprend la pose. La photo de Miles Davis par exemple. Prise dans les années 70 à Montréal, j’ai réalisé son « pixou » 25 ans plus tard.

La réalité propose, le regard dispose. L’instrument de photographie capture une image, la technique la transforme. Ainsi va la création de chacune de mes images. Pas de démarche personnelle particulière, le désir me prend et me guide dans une aventure photographique qui dure depuis l’adolescence. C’est tout simple et assez fort. J’aime les nouvelles technologies mais n’ai jamais abandonné l’argentique. Dans les années 90, le travail du photographe Peter Beard en Afrique m’a beaucoup inspirée. Ses photographies de rhinocéros, de lions, d’éléphants et autres scènes de la savane en noir & blanc sur lesquelles il dessine, colle, superpose, re-cadre, colore à l’infini,  je suis sous le charme du photographe, de son histoire et de son travail. En 1996 mon premier grand voyage africain en petit avion me permit de renouer passionnément avec la photographie. J’ai réalisé beaucoup de photos avec un Leica mais notre avion fut cambriolé quelques jours avant notre retour en France et tous les films exposés ou non ont disparus. J’avais également emporté un des tous premiers appareils numériques Fuji. De ce merveilleux voyage, m’est resté le contenu de quelques cartes mémoires et un film. De ces images, j’ai réalisé mes premiers pixous (images retravaillées à la palette graphique…). Pour combler le manque de matière. La qualité des fichiers numériques réalisés avec ces petits appareils n’était pas très bonne en 96, les redessiner en haute définition à la manière de P. Beard allait peut-être produire quelque chose d’intéressant. Voilà comment et pourquoi sont nés mes premiers « pixous ».

Je n’ai pas de plan ou d’idée préconçue de la photo que je veux faire. Au moment de la prise, j’attache beaucoup d’importance à la lumière et au cadre. Pour le reste, c’est à dire le sujet, je me laisse séduire par ce qui m’entoure. D’une image en noir et blanc je fabrique une autre image en couleur tout aussi imparfaite ou irréelle que l’originale. A la recherche de l’imperfection je trouve mon idéal : équilibre ou déséquilibre entre réalité regard et technique.

La photographie en noir et blanc est par nature colorblind (daltonienne), elle ne permet pas de distinguer les couleurs. Sur ces images, la couleur aveugle (to blind), artificielle éclatante, elle éblouit.

photos : Diane Tell / photorama : Jérôme Deluze

Exposition Colorblind à La Tuilerie du Bazalac | Chambres d’hôtes B&B | 7 bis route des Corbières | 11800 Trèbes | http://www.latuileriedubazalac.com – Jusqu’en septembre.